[3/4]La dissuasion avant l’ère nucléaire: l’exemple de l’armée française des années 1930 face à l’Allemagne nazie

Partie II: La France et son armée vue par l’Allemagne nazie

Nous venons d’observer dans une première partie l’outil militaire français. Nous avons par ailleurs soulevé des imperfections problématiques de celle-ci durant les années 1930. Mais cela ne répond pas à la question de la dissuasion potentielle exercée par cette dernière, vis-à-vis de l’Allemagne nazie. Il faut alors observer comment l’Allemagne nazie percevait la France et son armée. C’est en étudiant cette vision que nous pouvons déceler la prétendue dissuasion présente dans les années 1930.


  • La haine du Français et son évolution : d’une haine viscérale à un ennemi de second rang

L’histoire des relations entre l’Allemagne et la France suit une même progression depuis la guerre de Sept Ans (1756-1763). En effet nous retrouvons continuellement la France contre cette puissance prussienne – puis allemande : que ce soit contre Frédéric II de Prusse ; entre Napoléon Ier et le generalfeldmarschall Gebhard L. von Blücher ; en 1870 entre Napoléon III et Otto von Bismarck ; ou encore entre 1914 et 1918 entre la République française et le Reich de Guillaume II. En somme, les relations sont très mauvaises entre les deux États. Ces deux siècles de confrontations ont fait naitre dans les sentiments nationaux une haine de l’autre. Cependant la haine du Français outre-Rhin évolue : elle passe d’une haine viscérale au statut d’ennemi de second plan pour les nazis.

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« Kaiserproklamation 1871 » / Proclamation de l’empire allemand, Fassung, 1885, Anton von Werner, (Coll. Bismarck-Museum, Friedrichsruh)

Les antécédents historiques entre ces deux puissances forment ainsi une certaine tradition. Hitler en a conscience et montre dans son ouvrage politique, Mein Kampf, comment s’est comportée la France à l’égard de sa nation. Pour lui, c’était cet État républicain qui faisait obstacle à l’indépendance allemande.

« La France prélevait de nombreux morceaux de chair sur le corps de notre peuple et minait systématiquement les bases de notre indépendance ».

Cette longue discorde historique se retrouve dans la pensée de nombreux allemands, surtout au cours des années 1920 et 1930. Mais nous la retrouvons également chez certains penseurs français, à l’image de l’historien monarchiste Jacques Bainville[1], à une moindre échelle cependant. Pour Hitler, lors de la Première Guerre mondiale, la France avait un objectif de guerre, qui n’était pas l’Alsace-Lorraine, ni le tribut de guerre, mais de

« démembrer l’Allemagne en une macédoine de petits Etats ».

Pour la survie de sa nation, Hitler doit, comme il le stipule plus loin, anéantir la menace que constitue la France. Après son accession au pouvoir, deux étapes sont à retenir : une première tournée vers l’élimination des problèmes et des menaces intérieures (démocratie, parlementarisme, marxisme, bourgeoisie et juif) avec la mise en place d’un Etat dit völkish, puis une seconde, consistant à nettoyer les alentours de l’Allemagne, à commencer par la France. Tout se programme a pour finalité la survie du Reich, puis le développement de sa puissance.

Observons dès à présent la vision hitlérienne de la France dans Mein Kampf. Une phrase résume celle-ci :

« Je ne croirai jamais à une modification des projets que la France nourrit à notre égard. (…) La nation française, qui meurt lentement, non pas tant par la dépopulation que par la disparition progressive des meilleurs éléments de la race, ne peut continuer à jouer un rôle important dans le monde qu’en démolissant l’Allemagne ».

Trois points sont à retenir de cette citation. Tout d’abord, la vision par les cadres nazis d’une France corrompue de l’intérieur par les Juifs et le métissage, symboles d’une infériorité. Puis, pour les Allemands, la France a pour objectif d’en finir avec l’Allemagne. Enfin, le fait que la France ne survive dans le monde qu’en s’opposant à l’Allemagne. Donc, pour Hitler, le Français devient faible par la race, et demeure l’ennemi public numéro un de l’Allemagne.

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Première de couverture de l’édition originale allemande, distribuée et vendue en masse après l’accession au pouvoir d’Hitler. Il l’écrit lors de sa détention, en deux tomes, entre 1924 et 1925. Il est traduit en français intégralement en 1933, puis édité en 1934 par la Nouvelle édition latine, proche de l’Action française. En effet, la droite maurassienne, antihitlérienne, souhaite étudier le personnage et rendre public sa réalité. Le maréchal Lyautey ira jusqu’à dire que « Tout Français doit lire ce livre« , afin qu’il se rende compte du danger qui pèse sur la nation française.

Cependant, cette vision tend à se modifier. En effet, si Mein Kampf est écrit dans les années 1920, le contexte des années 1930 fait évoluer légèrement cette perception – notamment après 1936 et l’affaire en Rhénanie. En 1934, Hitler sort l’Allemagne de la S.D.N., amorçant ainsi le premier pas vers le réarmement. Mais l’année charnière est 1936 : alors que la France prolonge son service militaire, le Reich décide de réagir. Il doit être prêt pour la guerre. Alors, Hitler confie au ministre de l’Aviation, puis des finances, Hermann Göring, le soin de réarmer cette Allemagne, avec un plan de quatre ans.

Ce retour en force de l’Allemagne fait changer la vision qu’elle entretient de la France dans les années 1930. Il y a toujours une hostilité à son égard, mais le contexte européen reporte le sentiment d’hostilité vers d’autres nations, à commencer par l’Angleterre[2]. Cette modification relègue la France au second plan, la voyant comme une simple base manipulée par les Anglais. Il faut alors pour Hitler anéantir cette base continentale anglaise – la France – afin de l’utiliser contre l’Angleterre par la suite[3]. Mais il existe toujours l’envie de se venger de l’affront de la Première Guerre mondiale, et de réduire au silence les prétendus élans belliqueux de la France à l’égard de l’Allemagne. Cependant, il est évident qu’après 1936, la France n’en demeure pas moins au second rang des priorités du Reich, au détriment de l’Angleterre.

En somme, la vision de la France par l’Allemagne nazie est compromise dès son origine. En effet, la haine du Français et le désir de vengeance font de la France un ennemi viscéral. Cependant, au cours des années 1930 cette vision se modifie légèrement reléguant la France comme une puissance de second rang, corrompue par son système politique et ethnique.

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Le Reichsmarschall H. Göring (chef de la Luftwaffe) en juillet 1942 avec deux officiers de l’air allemands. (Inconnue/ Lomsvatern).

  • Les restes de la Première Guerre mondiale et le rôle de la propagande nazie

La dernière guerre opposant la France et l’Allemagne demeure une source de réflexion à l’égard de l’autre. Les conséquences, comme le traité de Versailles et la S.D.N., sont utilisées par le NSDAP – comme les communistes – pour augmenter l’électorat. Cependant, les restes de la Première Guerre mondiale demeurent tout aussi visibles après 1933, car la propagande nazie joue un rôle important dans le devoir de mémoire. Nous devons observer ce fait afin de comprendre trois points : les différences avec le système français, que nous avons vu en première partie ; la mise en condition guerrière de l’Allemand ; et la vision populaire allemande des Français suite à la Grande Guerre.

Tout d’abord, nous retrouvons une grande hostilité dans la vision de la guerre et surtout de la paix. Cela se ressent dans l’opinion allemande, notamment au sujet du traité de Versailles (28 juin 1919), appelé le diktat (litt. ″chose dictée″). Le personnage d’Hitler démontre bien cela. Deux conférences dans les années 1920 ont été très importantes pour l’évolution du NSDAP et elles portent sur le sujet de la « paix » :

« Je considérais alors que ces deux conférences : ″Les vraies causes de la guerre mondiale″ et ″Les traités de Paix de Brest-Litovsk et de Versailles″, étaient les plus essentielles, et je les répétai encore et toujours des douzaines de fois (…) jusqu’à ce que conception claire et uniforme s’établi, au moins sur ce point, entre les hommes parmi lesquels notre mouvement recruta ses premiers membres » (Mein Kampf, Tome I).

Nous le voyons bien, la paix imposée après la Première Guerre mondiale est très mal acceptée par les nazis. Hitler a raison sur un point : une mauvaise paix prépare un autre conflit, comme l’économiste britannique John Maynard Keynes l’annonçait dans Les conséquences économiques de la paix (1919). En effet, Hitler écrivait :

« les traités de paix dont les exigences frappent les peuples comme des coups de fouet agissent souvent comme les premiers roulements de tambour annonçant le prochain soulèvement : quel parti n’aurait-on pas pu tirer du traité de paix de Versailles ! »

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Affiche publicitaire pour la conférence du NSDAP, le 27 juin 1931, sur le traité de Versailles. (Inconnue)

Cette vision hostile nous fait venir au cœur du sujet, à savoir l’utilisation des conséquences de la Grande Guerre et le rôle joué par la propagande allemande dans ce procédé. La défaite est analysée par les conservateurs et le NSDAP comme un coup de poignard dans le dos, provenant des juifs et des marxistes. Contre le traité de Versailles et les pressions émanant de la France, le parti utilise la propagande.

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Affiche de 1924, Le coup de poignard dans le dos. Affiche électorale du DNVP, parti nationaliste opposé à la République de Weimar. (www.histoire-fr.com)

Celle-ci touche aussi les soldats allemands de la Grande Guerre. Elle a pour double-objectif de montrer la vaillance du soldat allemand, et d’en faire un modèle pour les générations qui suivent. « Ce fut avant tout le ″culte des héros morts″, partie intégrale du système de croyances nazies, qui servit de trame à la remobilisation mentale. Ainsi, la commémoration de la Grande Guerre gravitant autour de l’héroïsation et de la sacralisation du Frontsoldat de 14-18, parangon de la vaillance de l’armée impériale invaincue, visa à prolonger la guerre au-delà du traité de Versailles et à construire une guerre continue jusqu’à la victoire définitive, en effet remportée en 1940 »[4]. Il y a une exaltation de l’Allemand en tant que guerrier. Par exemple, dans les opéras de Richard Wagner, nous retrouvons toute cette dimension guerrière[5]. Bien que de nombreux soldats de la Wehrmacht n’aient pas fait la guerre, il n’empêche qu’ils ont grandi avec – notamment le blocus de l’Allemagne qui fut très violent à l’arrière [6]. Il y a donc eu des répercussions psychologiques en lien avec la défaite et l’atmosphère générale en Allemagne à partir de 1918.

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Trad. : La jeunesse sert le Führer. La J.H. (Jeunesse hitlérienne) dès 10 ans. (Inconnue)

Enfin, comme nous pouvons le constater dans cette partie, le NDSAP créé une continuité d’une guerre à l’autre. Désormais, le soldat allemand ayant versé son sang à Verdun s’apparente aux chemises brunes (les S.A., section d’assaut) se sacrifiant pour la cause nationale-socialiste. Pour preuve, tous les ans a lieu une commémoration importante faite par le parti nazi pour les seize morts lors du putsch manqué de Munich en 1923. Ils sont vus comme des martyrs, et sanctifiés dans leur mort héroïque par des mausolées (comme celui construit dans la capitale bavaroise en 1935). Également, la continuité se voit avec le drapeau du NDSAP – qui deviendra celui du IIIe Reich : le Blutfahne (litt. le drapeau du sang). En somme, nous sommes en présence d’une vision particulière de la guerre par les nazis : celle de la continuité d’un combat à l’autre, avec le même sang versé pour la même cause.

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Ce drapeau est une relique pour le NSDAP, émanant d’une légende. En effet, lors du putsch manqué de Munich, seize putschistes sont tués. Trois S.A. auraient versés leur sang sur le drapeau en tombant. Après le putsch manqué, ce drapeau aurait été caché puis rendu à Hitler lors de sa sortie de prison. Tous les ans, lors du congrès du parti à Nuremberg, il flotte au milieu des nouveaux drapeaux consacrés. (Image colorisée par la série documentaire Apocalypse/France TV).

En somme, les relations entre la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles et l’entre-deux-guerres sont utilisées par le parti nazi, puis le IIIe Reich. Cette blessure qui est toujours ouverte dans les années 1930 est exploitée par la propagande allemande. Cela joue dans l’animosité contre la France, mais aussi dans l’exaltation du fait guerrier en Allemagne. En somme, tout le contraire de ce que nous avons vu dans la première partie concernant la France.


  • Une double vision de l’armée : entre la chancellerie et l’Oberkommando des Heeres

Après avoir observé les différentes opinions, que ce soit de la guerre ou de la France, provenant de l’Allemagne nazie, nous devons observer dans un dernier temps celles provenant de l’armée. En effet, nous sommes en présence d’une double vision de l’armée française : entre celle de la chancellerie et celle de l’état-major allemand – l’Oberkommando des Heeres (OKH). Même si, en 1934, Hitler met la main sur l’armée, ces deux visions demeurent.

La première est celle d’Hitler et de la chancellerie, et est purement théorique. Dans les années 1920, Hitler est pragmatique au sujet de l’armée française

« La situation de la France est aujourd’hui toute différente : comme puissance militaire, elle est la première et n’a pas sur le continent un seul rival sérieux » (Mein Kampf, Tome I).

En effet, à cette époque, l’armée française a l’aura de sa victoire en bannière, et l’Allemagne dispose d’une armée plus que réduite. Cependant, ce pragmatisme disparait avec la pensée raciste et néodarwinienne. Cette armée est alors aperçue comme un ensemble racialisé et cosmopolite, signes d’une armée corrompue d’après Hitler

« Si l’évolution de la France se prolongeait de 300 ans dans son style actuel, les derniers restes du sang franc disparaîtraient dans l’Etat mulâtre africano-européen qui est en train de se constituer (…) rempli de la race inférieure qui se forme lentement sous l’influence d’un métissage prolongé » (ibid.).

Cette vision semble cependant être très peu partagée dans le Reich. Mais, la chancellerie demeure le centre décisionnel, la tête pensante du régime et de l’Allemagne. Par ailleurs, elle participa à l’exaltation d’une armée de guerriers allemands ayant un devoir envers la civilisation. Mais – preuve supplémentaire que cette vision reste réduite – les soldats allemands n’en gardent pas moins une certaine estime des soldats français, comme le prouve les témoignages allemands en 1940.

La seconde vision, celle du ministère de la guerre et de l’OKH, demeure plus pragmatique et pratique. En effet, il faut, pour eux, se méfier de l’armée française. Par exemple lorsque la France déclare la guerre le 3 septembre 1939, les réactions des officiers sont mauvaises, comme quelques semaines plus tard quand est décidé de lancer l’offensive à l’Ouest après la victoire à l’Est. Autre exemple, le 15 mars 1935, la France augmente la durée de son service militaire. Le lendemain, la réaction de l’Allemagne est criante : la Wehrmacht est créée, un service obligatoire est instauré, la Luftwaffe est imaginée, et l’armée est prévue à 36 divisions – soit 550 000 hommes. Il y a donc une violation du traité de Versailles, mais surtout, on peut y déceler la peur des réformes militaires françaises. Donc, en 1935, Hitler tente de parer à l’infériorité numérique de l’armée allemande face à l’armée française. Mais, ces considérations ne sont plus les mêmes l’année suivante, en 1936. Une différenciation fut faite entre l’armée et le politique. La remilitarisation de la Rhénanie a montré au Reichskriegsministerium, et surtout à l’OKH, que l’armée française n’était pas dans l’état de se porter outre-Rhin, notamment à cause de problèmes politiques. Il y avait donc une certaine reconnaissance de la puissance de l’armée française, mais aussi une prise en compte de ses handicaps.

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Insigne de l’OKH, reprenant le drapeau du IIIe Reich, mais remplaçant au centre la Svastika par la Croix de fer, insigne de l’armée allemande depuis 1813 (aujourd’hui, même si la Croix de fer n’est plus attribuée, cet insigne demeure celui de la Bundeswehr).
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Werner von Fritsch, commandant en chef de janvier 1934 à février 1938
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Walther von Brauchitsch, commandant en chef de février 1938 à décembre 1941

En somme, deux visions de l’armée française existent. L’une, théorique et peu partagée, se retrouve au sommet de l’Etat avec Hitler et ses associés. L’autre, celle des professionnels de la guerre – l’OKH notamment – demeure plus pragmatique, mais a conscience des faiblesses françaises.


Conclusion de la seconde partie

La France, en elle-même, est mal vue par les Allemands, à cause du passé commun, du traité de Versailles, et de l’occupation traumatisante en 1923 dans la région de la Ruhr. La remilitarisation de la Rhénanie en 1936 créée une rupture pour la place de la France en Europe, et dans la vision qu’entretient l’Allemagne à son propos. En effet, malgré la défaite finale, la Première Guerre mondiale est exaltée dans l’imaginaire nazi, créant une continuité entre cette guerre et les actions politiques qu’Hitler entreprend dans les années 1920 et 1930. Le devoir de mémoire est bien politique. Le parallèle avec la situation en France est à faire : les visions sont au final bien différentes. Enfin, il existe deux visions à propos de l’armée française : l’une, théorique, entretenue par Hitler et un nombre minime d’Allemands. L’autre, plus pragmatique, notamment chez les Reichskriegsministerium et l’OKH – qui devient par la suite l’OKW.

Donc, la vision de la France et de son armée par l’Allemagne nazie sont toutes deux très importantes pour comprendre s’il y a eu une dissuasion. En somme, la France est assez mal vue. Quant à son armée, même si elle n’est plus considérée comme la meilleure du monde, elle n’en demeure pas moins un élément puissant pour les dignitaires nazis et surtout aux yeux de la Wehrmacht, n’en déplaise aux théories darwinistes d’Hitler. L’armée française des années 1930 semble donc, dans une certaine mesure, être un outil de dissuasion. Mais le problème vient néanmoins du système nazi : un seul homme décide de la guerre, et cette personne néglige par essence l’armée française.


[1] Histoire de deux peuples, la France et l’Empire allemand, Paris, Nouvelle librairie nationale, 1ere ed. 1915, puis 4e ed. 1920

[2] L’Angleterre a une tradition diplomatique en Europe qui consiste à soutenir la deuxième puissance face à la première : l’under dog. Au tournant des années 30, l’Angleterre sent que le vent tourne, et que la France n’est plus la première puissance sur le continent. C’est pourquoi son hostilité envers l’Allemagne s’accroit fortement. Cependant, en 1939, W. Churchill a dû batailler devant la Chambre pour faire accepter la guerre contre Hitler.

[3] Ce qui fut fait lors de la bataille d’Angleterre : la France est utilisée comme un aéroport par la Luftwaffe.

[4] In Revue d’Histoire de la Shoah 2008/2 (N° 189), Arndt Weinrich: « D’une guerre, l’autre, Le Frontsoldat de la Grande Guerre et la remobilisation mentale de la jeunesse allemande ». L’auteur nous montre cette continuité d’une guerre à l’autre créée par le NSDAP. Les sacrifiés de 1914-1918 sont les mêmes que ceux du putsch de Munich – et de la Wehrmacht.

[5] Les exemples sont nombreux mais un est éloquent sur le sujet : le troisième des quatre drames lyriques du Der Ring des Nibelungen (L’Anneau du Nibelung), Siegfried (en trois actes). Siegfried est un personnage de la mythologie nordique, sauvant son peuple grâce à sa force surhumaine. Il est connu pour de nombreux exploits – comme en tuant un dragon puis en se baignant dans son sang.

[6]A ce sujet, voir Eric w. Osborne, Britain’s economic blockade of germany, 1914-1919, Londres, Routledge, 2004. Sur la question de l’impact de ce blocus sur la société et les hommes au sens anthropologique, les études manques. Cependant, l’étude d’Hélène Bergues permet de se faire une idée des conséquences des blocus sur les jeunes générations (même si dans cet article il n’est pas question de celui de 1914-1919) : Bergues Hélène. Répercussions des calamités de guerre sur la première enfance. In: Population, 3ᵉ année, n°3, 1948. pp. 501-518; / https://www.persee.fr/doc/pop_0032-4663_1948_num_3_3_1955

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