Éditorial du dossier n°2

Quelques petits changements viennent s’instaurer au sein de la Revue d’Histoire Militaire :

Les dossiers ne seront plus mensuels. La rédaction a en effet décidé, pour améliorer ses productions, de ne pas s’imposer de limites temporelles. Les grands dossiers seront donc toujours publiés, mais sur des échéances variables. Quant aux chroniques, celles-ci continueront à être mises en ligne régulièrement pour alimenter le site. Mais trêve de bavardages : sans plus attendre, nous sommes fiers de vous offrir un aperçu du nouveau dossier : l’art de la guerre extra-européen.

Une étude de la guerre ne doit pas s’inscrire dans un plan limité. C’est pourquoi, il est intéressant d’aborder ce sujet sous un point de vue assez large, tenant compte de ses multiples incarnations. Ce mois-ci, nous étudierons donc l’art de la guerre extra-européen. Les vacances sont certes terminées, mais cela ne devrait pas être un obstacle à un peu de dépaysement !

Lorsque nous pensons à la notion d’Art de la Guerre, on pense directement aux ouvrages éponymes, disséquant le fait guerrier. Et parmi eux, le plus connu, et le plus ancien aussi dont nous avons trace : l’Art de la Guerre de Sun Tzu. Arguant qu’il est possible de l’emporter sans faire couler de sang, par la ruse et la maitrise de l’information, le stratège chinois devient le paragon d’une approche indirecte. En comparaison, Clausewitz, son homologue européen du XIXe siècle, s’avère plus direct :

« La guerre est un acte de violence dont l’objectif est de contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté » – Clausewitz, De la Guerre, Livre 1

Combiner les deux, c’est aboutir en fin de compte à la théorie de la guerre révolutionnaire : la stratégie indirecte — gagner la population, se renforcer, harceler l’ennemi — n’est qu’un préambule à celle directe, qui implique l’emploi de troupes régulières dans des affrontements conventionnels.

Mais sur fond de cette opposition entre ruse (Sun Tzu) et force (Clausewitz) n’est-il pas possible de cerner des spécificités liées aux aires géographiques et culturelles de ces auteurs ? N’est-il pas possible justement de définir des « cultures de guerre« , c’est à dire une certaine manière d’employer la violence organisée, en fonction des us, coutumes, et particularités des hommes présents dans une zone donnée ?

Pour ce mois de septembre, la Revue d’Histoire Militaire abordera donc le fait militaire en dehors des limites européennes. Qu’il s’agisse de la guerre fleurie des Aztèques, de la rebellion de Satsuma au Japon, l’expansionnisme russe entre les XIVe et XVIIe siècles ou encore l’Empire Wassoulou de Samory Touré en Afrique de l’Ouest, les sujets abordés vous offriront quelques cas intéressants de pratiques guerrières à travers le temps et l’espace.

Bonne lecture !

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