Déconstruire les stéréotypes de la violence monastique du Japon antique et médiéval – Première partie : la militarisation des temples

Venu du continent asiatique durant le Ve siècle, le bouddhisme s’est, en l’espace de quelques siècles, implanté fermement au Japon[1]. Différentes écoles, notamment Tendai 天台宗 et Shingon 真言宗, se développèrent progressivement et les monastères bouddhiques s’affirmèrent, peu à peu, comme des puissances religieuses mais aussi économiques. En effet, l’aristocratie et la maison impériale firent des dons de shōen 荘園[2], des domaines privés, et accordèrent des privilèges aux institutions religieuses comme, notamment, une certaine immunité judiciaire[3]. Les temples ont, par ailleurs, incorporé des sanctuaires dans leurs institutions, leur permettant de gagner en influence religieuse et politique, mais également de toucher plus de taxes grâce à l’acquisition de shōen offerts à ces sanctuaires. A la fin du Xe siècle, nous constatons que plusieurs de ces institutions, telles que l’Enryaku-ji sur le Mont Hiei 比叡山 ou encore le Kōfuku-ji 興福寺 sis à Nara 奈良, temple tutélaire de la maison Fujiwara 藤原家, devinrent extrêmement puissantes[4]. Le Kōfuku-ji, par exemple, contrôlait plus de 300 domaines jusqu’au XVIe siècle. Sa fortune était, par ailleurs, liée à celle de la maison Fujiwara du fait qu’il s’agissait du temple tutélaire de cette famille.

Dès la fin de ce premier millénaire, un certain factionnalisme apparut à la cour, et en particulier au sein de la maison impériale et de la famille Fujiwara. Des rivalités naquirent et des conflits s’enclenchèrent : le monde guerrier dut se professionnaliser davantage. L’aristocratie guerrière gagna donc en influence et en autorité. Au sein des institutions bouddhiques, alors divisées en différentes écoles, un factionnalisme se développa en parallèle. Celles-ci se scindèrent en branches[5] et, tout comme à la cour, les tensions montèrent : la résolution de conflit par les armes se généralisa sur l’ensemble de l’archipel. Nous pouvons alors observer que les temples bouddhiques japonais subirent une certaine forme de militarisation dans un processus d’évolution d’autorité lié aux autres puissances de cette époque : l’aristocratie de la cour impériale et les différents gouvernements militarisés. Ainsi, à travers cette première étude, nous souhaiterions mettre en avant cette évolution de la place des institutions religieuses au sein du système sociopolitique, économique et guerrier de l’archipel japonais dans un but plus général de déconstruction des stéréotypes de la violence monastique.

Carte des quatre îles principales de l’archipel japonais et l’emplacement de certaines grandes villes – Fond de carte : https://www.freemap.jp/itemDownload/japan/oldmap01/2.png

En parallèle de cette montée du factionnalisme et des tensions que nous venons d’évoquer, la cour avait du mal à contrôler les provinces en raison de  la montée en puissance de pouvoirs locaux. La violence, même au sein des temples, n’était pas nouvelle, mais elle s’intensifiait et s’universalisait. Des moines armés commencèrent à apparaître, ils n’étaient cependant pas organisés en groupes cohérents ou militarisés. Ils participaient plutôt à des conflits internes, défendaient les terres possédées par les temples ou rejoignaient des petits groupes de guerriers locaux. La violence monastique n’était en rien extraordinaire : elle était issue de cette tendance générale d’augmentation des conflits armés. Par ailleurs, elle était relativement acceptée par la cour, en partie du fait qu’à la fin du Xe siècle, début du XIe siècle, prit place au cœur de l’aristocratie la croyance que le mappō 末法 avait commencé. En effet, dans le bouddhisme, l’histoire du monde est divisée en trois âges :

  • L’âge de la Loi correcte, shōbō 正法, durant lequel l’enseignement bouddhique est correctement compris et plusieurs pratiquants parviennent à atteindre l’Eveil ;
  • L’âge de la Loi contrefaite, zōbō 像法, qui voit l’enseignement du bouddhisme entrer en décadence : il subsiste des pratiquants, mais ils ne peuvent plus atteindre l’Eveil ;
  • La fin de la Loi, mappō, durant lequel il subsiste un souvenir de l’existence de l’enseignement, mais plus personne ne tente de le mettre en œuvre.

Avec cette croyance d’entrée dans ce troisième âge, un sentiment d’insécurité et d’impureté du monde crût à la cour et la violence monastique fut considérée comme un signe de ce déclin de la Loi bouddhique symbolique du mappō, mais également comme la dernière ligne de défense contre celui-ci : elle devint nécessaire. La cour développa alors une certaine ambivalence envers les temples : elle ne s’opposa pas, en principe, à l’armement des moines[6], mais tenta de limiter et de contrôler les activités guerrières des temples afin d’empêcher une montée en autorité militaire.

Carte des environs de la capitale impériale Heian-kyō 平安京 aux époques antique et médiévale – ©Cécile Dauvergne, 2021

Néanmoins, à partir du XIe siècle, un nouvel acteur politique apparut avec le développement de l’insei 院政, le régime de la maison de l’empereur retiré, sous lequel le gouvernant n’était pas l’empereur en place soumis à un lourd protocole, mais un ancien empereur ayant abdiqué. Nous remarquons alors qu’avec l’établissement de l’insei de l’empereur retiré Shirakawa 白河天皇 (1053-1129), les disputes incluant des temples devinrent de plus en plus communes et de plus en plus violentes. Les moines commencèrent à défendre ou mettre en avant les intérêts de leurs temples par l’utilisation d’armes et de manifestations. En effet, en essayant de gagner en autorité politique et économique face à la maison Fujiwara et sa régence des siècles précédents, l’empereur retiré Shirakawa imposa une certaine régulation des shōen et utilisa les institutions religieuses afin d’accomplir son agenda de suprématie sur la cour grâce à leur soutien. A l’aide de dons, de pèlerinages, ou encore de cadeaux, il tissa des liens étroits avec les grands monastères[7]. Toutefois, il parraina également la création de nouveaux temples, ce qui occasionna l’augmentation du nombre de shōen administrés par les diverses branches des écoles bouddhiques. Shirakawa tenta également de contrôler ces temples en y « parachutant » des princes impériaux à leurs têtes[8]. Il n’était pas rare pour un prince ou un aristocrate de faire carrière dans un monastère, mais cet empereur retiré favorisa plusieurs membres de la maison impériale qui n’avaient pourtant pas suffisamment d’expérience ou d’autorité pour être nommés à ces hauts postes religieux. Ces décisions provoquèrent de grandes tensions dans les institutions bouddhiques. D’une part entre temples et écoles pour l’obtention des faveurs de l’empereur retiré et ainsi accroître leur nombre de shōen, mais également pour contester ces nominations lorsqu’elles n’étaient pas jugées pertinentes par le clergé. En tentant de restaurer de cette manière le pouvoir de la maison impériale, Shirakawa affecta l’entièreté des élites, y compris au sein des institutions bouddhiques. Cependant, de par sa volonté de contrôler les temples, il montra aux grands temples, notamment l’Enryaku-ji et le Kōfuku-ji, qu’il leur était nécessaire d’être indépendants financièrement et militairement de la cour afin de pouvoir protéger leurs statuts et leurs terres.

Au début du XIIe siècle, de plus en plus de hauts nobles furent ainsi placés à la tête des grands temples par la cour. La qualité de noblesse devint un critère nécessaire pour le bon déroulement de la carrière monastique. Mais, en conséquence, ces temples devinrent de plus en plus impliqués dans et par la politique de la cour impériale. Cette naissance d’une nouvelle élite religieuse fut réalisée dans le but de contrôler les temples par les liens familiaux. Néanmoins, cette élite ne résidait généralement pas dans le monastère mais dans des domaines privatisés usuellement proches de la capitale et appelés monzeki 門跡. De par leur éloignement géographique et les différences de statuts, cette nouvelle élite n’avait finalement que très peu de pouvoir sur le clergé et fut, au contraire, source de nouvelles tensions politiques, économiques, et même militaires.

Photographie du Kōfuku-ji et de sa pagode à cinq étages – Wikimedia commons, ©663highland, 2010 : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Kofukuji12st5s3200.jpg

Ainsi, à la fin de l’époque Heian 平安時代 (794-1185), les temples gagnèrent en indépendance et en puissance. Nous pouvons alors constater l’apparition d’un concept nommé ōbō buppō sōi 王法仏法相依 : le pouvoir laïque avait besoin du soutien des institutions religieuses bouddhiques pour régner, impliquant ainsi une gouvernance partagée et un mélange des doctrines politiques et religieuses. Ce principe nécessitait qu’il y ait une dépendance mutuelle de la Loi bouddhique (buppō) et de la Loi impériale (ōbō). Il justifiait également la violence bouddhique car celle-ci était garante de l’Etat impérial. Le bouddhisme au Japon fut ainsi vu, mais aussi construit, comme étant le protecteur du pays. De par ces liens étroits entre la cour et les temples, nous pouvons remarquer que les institutions religieuses influencèrent et furent influencés par les conflits politiques et militaires de la période de transition entre les époques Heian et Kamakura 鎌倉時代 (1185-1333) qui prit place durant la seconde moitié du XIIe siècle[9].

Photographie de la chapelle à Amida 阿弥陀 de l’Enryaku-ji – Wikimedia commons, ©Kenpei, 2008 : https://ja.wikipedia.org/wiki/%E3%83%95%E3%82%A1%E3%82%A4%E3%83%AB:Enryakuji_Amidado.jpg

En effet, les grands acteurs politiques et militaires tentèrent de limiter le pouvoir des temples ou de s’y allier et d’obtenir leur soutien, notamment l’empereur retiré Go-Shirakawa 後白河院 (1127-1192) ou encore l’un des hommes les plus puissants de cette époque de troubles : Taira no Kiyomori 平清盛 (1118-1181). Lorsque ce dernier fomenta un coup d’Etat en 1179, il força, entre autres, l’empereur retiré à la réclusion, provoquant ainsi l’ire de l’Onjō-ji 園城寺[10], un temple proche de l’ancien empereur. Ce coup d’Etat impacta également fortement la famille Fujiwara, ce qui eut des répercussions sur leur temple tutélaire, le Kōfuku-ji. En outre, plusieurs temples se joignirent à, ou fomentèrent, des rébellions contre l’autoritarisme du clan Taira et, en guise de répercussions, ce dernier avait tendance à incendier les institutions religieuses. En 1180, par exemple, lorsque les forces armées du clan Taira attaquèrent la ville de Nara dans le but de stopper des rébellions monastiques, de très grands incendies eurent lieu[11]. Le Tōdai-ji 東大寺 et grand nombre de membres du clergé qui n’avaient pas pris les armes partirent dans les flammes. Nous notons également que les divers partis se disputèrent la loyauté de l’Enryaku-ji. Ce dernier aida finalement le rebelle Minamoto no Yoshinaka 源義仲 (1154-1184) à investir la capitale impériale en 1183. Événement qui fut déterminant pour la défaite finale des Taira en 1185 face aux troupes de Minamoto no Yoritomo menées par son frère et général Minamoto no Yoshitsune. Quant à Yoritomo, premier shōgun et instigateur du bakufu 幕府 ou shôgunat, il tenta très rapidement de limiter les pouvoirs des institutions religieuses. Il promulgua des édits interdisant le port d’armes par les moines, créa des taxes, ou encore implanta sur les terres appartenant aux temples des jitō 地頭, soit des intendants de domaines publics ou privés aux ordres du bakufu. Néanmoins, face aux protestations des temples, il dût renoncer à nombre de ces mesures[12]. Le nouveau shōgun tentait de garder un statu quo et ne souhaitait pas s’impliquer dans les conflits entre les institutions religieuses et l’aristocratie de la capitale impériale. Ainsi, durant cette période de transition entre époques antique et médiévale, les autres acteurs tentèrent de gagner les allégeances et de limiter l’autorité des temples, mais bien souvent en vain.

『源平合戦図屏風』, « Paravent de gauche à six feuilles (d’une paire), H. 61.6 ; L. 153 cm. Scène de la guerre de Genpei (1180-1185). Kan[ō] Motonobu [伝狩野元信], (1476-1569), période Muromachi (1336 et 1573). » – Wikimedia commons, domaine public : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Genpei_kassen.jpg

Au XIIIe siècle, nous pouvons constater que se perpétua cette tendance du bakufu à ne pas vouloir s’impliquer dans les conflits internes aux temples ou entre le bouddhisme et la cour impériale. Ce régime n’était pas omnipotent et il se partageait le pouvoir avec la cour dont l’affaiblissement était moindre par rapport à ce que nous pourrions nous imaginer. Ainsi, le gouvernement militaire comptait sur l’aristocratie pour administrer et régler les problèmes que pouvaient poser les institutions religieuses. Toutefois, avec la gouvernance de l’empereur retiré Go-Saga 御嵯峨天皇 (1220-1272), une séparation entre les élites bouddhistes et aristocrates s’est produite . En effet, après avoir tenté en vain de se lier aux institutions à travers, entre autres, des pèlerinages, l’empereur retiré tenta de contrôler les puissances religieuses en s’impliquant dans les affaires internes de l’Enryaku-ji et du Kōfuku-ji. Il réussit surtout à réveiller des rivalités endormies et à se mettre à dos les clergés. A la fin du XIIIe siècle, la séparation entre les trois pouvoirs (impérial, shôgunal et religieux) est presque totale.

A partir du XIVe siècle cependant, de nombreux changements sociaux et sociétaux eurent lieu, notamment à travers le phénomène de gekokujō 下剋上. Ce terme, signifiant « celui du bas renverse celui du haut », désigne un ensemble de bouleversements politiques et sociaux qui eurent lieu sur l’ensemble de l’archipel. Ainsi, une partie de l’élite et des propriétaires terriens, et donc des temples, subirent des pertes de pouvoir. Le contexte religieux changea également : le shintō 神道 regagna en autorité et de nouvelles écoles bouddhistes devinrent populaires[13]. De nombreux conflits furent engendrés par ce contexte dans la sphère religieuse. Durant la période des cours du Nord et du Sud 南北朝時代 (1336-1392), les deux cours impériales rivales[14] tentèrent de faire en sorte que les temples ne fassent pas allégeance à l’adversaire. Les deux partis luttèrent pour offrir de meilleurs privilèges aux temples afin d’obtenir leur loyauté. Entre le XIVe siècle et la fin du XVIe siècle, de nombreux complexes monastiques maintinrent une certaine force armée et soutinrent des alliés politiques. Nous remarquons ainsi que les gouvernements furent influencés par les forces militaires des temples, et non plus majoritairement par leur puissance spirituelle ! Le XIVe siècle fut une sorte de période de transition, le shôgunat Ashikaga régna sur l’époque Muromachi 室町時代 (1392-1573) et marqua véritablement l’établissement de la classe guerrière qui n’était pas omnipotente durant l’époque Kamakura. Leur gouvernance n’était toutefois pas stable en raison de la division entre cour du Nord et cour du Sud, mais il était désormais clair que l’élite guerrière était celle au pouvoir. Cette domination guerrière a enclenché des changements sociaux. Tel par exemple le gekokujō : l’usage des armes fut généralisé à l’ensemble de la population, les akutō 悪党 (des petites bandes plus ou moins guerrières et brigandes) montèrent en puissance, les moines appartenant au clergé participaient plus ou moins aux conflits armés… Avant le XIVe siècle, le maniement des armes pouvait être considéré comme une activité secondaire non-obligatoire pour les dirigeants aristocratiques ou religieux, mais cela n’était plus le cas à partir du shôgunat Ashikaga : des spécialistes du maniement des armes se retrouvèrent à la tête de l’ensemble des institutions. A partir de la guerre des deux cours, le statut social ne se basait plus sur la sociopolitique mais davantage sur les performances ou le pedigree militaire, et ce même au sein des grands monastères. Les temples continuèrent ainsi de jouer un rôle important, mais moins comme des institutions religieuses que comme des pouvoirs militaires locaux ou régionaux.

Photographie de l’Onjō-ji – Wikimedia commons, ©663highland, 2010 : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Mii-dera_Otsu_Shiga_pref01s5s4592.jpg

Cette puissance monastique n’empêcha pas le shôgunat Ashikaga de tenter de contrôler ces institutions. En effet, le bakufu a usé de plusieurs stratagèmes pour faire mainmise sur l’autorité des grands temples. L’un de ces moyens fut de créer une hiérarchie contrôlable au sein des institutions bouddhiques en mettant en avant les écoles Zen, et notamment la branche Rinzai 臨済宗, au détriment d’autres écoles ou institutions plus anciennes comme l’Enryaku-ji. Sur le plan financier, les Ashikaga tentèrent également de réduire les privilèges des temples et d’étendre leur  autorité avec notamment des mesures concernant les guildes marchandes sur lesquelles les temples avaient jusqu’alors un monopole de taxes. Les temples subirent, de même, des mesures réduisant leurs droits et privilèges d’immunité judiciaire. Sur le plan militaire en lui-même, le bakufu continua de produire en vain des édits interdisant le port d’armes pour les moines, mais il conceptualisa d’autres mesures pour certaines grandes institutions en particulier qui lui permirent de les contrôler. De par ce déclin drastique des droits, pouvoirs et privilèges des monastères, le bakufu s’est progressivement affirmé comme l’autorité ultime : le bouddhisme n’était plus le garant de l’Etat. Des trois pouvoirs, seul restait celui du bakufu[15].

Comme nous avons pu l’observer tout au long de cette première partie de notre étude, les institutions religieuses n’étaient pas considérées comme une puissance en dehors de la scène sociopolitique, mais bel et bien intégrées au système de contrôle partagé du pouvoir politique et militaire de la cour et des bakufu. Dans le but de continuer cette déconstruction des stéréotypes de la violence monastique de l’archipel japonais, nous devons cependant nous intéresser à la réalité concrète des conflits, armés ou non, impliquant les monastères. Ainsi, dans une seconde partie, nous nous attaquerons au cliché du « moine-guerrier combattant ».

Sources primaires :

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Azuma kagami 2 Heishi metsubō 吾妻鏡2平氏滅亡 (« Le Miroir de l’Est 2 L’anéantissement des Heishi »), Tōkyō, Yoshikawa Kōbunkan 吉川弘文館, 2012 (1re éd., 2008), compilé et traduit en japonais contemporain par GOMI Fumihiko 五味文彦 et HONGŌ Kazuto 本郷和人

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-TAIRA NO Nobunori 平信範, Heihanki 兵範記 (« Notes journalières de Taira no Nobunori »), coll. Zōho shiryō taisei 増補史料大成 (« Grande collection augmentée de documents historiques »), vols. 18-22, Kyōto, Rinsen shoten 臨川書店, 1965

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-KURODA Toshio 黒田俊雄, Nihon chūsei no kokka to shūkyō 日本中世の国家と宗教 (« La nation médiévale japonaise et les religions »), Tōkyō, Iwanami shoten 岩波書店, 1975

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-MASS Jeffrey (éd.), Court and Bakufu in Japan – Essays in Kamakura History, Standford, Standford University Press, 1982

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-MASS Jeffrey (éd.), The Origins of Japan’s Medieval World – Courtiers, Clerics, Warriors, and Peasants in the Fourteenth Century, Standford, Standford University Press, 1997

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[1] Notamment grâce à la réutilisation syncrétique des croyances shintō 神道, et le principe du honji suijaku 本地垂迹 : les kami 神, divinités du shintō, sont considérés comme des incarnations des bouddhas et bodhisattva.

[2] A cette époque, le principal revenu économique venait de la perception des taxes des terres possédées. Avoir un shōen signifiait donc avoir un revenu pécuniaire régulier. Les aristocrates faisaient dons de domaines aux temples afin d’obtenir un bon karma et se faire bien voir.

[3] Les temples disposaient d’une certaine immunité judiciaire et refusaient généralement de répondre aux ordres de la cour lorsque celle-ci leur demandait de lui renvoyer certains moines ayant commis des crimes ou des criminels s’étant réfugiés dans un monastère.

[4] D’un point de vue de l’influence politique mais aussi économique.

[5] Par exemple, pour l’école Tendai se sont créées les deux branches rivales sanmon 山門派 (« la porte de la montagne », dirigée par l’Enryaku-ji) et jimon 寺門派 (« la porte du sanctuaire », dirigée par l’Onjō-ji).

[6] En dehors de quelques édits interdisant le port d’armes aux moines mais qu’elle ne faisait pas particulièrement respecter.

[7] Favorisant notamment l’école Shingon, et dans une moindre mesure l’école Tendai.

[8] La cour impériale était celle qui nommait les dirigeants monastiques.

[9] Notamment le conflit de Hōgen 保元の乱 (1156) et le conflit de Genpei 源平の争乱 (1180-1185).

[10] Aussi appelé Mi.i-dera 三井寺, sis au pied du mont Hiei.

[11] Il est toutefois impossible de nos jours de savoir si l’ordre fut donné de déclencher des incendies ou si cela fut accidentel.

[12] Les temples furent exemptés des taxes et l’implantation de jitō ne se fit pas partout.

[13] Par exemple la Jōdō Shinshū 情動真宗, le Nichiren 日蓮, le Zen Rinzai 臨済宗…

[14] L’une étant contrôlée par le bakufu Ashikaga 足利幕府, aussi appelé shôgunat de Muromachi 室町幕府, à Heian-kyō, l’autre par l’empereur retiré Go-Daigo à Yoshino 吉野.

[15] Nous notons néanmoins que, lorsqu’au milieu du XVe siècle le bakufu Ashikaga chute, les temples redevinrent progressivement des centres indépendants militarisés.

Une réflexion sur “Déconstruire les stéréotypes de la violence monastique du Japon antique et médiéval – Première partie : la militarisation des temples

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