Un yakuza tatoué court pour aider son camarade, qui se bat contre la police. Suzuki Kinsen, Artelino.com, Ukiyo-e.org, Domaine Public, Wikimedia Commons,

Criminalité organisée et chose militaire : comparer l’engagement entre les soldats français et les yakuza

« Les guerres, ce sont des gens qui ne se connaissent pas et qui s’entre-tuent parce que d’autres gens qui se connaissent bien ne parviennent pas à se mettre d’accord »[1]. Si cette citation de l’auteur Paul Valéry s’applique sans mal au fait guerrier, elle peut également rappeler les normes qui semblent régir la criminalité organisée et, plus particulièrement, les mafias. Sur le plan sémantique, on distingue … Continuer de lire Criminalité organisée et chose militaire : comparer l’engagement entre les soldats français et les yakuza

L’armée du pape

Aujourd’hui symbolisée par la pittoresque Garde suisse, l’armée du pape n’a pas toujours été que symbolique : pendant des siècles, on dut composer avec sa puissance en Italie. Dès 1049, le pape Léon IX prend la décision de doter l’État pontifical d’une force armée capable de défendre Rome et ses cités vassales comme Urbino, Ancône, Spoleto, Perugia d’agressions extérieures et de réprimer les éventuels soulèvements … Continuer de lire L’armée du pape

Représentation iconographique de la bataille de Wissembourg

La bataille de Wissembourg

Du 26 au 29 décembre 1793, se déroule la bataille de Wissembourg, qui oppose les armées de la Première Coalition à un général français dont la figure émerge lors des guerres de Révolution : Lazare Hoche. Le jeune homme, qui accomplit une très belle ascension hiérarchique durant les années 1792 et 1793, n’a que 25 ans lorsqu’il se retrouve à la tête des armées françaises … Continuer de lire La bataille de Wissembourg

La chair et le sang – La violence sexuelle dans les conflits du XVIIe siècle [2/2] Viol et raison militaire

En 1622, les armées de Louis XIII assiègent la place forte de Montpellier, où Henri II de Rohan commande les révoltés huguenots, sujets protestants du royaume de France. Alors que plus d’un an a passé depuis le début de la rébellion, le roi réunit son conseil et demande à Claude de Bullion, avocat au parlement de Paris allé à la rencontre des assiégés, son « opinion »[1] sur la suite des événements. Continuer de lire La chair et le sang – La violence sexuelle dans les conflits du XVIIe siècle [2/2] Viol et raison militaire

Hans Ulrich Franck, Zwei Landsknechte überfallen ein Dorf, 1643, dans Momente, n°1, 2018, p. 22

La chair et le sang – La violence sexuelle dans les conflits du XVIIe siècle [1/2] Maux et mots du viol

En ouvrant l’édition de 1727 du Dictionnaire universel d’Antoine Furetière à la page où se trouvent les mots « viol » et « violer », le lecteur attentif notera le choix des exemples donnés par l’auteur : VIOL (subst. masc.) : Violence, attentat à la pudeur d’une femme. Le viol est un crime capital. Il a été pendu pour viol. Le viol fut deffendu aux … Continuer de lire La chair et le sang – La violence sexuelle dans les conflits du XVIIe siècle [1/2] Maux et mots du viol

VERNET Horace, La Bataille du Pont d'Arcole

La bataille du pont d’Arcole

La bataille du pont d’Arcole qui a lieu du 15 au 17 novembre 1797 se déroule lors de la première campagne d’Italie (2 avril 1796 au 10 décembre 1797) menée par Napoléon Bonaparte lui-même. Depuis le début de l’été, une garnison autrichienne était assiégée à Mantoue. Située à 45 km à vol d’oiseau, la ville de Vérone prenait alors un intérêt stratégique pour les Autrichiens … Continuer de lire La bataille du pont d’Arcole

épée

Quand l’épée-arme devient épée-symbole

L’imagination de l’homme est sans limite lorsqu’il s’agit d’inventer de nouveaux outils lui permettant de tuer plus efficacement ses proies à la chasse ou ses ennemis à la guerre. En témoigne l’incroyable variété des types d’armes, et l’extrême difficulté à les classifier. Les nombreuses études sur les armes se concentrent sur un type d’armes (armes à feu, armes blanches, armes nucléaires…), ou sur une période … Continuer de lire Quand l’épée-arme devient épée-symbole

Couverture de ANCEAU Éric, Ils ont fait et défait le Second Empire

Ils ont fait et défait le Second Empire – ANCEAU Éric

Parmi les vingt-cinq personnalités retenues par l’auteur, cinq ont trait à l’histoire militaire. Abd el-Kader, émir de Mascara (1808-1883), descendant du Prophète, exceptionnellement doué, était docteur de la loi coranique à douze ans. À 24 ans, il a organisé les « bases d’un proto-État centré sur l’Oranais » et Bugeaud l’a qualifié d’« homme de génie ». Après sa reddition au duc d’Aumale en 1847, il a été, contrairement aux assurances données, emprisonné à Toulon. Voyant dans la chute de Louis-Philippe et l’avènement de la Deuxième République un châtiment divin, il est transféré à Pau, puis à Amboise. Continuer de lire Ils ont fait et défait le Second Empire – ANCEAU Éric

COPPENS Bernard Napoleon-a-Waterloo-Une-histoire-de-mensonges

Napoléon à Waterloo, une histoire de mensonges – Bernard COPPENS

Auteur de L’aveuglement de Napoléon. Russie 1812 (2012), B. COPPENS nous livre ici une vision iconoclaste de la célèbre bataille. Il démontre que Napoléon, qui n’avait plus, depuis son retour de Moscou, la prodigieuse énergie et la résistance à la fatigue dont il avait jusque-là bénéficié avait une vue inexacte de la topographie du champ de bataille et des positions réelles des Anglo-Prussiens. Il a, dans ses trois récits ultérieurs des combats de cette funeste journée, fait porter la responsabilité de l’échec final à Ney et à Grouchy. Continuer de lire Napoléon à Waterloo, une histoire de mensonges – Bernard COPPENS

Marengo-ou-l-etrange-victoire-de-Bonaparte

Marengo ou l’étrange victoire de Bonaparte – TULARD Jean

Défaite transformée en victoire, Marengo occupe une place originale parmi les batailles livrées par Bonaparte. Ignorant les mouvements de l’Autrichien Melas, il a fait avancer le 14 juin 1800 sans précaution les 17 000 hommes de Lannes et Victor. Attaqués par 38 000 Impériaux, enfoncés les Français sont en pleine retraite en début d’après-midi. Arrivé vers onze heures, le Premier Consul stoppe le repli et Desaix, à la tête de la division Boudet, appuyé par la cavalerie de Kellermann et l’artillerie de Marmont, culbute l’ennemi qui laisse plus de 9 000 hommes sur le terrain contre 6 000 Français. Continuer de lire Marengo ou l’étrange victoire de Bonaparte – TULARD Jean