Complot a l'Italienne

Complot à l’italienne : la destitution de Mussolini – SANGUEDOLCE Alexandre

Cette tragédie en cinq actes – un heureux choix de l’auteur – relate les événements survenus à Rome le samedi 24 juillet et le dimanche 25 juillet 1943. Le débarquement allié en Sicile (10 juillet) et le bombardement de Rome par l’US Air Force (19 juillet) ont donné des ailes à ceux qui veulent escamoter le fascisme pour sauver l’Italie et le trône de Victor-Emmanuel III : Grandi, Bottai, le maréchal De Bono, Ciano, gendre du Duce… Continuer de lire Complot à l’italienne : la destitution de Mussolini – SANGUEDOLCE Alexandre

Le baroud d'honneur du 44th le 13 janvier à Gandamak

Gandamak, 1842 ou l’un des plus grandes désastres de l’Empire britannique

Nous sommes le 14 janvier 1842, au fortin de Jalalabad, confluent des fleuves Kaboul et Kunar, frontière entre l’Empire des Indes britannique et le royaume d’Afghanistan. Journal du capitaine anglais Blackhouse : « Hier, environ vers 13 h, Brydon, un assistant chirurgien […] nous a rejoint (sur un cheval qui aurait difficilement pu faire un mètre de plus) blessé et marqué de coups des pieds … Continuer de lire Gandamak, 1842 ou l’un des plus grandes désastres de l’Empire britannique

Le massacre de Wassy en 1562 par Hogenberg

Le massacre de Wassy le 1er mars 1562

Au milieu du XVIe siècle, la monarchie française se heurtait à de nombreux problèmes. La fin de la guerre avec les Habsbourg avait sapé la position idéologique et sociale de la noblesse, la disette de 1556-1557 et la forte hausse des prix qui l’avait accompagnée rendirent difficile la situation des Français et la disparition précoce du roi Henri II en 1559, puis de son fils … Continuer de lire Le massacre de Wassy le 1er mars 1562

Les-epurations-de-l'Armee-francaise

Les épurations de l’armée française, 1940-1966 – BOURACHOT André & ORTHOLAN Henri

Les vicissitudes politiques de la France – une quinzaine de constitutions et de gouvernements provisoires de 1791 à 1958 – se sont traduites par des épurations successives de l’armée. La Convention jacobine a fait guillotiner des généraux suspects de royalisme ou de tiédeur sur le champ de bataille, et la Terreur blanche de 1815-1816 a coûté la vie à deux maréchaux – Ney, fusillé, et Brune, assassiné – ainsi qu’aux généraux La Bédoyère, Chartran, César et Constantin Faucher, Mouton-Duvernet, tous fusillés, et Ramel, assassiné. Le général André Zeller a fait revivre cette période (1814-1823) dans Soldats perdus (1977). Continuer de lire Les épurations de l’armée française, 1940-1966 – BOURACHOT André & ORTHOLAN Henri

Représentation iconographique de la bataille de Wissembourg

La bataille de Wissembourg

Du 26 au 29 décembre 1793, se déroule la bataille de Wissembourg, qui oppose les armées de la Première Coalition à un général français dont la figure émerge lors des guerres de Révolution : Lazare Hoche. Le jeune homme, qui accomplit une très belle ascension hiérarchique durant les années 1792 et 1793, n’a que 25 ans lorsqu’il se retrouve à la tête des armées françaises … Continuer de lire La bataille de Wissembourg

Article dans Le Monde sur le groupe Regards de la jeune génération sur les mémoires franco-algériennes par le journaliste Mustapha Kessous

La jeunesse au regard des mémoires franco-algériennes

Selon une enquête Ifop d’octobre 2020, « 39% des jeunes Français âgés de 18 à 25 ans déclarent avoir au moins un membre de leur famille affecté par la colonisation ou la guerre d’Algérie »[1]. Cette année 2022, une programmation culturelle intéressante s’est déployée en France autour du soixantenaire de l’indépendance de l’Algérie. Tandis que l’Institut du monde arabe à Paris ou le Mucem (Musée des … Continuer de lire La jeunesse au regard des mémoires franco-algériennes

Von Rundstedt le maréchal oublié

Von Rundstedtle maréchal oublié – Laurent SCHANG

Cette biographie d’un des maréchaux les moins connus de la Wehrmacht, même si chacun a entendu ou lu au moins une fois son nom lorsqu’il a étudié peu ou prou la Seconde Guerre mondiale, fut une gageure, et on peut avouer que le pari a été globalement très bien tenu. Le maréchal le plus ancien de la Wehrmacht, déjà 65 ans au début de la guerre, fut en fait le prototype et le symbole exemplaire de l’officier d’ancien régime au service du nouveau régime nazi. Continuer de lire Von Rundstedtle maréchal oublié – Laurent SCHANG

Ivan Vladimirov, "Dans les sous-sols de la Tchéka", 1919

La Tchéka

C’est en 1917, un 20 décembre (7 selon le calendrier julien) pour être plus exact, que naquit en Russie soviétique la « Commission extraordinaire panrusse pour la répression de la contre-révolution et du sabotage », plus communément désignée sous le nom de Tchéka. Comme son nom l’indique, elle consistait en une organisation chargée de mener les opérations contre les adversaires du nouveau pouvoir en place. … Continuer de lire La Tchéka

La chair et le sang – La violence sexuelle dans les conflits du XVIIe siècle [2/2] Viol et raison militaire

En 1622, les armées de Louis XIII assiègent la place forte de Montpellier, où Henri II de Rohan commande les révoltés huguenots, sujets protestants du royaume de France. Alors que plus d’un an a passé depuis le début de la rébellion, le roi réunit son conseil et demande à Claude de Bullion, avocat au parlement de Paris allé à la rencontre des assiégés, son « opinion »[1] sur la suite des événements. Continuer de lire La chair et le sang – La violence sexuelle dans les conflits du XVIIe siècle [2/2] Viol et raison militaire

Le guide du Paris occupé

Le guide du Paris occupé – Jean-Baptiste ORDAS

Comment dire le choc ressenti en ouvrant ce guide d’un temps révolu, et souvent occulté par les nouvelles générations ? Il m’a renvoyé à celui ressenti lors de l’exposition en 2008 des photos en couleurs d’André Zucca sur les Parisiens sous l’Occupation. Zucca, un « Doisneau » compromis par ses reportages dans Signal, avait admirablement perçu la résilience du peuple de la capitale, dans toute sa diversité, face à l’omniprésence dans ses rues des soldats en vert-de-gris et des « souris grises ». On ressentait l’impression, photo après photo, que les Parisiens ne les « voyaient » même plus, tout en se méfiant bien sûr de leurs réactions. Tout le monde savait qu’un combat clandestin et dangereux contre l’occupant se jouait dans les coulisses d’un décor quotidien d’apparence paisible, mais l’essentiel pour l’immense majorité de la population française, à Paris comme ailleurs, c’était d’éviter de « prendre des coups » et d’assurer sa pitance au milieu de toutes les pénuries… en soutenant au moins moralement la Résistance, et en attendant une libération tant souhaitée. Continuer de lire Le guide du Paris occupé – Jean-Baptiste ORDAS