Le quartier-maître de 2e classe Shawn Beaty, de Long Island (New York), cherche des survivants sur le passage de l’ouragan Katrina alors qu’il survole la Nouvelle-Orléans le 30 août 2005, à bord d’un hélicoptère HH-60J Jayhawk, U.S. Coast Guard photo by Petty Officer 2nd Class NyxoLyno Cangemi

Extension du domaine de la lutte : l’environnement, un nouveau champ de bataille ?

Le 4 juillet 1187[1], l’armée des croisés menée par Guy de Lusignan se fait piéger par les troupes du sultan Saladin. Elle se retrouve assoiffée et asphyxiée par les fumées de brasiers à proximité de village de Hattin, le seul point d’eau de ce plateau aride. Ce que l’on appelle aujourd’hui la « bataille de la soif », et qui coûta la vie ou la liberté à plus de 15 000 Francs, illustre l’importance de l’environnement sur le plan tactique et stratégique.

La stratégie de Saladin, qui obligeait les croisés à tenter une sortie sous la chaleur pour ne pas abandonner Tibériade, est connue dans les traités de stratégie militaire. Dès le Ve siècle avant J.-C., le général chinois Sun Tzu et auteur de L’Art de la guerre, l’un des premiers livres de stratégie militaire, théorisait que : « Un général qui sait se servir de l’eau et de l’inondation pour [combattre ses ennemis] est un excellent homme. Servez-vous-en, à la bonne heure, mais que ce ne soit que pour gâter les chemins par où les ennemis pourraient s’échapper ou recevoir du secours »[2].

Vingt siècles plus tard, lors de la Première Guerre mondiale, afin de contrer l’avancée des armées allemandes qui avaient atteint le Dixmude en octobre 1914, le commandement belge décida de fermer les écluses de Nieuport pour inonder la rive gauche de l’Yser, contraignant les Allemands à se retirer[3]. Pendant quatre ans, ce secteur fut l’un des moins agités[4].

Ce survol historique permis par ces trois exemples montre que l’environnement, compris comme l’espace où se combinent les éléments naturels[5], peut être à la fois une contrainte et une opportunité. Il peut même se transformer en arme de guerre quand il est intentionnellement dégradé à des fins tactiques, que ce soit pour une manœuvre défensive ou offensive[6].

Pourtant, l’objectif de cet article n’est pas de refaire une synthèse des différentes instrumentalisations de l’environnement en vue de gagner des batailles : cela a déjà été amplement documenté[7]. Ce qui nous intéresse ici est de comprendre comment les conséquences des changements environnementaux et climatiques ont façonné une nouvelle perception de l’environnement, au point où un secrétaire d’État américain en vienne à les qualifier en 2014 « d’arme de destruction massive […] voire [d’arme] la plus terrifiante »[8] ? Est-ce une qualification anecdotique ou le symptôme d’une perception de l’environnement comme un enjeu stratégique majeur ?

Dit autrement, comment la hausse des catastrophes naturelles[9], le changement extrême de températures[10], la sécheresse[11] et la montée des eaux[12] menacent-elles les États, leur puissance et leurs populations et sont-elles devenues des préoccupations intégrées dans les réflexions stratégiques ?

Cependant, les interactions entre l’environnement et la sécurité demeurent complexes[13]. Pour en faciliter la compréhension, différents concepts ont vu le jour, dont celui de « sécurité environnementale », qui se rapporte principalement à deux dimensions.

D’une part, il fait référence à la protection et à la limitation de l’utilisation de l’environnement, en évitant la pollution par exemple et en visant une exploitation durable des ressources. D’autre part, il renvoie aux risques posés par les conséquences des changements environnementaux à une triple échelle ; étatique, humaine et internationale.

Ceux-ci peuvent compromettre les intérêts essentiels, voire existentiels, d’un État. L’exemple le plus clair étant l’État archipélagique de Tuvalu en Océanie qui risque d’être inhabitable – car submergé – d’ici 80 ansCette potentielle disparition questionne alors sa souveraineté ; comment penser un État sans territoire ? Au plan de la sécurité humaine, les conséquences des changements environnementaux altèrent le mode de vie d’une population (sédentarisation forcée, déplacements dans d’autres régions, etc.). Enfin, à une échelle plus large, elles mettent en péril l’ordre international en fragilisant les dynamiques de développement et en attisant les ressentiments envers les principaux responsables.

Ainsi, il apparaît clairement que les altérations environnementales touchent différentes sphères de la sécurité facilitant son intégration dans les préoccupations des organisations de défense. D’autant plus que les activités des militaires ne sont pas épargnées par les conséquences des changements environnementaux qui les concernent sur trois plans.

Carte de l’État de Tuvalu, constitué de neuf atolls dans l’océan Pacifique, qui risque d’être inhabitable d’ici 80 ans
Carte de l’État de Tuvalu, constitué de neuf atolls dans l’océan Pacifique, qui risque d’être inhabitable d’ici 80 ans. TUBS, 2001, Wikimedia Commons

Sur le plan logistique, les armées sont affectées par la vulnérabilité du matériel militaire du fait de températures extrêmes (une surchauffe des composantes électroniques, un air plus chaud qui amoindrit la portance des avions, etc.) et d’une précarité des infrastructures côtières liées à la montée des eaux.

La deuxième évolution concerne la nature des opérations. Les militaires sont amenés à fournir plus souvent de l’aide humanitaire avec la hausse des catastrophes environnementales. Cela s’explique par la règle des « 4 i », lorsque les moyens civils sont inexistants, insuffisants, inopérants, inadaptés. De plus, les opérations extérieures elles-mêmes évoluent du fait d’une amplification des frictions[14].

Enfin, les changements environnementaux pourraient augmenter la fréquence des conflits, bien que ce rapprochement reste débattu car il est difficile d’isoler cette cause des autres facteurs[15].

L’intégration du changement environnemental dans le champ sécuritaire n’est pas anodine : elle amène à une redéfinition du concept de sécurité. Durant la guerre froide, un consensus[16] s’était fait sur une définition étroite de la sécurité nationale ; ce qui la menace est d’origine militaire.

Cette approche a eu pour conséquence de militariser les relations internationales et de minorer les menaces non militaires pourtant parfois plus dangereuses comme les dissensions internes, les épidémies ou les catastrophes naturelles[17]. De ce fait, les dérèglements de l’environnement et du climat, qui constituent des menaces non conventionnelles et non militaires – on ne peut pas dissuader une tempête ou un ouragan – ont pu passer sous le radar des menaces pour la sécurité nationale[18].

En 1983, le politologue américain Richard H. Ullman définit l’approche traditionnelle de la sécurité en en proposant une vision élargie dans son article novateur « Redefining security »[19]. Il considère que les catastrophes naturelles sont des menaces à la sécurité nationale, car elles peuvent « porter atteinte à la qualité de vie de la population » (1) et « réduire l’éventail des moyens d’interventions dont disposent le gouvernement » (2). Cette définition est-elle encore pertinente ? Afin de ne pas tomber dans la surenchère des preuves, on se penchera seulement sur deux exemples récents.

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, depuis 2008 et à l’échelle mondiale, près 21,5 millions de personnes ont été déplacées chaque année de force à cause de catastrophes naturelles. Il est clair que cela constitue une modification extrême de leur qualité de vie (1)[20].

Second exemple, cette fois-ci selon le rapport du groupe américain de scientifiques et de citoyens Union of Concerned Scientists. Ce rapport a établi que 128 bases navales côtières des États-Unis d’Amérique risquent de disparaître en raison de la montée du niveau des océans[21]. La question d’une réduction des moyens d’action de Washington est donc posée (2).

Cependant, il serait trop simple de tenir pour acquis cet élargissement de la sécurité sans en considérer les limites. Lorsque l’on s’appuie sur les travaux de l’École de Copenhague[22], une réalité préoccupante se dessine. Selon cette école, la sécurisation d’un domaine le transforme en une menace existentielle qui requiert des réponses urgentes, généralement prises hors du cadre décisionnel traditionnel[23], comme l’état d’urgence. Si les changements environnementaux et climatiques sont considérés comme une menace existentielle, alors des mesures urgentes et donc prises hors du processus démocratique seront justifiées pour en limiter les effets. Est-ce que ce processus de sécurisation s’applique aussi à ses conséquences ? Sans provocation, en viendra-t-on à considérer les réfugiés climatiques comme des menaces ?

Ces questions ne sont pas purement rhétoriques. L’organisation de recherche américaine nommée Center for Naval Analysis (CNA) qualifie, en 2007, le changement climatique de « multiplicateur de menaces »[24]. Cela signifie qu’il exacerbe les incitateurs d’un conflit comme la pauvreté, l’instabilité étatique, les inégalités et les chocs économiques. Ce nouveau concept – par rapport à celui de « sécurité environnementale » – clarifie le lien entre changement climatique et conflit.

Cependant, comme tout nouveau concept, il fait émerger une nouvelle série de problèmes. Si le changement climatique « multiplie » les menaces, que peut-on dire de la responsabilité des États qui y participent ? Peut-on considérer qu’ils génèrent de l’insécurité à l’échelle internationale ?

La question de la responsabilité est d’autant plus compliquée à établir qu’elle est intimement liée au développement industriel des États, jusque-là inégal. Par conséquent, le développement des États émergents, qui ne peut se faire que par l’industrialisation[25], pourrait être considéré comme une menace à la sécurité internationale. Est-ce à même de produire une nouvelle réglementation des conflits armés ? Autrement dit, est-ce que les « États voyous sur le plan climatique »[26] pourraient faire l’objet d’une intervention militaire ?

Ainsi, le terme de « multiplicateur de menaces » met en place une nouvelle grille de lecture des conflits et fait des forces armées des acteurs clés pour répondre aux défis environnementaux. Or, les armées échappent au déficit de confiance qui touchent les autres instances régaliennes[27], pouvant faire craindre une militarisation des politiques nationales et internationales et amener « les mauvais acteurs à table »[28]. En bref, l’instrument militaire est-il l’outil le plus pertinent pour répondre à ces nouveaux défis ?

Toutefois, en dépit de la confiance qui leur est accordée pour la gestion des crises, les armées demeurent critiquées pour leur rôle dans la destruction de l’environnement en temps de paix et de guerre. Une critique qui peut être contrebalancée par certaines missions, comme le plan Place au Soleil[29] ou l’opération Harpie[30] qui luttent à la fois contre l’orpaillage illégal et la destruction de l’environnement[31]. Ainsi, quelles sont les réalités des incidences sécuritaires des changements climatiques et environnementaux ?

Face aux conséquences climatiques et anthropiques, sécuriser l’environnement

Les États-Unis, leaders de la réflexion autour de la sécurité environnementale ?

C’est aux États-Unis, à la fin de la guerre froide, que furent publiées les premières études sur les liens entre changement climatique, défense et sécurité[32]. En effet, avec la fin de l’URSS comme menace structurelle, les États-Unis se sont questionnés sur les autres aléas pouvant remettre en cause leur statut de première puissance mondiale[33].

Ainsi, des études prospectives furent commandés par le gouvernement étasunien dès le début des années 1990 comme le rapport « Global Climate Change: Implications for the USA » par le Naval War College, dans lequel il est démontré que le changement climatique pose des risques significatifs aux installations de la marine de guerre des États-Unis.

Ce nexus environnement-sécurité, aussi qualifié de « sécurité environnementale », ne fut pas l’objet d’une réflexion ex-nihilo. Il s’inscrit dans le contexte d’une conscience grandissante du sérieux des changements climatiques et environnementaux[34] attestés par la destruction de la couche d’ozone ou le réchauffement climatique et témoigné par la publication en 1987 du rapport Our common Future de la Commission onusienne de l’environnement et du développement[35]. Ce rapport a permis entre autres la popularisation du concept de « sécurité environnementale ».

L’exemple des États-Unis est éclairant car la construction d’une vision stratégique de l’environnement fut loin d’être linéaire et montre l’importance des contingences internationales dans un concept qui ne fait pas l’unanimité.

Ainsi, après la commande d’études prospectives qui firent un état des lieux, la construction d’une vision stratégique de l’environnement s’est institutionnalisée au cours des années 1990 avec la naissance d’un Bureau[36] consacré à cette question. Pourtant, l’élan autour de cette question s’essouffle dans les années 2000 car lutte contre le terrorisme a mobilisé les ressources humaines, financières et l’attention médiatique.

Photographie des conséquences de l’ouragan Katrina, catastrophe naturelle la plus grave du pays avec 1 833 morts et un coût financier estimé à plus de 108 milliards de dollars
Photographie des conséquences de l’ouragan Katrina, catastrophe naturelle la plus grave du pays avec 1 833 morts et un coût financier estimé à plus de 108 milliards de dollars. 29 août 2005, AP Photo/U.S. Coast Guard, Petty Officer 2nd Class Kyle Niemi, Wikipedia commons

Cependant, trois ans après l’ouragan Katrina qui a constitué la catastrophe naturelle la plus grave jamais connue par le pays[37], on constate en 2007 un retour des préoccupations liées aux changements environnementaux. C’est ainsi qu’en 2007, ils sont qualifiés pour la première fois de « multiplicateur de menaces » par l’institut de recherche indépendant Center of Naval Analysis dans le cadre de la publication du premier rapport sur les incidences sécuritaires du changement climatique. Cette année témoigne ainsi d’une perspective réajustée sur l’environnement.

Pour résumer, on peut dégager trois périodes. Les phénomènes naturels sont d’abord considérés via un prisme opérationnel, puis on passe dans les années 1980-1990 à une conscience des conséquences sécuritaires des changements environnementaux, pour arriver dans les années 2000 au concept de « sécurité environnementale ».

Avant d’aller plus loin, arrêtons-nous sur la signification concrète du concept de « multiplicateur de menaces »[38]. Il renvoie à l’idée que les changements environnementaux (CE) minent la sécurité humaine en réduisant l’accès et la qualité aux ressources naturelles, car la « la production alimentaire décline, les maladies augmentent, et l’eau potable devient rare »[39]. Par conséquent « une grande partie de la population se déplace à la recherche de ces ressources ». De plus, en « causant une instabilité généralisée et la probabilité d’une faillite étatique »[40], les CE affaiblissent la capacité des États à assurer les services essentiels. L’ensemble de ces conséquences font qu’ils constituent un des facteurs qui contribuent à la violence. Cependant, l’intégration de l’environnement dans l’agenda sécuritaire pose de nombreuses questions.

Les changements environnementaux comme « multiplicateur de menace », quels enjeux ?

Sans prétendre à une analyse exhaustive, on peut considérer que les intérêts de ce concept sont triples. Il permet à la fois « d’alerter les analystes traditionnels de la sécurité sur ce qui importe vraiment »[41], de produire une meilleure compréhension des conflits en mettant en synergie deux communautés jusque-là plutôt distinctes et d’apporter une réponse multiscalaire, intégrant la défense, le développement et la diplomatie.

Cependant, le chercheur norvégien Jyrki Käkönen[42], spécialisé dans le verdissement de l’armée, interroge le risque de la militarisation de l’environnement aux dépens d’un verdissement de la Défense[43]. La chercheuse britannique Rita Floyd[44] poursuit cette critique en considérant que l’utilisation du concept de « multiplicateur de menaces » vise à sécuriser les budgets dans un contexte post-guerre froide et à légitimer le surinvestissement dans les capacités militaires. Ce concept fait aussi craindre une mauvaise analyse des conflits et, de ce fait, une inadéquation des réponses.

La chercheuse allemande Elise Remling en regroupe trois limites majeures dans son article « The European Green Deal: A Chance to Promote a People-Centred Take on Climate Security »[45].

Premièrement, les changements environnementaux ne constituent jamais l’unique cause, car ils interagissent avec le contexte socio-économique, politique et les « réactions » ou les « inactions » des individus.

La deuxième limite est sa dimension étatique, qui amène à considérer les changements environnementaux comme une menace étrangère devant être neutralisée, ce qui ne génère pas de réponse efficace car cela crée un jeu à somme nulle avec des gagnants et des perdants[46].

Dernièrement, ce concept ne prend pas en compte la création de nouveaux conflits produit par le changement climatique et néglige les risques imprévus.

Quelles sont les réponses étatiques aux changements environnementaux ?

Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, il est nécessaire de souligner que les conséquences des changements environnementaux diffèrent selon les territoires et conditionnent les réponses à apporter. À travers trois territoires que sont les États-Unis, la France et les îles du Pacifique, cette partie visera à analyser le regard des États sur les défis des changements environnementaux.

Par exemple, la destruction quasi intégrale de la base Homestead en Floride par le cyclone Andrews en 1992 entérine l’idée que le dérèglement climatique fragilise les capacités opérationnelles des États-Unis et par conséquent devient une entrave à son statut de première puissance mondiale. Une question mobilise alors les acteurs de la Défense : comment assurer la pérennité de ce statut ?

En mai 1990, le Naval War College publie le document « Global Climate Change and the Implications for the USA » qui réalise un état des lieux des connaissances scientifiques sur le changement climatique, préconise un renforcement des enceintes, ainsi qu’une adaptation de la doctrine de combat. Ces premiers travaux – complétés par une deuxième série dans les années 2000 – témoignent de l’intégration de cette nouvelle réalité au sein de l’armée américaine pour devenir en 2017 une « préoccupation majeure du Pentagone »[47].

Néanmoins, l’agenda climatique a été freiné par la première élection de D. Trump. Sous sa mandature, le « changement climatique » a disparu de la doctrine stratégique, la National Security strategy[48], et de la doctrine de Défense, la National Defense Strategy. De plus, des mesures mises en place par Barack Obama telles que le Presidential Climate Action Plan en 2013 furent abrogées en 2017. Cependant, le climato-scepticisme trumpien lors de son premier mandat n’a pas arrêté les dynamiques de recherche au sein du Pentagone. Cela signifie-t-il que les mêmes dynamiques seront observées sous le second mandat de Trump ?

Photographie de la force aérienne de réserve Homestead à la suite de l’ouragan Andrew le 24 août 1992
Photographie de la force aérienne de réserve Homestead à la suite de l’ouragan Andrew le 24 août 1992. © MSgt. Don Wetterman, United States Air Force- the National Archives and Records Administration, Wikimedia commons

À plus de 6 000 km des États-Unis, la France, en dépit de son appartenance à l’OTAN[49], intègre plus tardivement les enjeux environnementaux dans ses doctrines militaires. En effet, moins soumise aux aléas climatiques et disposant de moins de thinks tanks qui popularisent ces questions, elle considère au début des années 2000 que le changement climatique était un sujet environnemental et donc éloigné des compétences de la Défense[50]. Il faut attendre 2007, avec la Grenelle de l’environnement[51] et les lois Grenelle, pour constater les premiers engagements du ministère des Armées dans la préservation de l’environnement et la préparation de la transition écologique et énergétique[52]. Toutefois, le Grenelle de l’environnement consiste principalement en une déclinaison des objectifs nationaux de la part du premier propriétaire foncier de l’État[53].

Le véritable tournant s’observe en 2015, avec l’impulsion de la COP21 et la conférence internationale des ministres et hauts responsables de la Défense intitulée « Climat et défense ; quels enjeux ? ». Dès lors, une considération stratégique se systématise à ce sujet.

Cette conférence inédite vise à l’élaboration d’une feuille de route sur les implications des changements climatiques pour la Défense et à favoriser le développement de la coopération internationale entre les ministères de la Défense. Dans la foulée, est créé en 2015 l’Observatoire Défense et Climat.

L’année 2020 marque la mise en place d’une stratégie énergétique de Défense[54]. Puis, en 2022, est publiée la stratégie Climat & Défense. Un des objectifs de cette stratégie était d’établir une cartographie des risques climatiques à l’échelle nationale et internationale, soit 30 ans après les premiers diagnostics réalisés par les armées américaines.

La sécurisation du climat – entendue ici comme la protection de l’environnement – s’est traduite en des mesures fructueuses : 200 000 hectares de terrains militaires sont classés et protégés[55], la ZEE est surveillée par la Marine nationale[56] et, depuis 2010, les émissions de gaz à effet de serre (GES) des infrastructures ont été réduites de 33 %[57]. Certes, cette stratégie s’aligne sur la position américaine car elle considère que le changement climatique est un « [amplificateur] de risques et de menaces […] qui affecte d’ores et déjà la paix et la sécurité internationale »[58]. Cependant, la France fut aussi force de proposition. Elle est l’un des pays qui font preuve d’une stratégie énergétique les plus ambitieuses pour ses armées et a inspiré le Royaume-Uni dans l’élaboration de sa propre feuille de route[59]. En tant que première puissance militaire de l’UE, elle pourrait ainsi s’imposer comme une puissance environnementale au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et des COP.

Pour le dernier exemple, direction les îles du Pacifique, situées à plus de 15 000 km de la France métropolitaine. Leur analyse révèle une autre perception des conséquences des changements environnementaux.

Selon le 6e rapport du GIEC[60],l’archipel polynésien Tuvalu risque d’être inhabitable d’ici 80 ans. L’Australie a ainsi déjà offert l’exil climatique aux 12 000 tuvaluans. La montée des eaux présente une menace existentielle pour les États du Pacifique légitimant un élargissement de la définition de la sécurité, étant donné que le changement environnemental est considéré comme « la plus grande menace pour leur existence, leur sécurité et leur bien-être »[61]. En 2019, la demande du ministre des Affaires étrangères de l’Indonésie de mieux équiper les casques bleus pour leur permettre de « mener des opérations militaires autres que la guerre » notamment via des « missions de paix climatiques » s’inscrit dans cette même lignée[62].

Débattre des enjeux du changement climatique au sein de l’ONU

Plus de dix ans après les premières discussions sur les conséquences sécuritaires du changement climatique au Conseil de sécurité de l’ONU[63], le projet de résolution de décembre 2021[64], visant à institutionnaliser durablement la question climatique à l’agenda du Conseil, fut rejeté par la Russie et l’Inde. Pour ces deux pays, le Conseil de sécurité[65], de fait de son fonctionnement[66], n’est pas l’enceinte légitime pour débattre de ces enjeux et ce d’autant plus qu’il existe déjà une convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques[67].

Pour la Russie, cette résolution qui fait des facteurs environnementaux « des causes directes des conflits »[68] risque d’imposer de mauvaises grilles d’analyse. Quant à l’Inde, elle regrette que ce projet de résolution ne fasse qu’étudier « les conflits sous un prisme simpliste au lieu de s’attaquer aux causes de l’instabilité et de l’insécurité »[69]. Elle réaffirme cependant son attachement à la convention-cadre des Nations unies qui est l’organe légitime pour prendre en charge les enjeux du changement climatique.

L’Irlande, co-rédactrice de cette résolution, soutient une autre position. C’était pour elle l’occasion de donner au Conseil les moyens de faire face aux changements climatiques lors des opérations de paix qu’il mandate.

Cette absence claire de consensus autour du rapprochement autour du nexus climat et sécurité (sécurité environnementale) n’est en réalité pas nouvelle. Entre 2011 et 2017, cinq débats informels avaient été organisé selon la formule Arria[70].

La multiplication des débats s’explique par la crainte d’une instrumentalisation de l’environnement qui a été illustrée par les échanges de tweets entre le président français Emmanuel Macron et Jair Bolsonaro, alors président brésilien. Le 22 août 2019, à propos de l’incendie qui ravageait l’Amazonie, le président français tweetait : « Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20 % de notre oxygène, est en feu »[71]. Pour J. Bolsonaro, ces propos étaient le reflet d’une « mentalité colonialiste » qui « instrumentalisait une question intérieure au Brésil »[72].

Pour revenir à la résolution de décembre 2021, son rejet ne signifie pas que les changements environnementaux sont écartés de l’agenda du Conseil de sécurité.

D’une part, depuis dix ans, l’attention internationale sur les enjeux sécuritaires du changement climatique s’est intensifiée. La reconnaissance en 2014 par l’Union africaine dans son plan stratégique 2014-2017 du changement climatique comme « cause fondamentale de conflits ainsi qu’un enjeu majeur pour le développement et la reconstruction post-conflit » en est un exemple probant[73].

D’autre part, on constate une ouverture progressive du Conseil de sécurité aux questions climatiques, ce dont témoigne la résolution adoptée en mars 2017 sur la région du lac Tchad : « Le Conseil de sécurité à conscience des effets des changements climatiques et écologiques, entre autres facteurs, sur la stabilité de l’Afrique de l’Ouest et de la région [du Sahel], et notamment de la sécheresse, la désertification, la dégradation des sols et l’insécurité alimentaire […] »[74].

Ces deux processus rendent de plus en plus difficile la non-prise en charge des conséquences du changement climatique par le Conseil de sécurité dont la mission première est le maintien de la paix et de la sécurité[75]. Si cette question reste débattue et controversée au sein du Conseil, c’est parce que la reconnaissance du changement climatique comme un multiplicateur d’instabilité permettrait aux pays plus vulnérables de faire pression sur les pays pollueurs afin qu’ils limitent leurs émissions et sur les pays développés pour qu’ils financent des politiques d’adaptation[76].

Ce débat au sein du Conseil de sécurité n’empêche pas les armées occidentales de s’être emparées de la question des enjeux du changement environnemental et de mettre en place différentes politiques et stratégies pour y faire face.

Quelles adaptations au sein des armées occidentales ?

Changement climatique, l’opportunité d’une transition écologique ?

L’une des réponses au changement climatique est la transition énergétique. Dans ce cadre, la France publie en 2022 sa stratégie Climat & Défense qui se résume par le triptyque : « consommer sûr, consommer moins, consommer mieux »[77].

Une consommation sûre renvoie à la sécurisation de l’accès à l’énergie[78], à une meilleure protection des données et au renforcement de la cyberdéfense des infrastructures énergétiques[79].

Une consommation diminuée vise à développer une culture de sobriété énergétique et numérique.

Enfin, une meilleure consommation cherche à favoriser l’emploi de nouvelles technologies, telles que les moteurs hybrides. Leur l’utilisation offre des avantages stratégiques non négligeables : plus grande puissance lors d’une manœuvre difficile, plus grande furtivité et une plus grande résilience.

De fait, cette stratégie présente une opportunité opérationnelle et économique. Attardons-nous quelques instants sur les avantages économiques de la transition énergétique.

La production de pétrole diminue de 3 à 4 millions de barils par jour – soit 4 % de la consommation mondiale – ce qui, mécaniquement, fait augmenter les prix[80]. Or, par contraste, les besoins énergétiques mondiaux devraient augmenter de 30 % d’ici 2040, horizon auquel les énergies fossiles pourraient encore représenter 80 % du mix énergétique planétaire. Cette diminution de la production est corrélée à un retour sur investissement décroissant, comme le rappellent les chercheurs français Angélique Palle et Edouard Jolly : « le retour sur investissement énergétique (EROI) du pétrole et du gaz, soit l’énergie nécessaire à l’extraction d’un baril de pétrole ou d’un mètre cube de gaz, a diminué d’environ 50 % au cours des deux dernières décennies »[81].

Ainsi, « certaines ressources gazières ou pétrolières seront […] à terme trop chères énergétiquement et économiquement à exploiter dans certaines zones »[82]. De plus, les zones de production des énergies fossiles sont le théâtre de tensions géopolitiques récurrentes (guerre civile, piraterie, rivalité, etc.), ce qui les rend hautement vulnérables.

Le coût économique des énergies fossiles n’est pas l’unique variable à prendre en compte, le coût humain doit aussi être considéré. L’étude « Sustain The Mission Project: Casualty Factors for Fuel and Water Resupply Convoys » publiée en septembre 2009, a établi qu’en moyenne un soldat fut blessé ou tué tous les 24 convois lors d’attaques contre les ravitaillements en carburant et en eau lors de l’opération Enduring Freedom en Afghanistan[83]. Les énergies fossiles présentent donc des faiblesses ce qui a facilité la reformulation des priorités des armées selon un prisme climatique[84].

En France, cette volonté de transition fut symboliquement entérinée par le changement de nom du Service des essences des armées (SEA) devenu Service de l’énergie opérationnelle (SEO) en 2020. Cette nouvelle nomination marque l’extension de ses missions, allant au-delà des énergies fossiles.

De plus, la mise en place d’une méthodologie d’éco-conception intégrée dans les systèmes d’armement depuis 2019 témoigne d’un effort de transition. La France s’est aussi orientée vers la production locale d’hydrogène vert réalisé à partir de l’électrolyse de l’eau et vers la mise en place d’éco-camps qui visent à développer l’autonomie énergétique des camps militaires.

En dépit de ces innovations, les États-Unis restent plus ambitieux dans l’adaptation des armées aux nouvelles réalités énergétiques. L’US Army prépare, entre autres, l’ensemble de ses véhicules terrestres à l’énergie électrique d’ici 2037[85]. La collaboration entre General Motors et le centre de recherche Tank Automotive Research, Development & Engineering Center (TARDEC) a permis le développement de la Chevrolet Colorado Zh2. Ses atouts sont indéniables : furtivité du véhicule du fait de son silence de fonctionnement et de la faible émission de chaleur, et production d’eau pour l’équipage à hauteur de 2L/heure grâce aux émissions de vapeur d’eau. Cependant, ce SUV, équipé de quatre kilogrammes d’hydrogène gazeux sous pression et fortement inflammable, pourrait constituer une menace pour la sécurité des militaires[86].

Néanmoins, il serait malhonnête de ne pas souligner les défis que posent la transition énergétique et les risques de passer d’une dépendance à une autre.

En 2023, l’Union européenne publie une liste des métaux dits critiques[87]. Sur ces 27 métaux, elle dépend à 97 % d’approvisionnements extérieurs. De plus, en 2019, Pékin fournissait 58 % des matières premières du secteur de la Défense et 32 éléments stratégiques sont présents dans un Rafale[88].

Carte des principaux fournisseurs en métaux critiques de l’Union européenne
Carte des principaux fournisseurs en métaux critiques de l’Union européenne. Ⓒ European Commission, Study on the EU’s list of Critical Raw Materials- Final Report (2020)

En plus de la création d’une autre dépendance, il y a aussi la question du temps, qu’il s’agisse du temps nécessaire pour développer un système d’armes, entre 10 et 20 ans[89], ou de la date à laquelle il faudrait commencer la transition. Dit simplement, faut-il changer les véhicules diesel encore en bon état au profit de véhicules hybrides, voire électriques ?

Le chercheur français Pierre Laboué note que la connaissance que l’on a sur les « systèmes basés sur le diesel » est mature, ce qui n’est pas le cas pour les technologies des batteries[90]. Il souligne cependant que « la technologie des batteries ne va faire que s’améliorer, tout simplement parce que l’industrie civile est en train d’investir dessus (Volkswagen, Stellantis, etc.) ». Par conséquent, « il va y avoir des progrès incroyables et des sauts qualitatifs dans les années à venir. Vu le coût que ça représente pour une organisation comme l’armée, il vaut sûrement mieux attendre encore quelques années que la technologie soit stabilisée et mieux maîtrisée en tant que telle. Mieux vaut laisser le secteur civil faire les premiers tests et profiter de ce gain d’expérience et d’apprentissage par la suite »[91].

La transition énergétique se trouve ainsi confrontée à quatre obstacles que sont la faible maturité de certaines technologies en dépit d’investissements civils de plus en plus importants, le prix élevé des « technologies vertes » en raison d’une faible économie d’échelle, la faible disponibilité de certains équipements responsables et la dépendance à certains métaux. Par conséquent, des équipements produits de la « transition » ne pourront, dans un premier temps, être produits en masse.

Or, le modèle occidental de la guerre est en crise face aux groupes armés non étatiques[92] et est confronté au retour d’engagements majeurs conduisant à une attrition élevée impose un calibrage entre une production de masse et de qualité.

Lorsque l’on analyse la trajectoire de la France depuis la fin de la guerre froide, on observe qu’elle s’est orientée vers une approche qualitative[93]. Les économies sur les budgets de la Défense ont surtout touché l’armée de Terre qui a perdu presque 70 % de ses effectifs et à peu près autant de tous ses équipements majeurs[94]. Il était considéré que cette réduction en capital humain et matériel devait être compensée par la promesse de la haute technologie.

Cependant, selon l’historien et colonel Michel Goya, « il faut sortir de l’artisanat de luxe pour retrouver un centre de gravité coût-efficacité, c’est-à-dire sophistication-masse, plus rationnel que l’achat de missiles antichars 17 fois plus chers que ceux qu’ils remplacent »[95].

Il s’agit donc d’utiliser différemment les ressources en étant sélectif dans les technologies dans lesquelles investir tout en gardant en tête l’importance des ressources humaines. Il est flagrant de constater que, depuis 2003, l’infanterie américaine accroît ses effectifs de 10 % tous les ans[96].

Le tournant vers le « tout-technologique », amorcé aux États-Unis à la fin de la guerre froide afin de se préparer à n’importe quel ennemi, présente un coût de production et d’emploi presque intenable pour les armées occidentales. Par exemple, le drone américain MQ-9 Reaper est cinq fois plus coûteux que le drone Bayraktar Tb2 et le coût de l’heure de vol de l’hélicoptère de transport français Caracal mis en service en 2005 est plus de dix fois supérieur au coût de l’heure de vol de l’hélicoptère polyvalent Gazelle conçu dans les années soixante[97].

De plus, le site Oryx qui s’appuie sur l’open source intelligence (OSINT)[98] pour comptabiliser les pertes des véhicules et des équipements a établi, à l’heure où nous écrivons ces lignes, qu’au moins 2 596 tanks russes ont été détruits lors de l’invasion russe de l’Ukraine[99].

Au regard de ces pertes, une version écologique de ces chars d’assaut est-elle tenable ?

Vers une adaptation plus qu’une atténuation ?[100]

Pour le chercheur français Alexis Bastien, ces innovations techniques n’émanent pas d’une volonté des industriels de minimiser l’empreinte environnementale de leur produit, mais s’appuient davantage sur un « raisonnement opérationnel (efficacité) et commercial (image) avant d’être le fruit d’une réflexion sur le bilan carbone »[101].

De plus, cette politique d’innovation relève davantage d’une politique d’adaptation aux effets des changements environnementaux que d’une politique d’atténuation. Or, la politique d’adaptation contribuant à conserver un même fonctionnement sociétal peut provoquer des conflits au lieu de les résoudre[102] voire se transformer en maladaptation.

Définie par le 3e rapport du GIEC, la mal-adaptation est le résultat d’une « adaptation qui échoue à réduire la vulnérabilité mais en plus l’accroît ». Ce fut notamment le cas de la construction de digues en béton sur des territoires très exposés qui provoquaient l’érosion sur des zones adjacentes et limitaient l’acculturation.

La production de voitures électriques présente un cas similaire. Chaque voiture électrique nécessite 20 kg de cuivre, soit quatre fois plus que pour certains véhicules thermiques, ce qui questionne les capacités d’approvisionnements.

Selon Olivier Vidal, directeur de recherche au CNRS, « on a produit depuis l’aube de l’humanité presque un milliard de tonnes de cuivre, or selon les croissances actuelles : il faudra produire les mêmes quantités dans les 30 prochaines années »[103]. De plus, l’exploitation de ce cuivre est souvent permise par une énergie issue du charbon et pose des problèmes sanitaires et environnementaux, comme l’illustre la mine chilienne Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert.

Post Vietnam, les armées occidentales et le poids des normes

Le désastre écologique de la guerre du Vietnam et le scandale de l’utilisation de l’agent Orange – un herbicide défoliant – a conduit à la mise en place d’une conférence d’urgence du 5 au 6 juin 1972 contre la guerre environnementale à Stockholm. Elle s’est conclue par une déclaration de 26 principes pour limiter la pollution et par la création du Programme des Nations unies pour l’environnement.

Photographie d’un UH-1D qui répand l’agent Orange, un herbicide défoliant, dans les champs agricoles du delta Mekong, au Vietnam
Photographie d’un UH-1D qui répand l’agent Orange, un herbicide défoliant, dans les champs agricoles du delta Mekong, au Vietnam. © Brian K. Grigsby, SPC5, Photographer, Public domain, Wikimedia Commons

Cette normalisation s’est progressivement poursuivie. En France, en 1976 – date de la ratification de la Convention ENMOD[104] – des inspections pour la protection de l’environnement ont été mises en place au ministère de la Défense concernant, entre autres, la réglementation des transports de munitions.

Durant la décennie suivante, un inventaire des zones naturelles d’intérêt écologique a été institué. Le programme NATURA 2000, créé en 1992, en constitue le prolongement et, aujourd’hui, près de 16 % des terrains militaires français sont classés au titre de Natura 2000.

En 2003, le ministère de la Défense adopte une charte de l’environnement et de nombreux autres accords de gestions écologiques suivent, comme les douze conventions avec les conservatoires des espaces naturels (CREN). La conclusion est claire : les normes encadrant les activités militaires afin de protéger l’environnement se sont multipliées depuis les années 1980. Y a-t-il un risque de sur-normalisation ? Et, si oui, quelle entrave pour la préparation des opérations ? Le colonel Gilles Haberey, se référant aux normes Natura 2000, défend l’idée d’une transition écologique plus pragmatique :

« À un moment, j’étais à la Courtine[105] et on m’a dit que je ne pouvais utiliser que le tour de l’axe parce qu’ils étaient dans une phase de protection des petites sources […] qu’ils avaient replanté des petits sapins qu’il ne fallait pas écraser, et enfin parce qu’il y avait des migrations de grenouilles […]. On ne pouvait utiliser qu’un tiers du camp. Si, en tant que citoyen, je ne peux qu’aller dans ce sens, en tant que militaire, il faut impérativement pouvoir conserver un cadre législatif alternatif de nature à nous permettre de procéder à cette transition [écologique] de manière non idéologique et en tout état de cause, de manière à ce que cela n’ait pas d’implication directe sur notre préparation opérationnelle »[106]

Cette pression sur les armées pour encadrer leurs activités est toujours d’actualité. Le rapport de l’Army War College publié en juillet 2019 souligne que des pressions sociales, politiques et commerciales pourraient affecter profondément les activités de l’armée, en les restreignant en temps de paix[107]. En effet, bien qu’aucune évaluation claire ne soit possible – pour des raisons de lobbying[108] et de méthodes – les émissions de gaz à effet de serre du secteur militaire sont estimées entre 1 et 6 % des émissions mondiales. Un équilibre entre efficience et atténuation de l’empreinte carbone reste donc à trouver.

Au-delà du risque d’une nouvelle dépendance, du poids des normes et d’une politique d’adaptation qui est critiquée, les changements environnementaux en tant que menaces globales suscitent davantage de coopération. On exemplifiera le propos par l’analyse des relations entre l’OTAN et l’UE.

Face aux conséquences des changements environnementaux, l’opportunité d’une plus grande coopération ?

L’OTAN et l’Union européenne disposent de prérogatives différenciées, ce qui incite à un approfondissement de leur coopération. Les atouts de l’OTAN sont nombreux. C’est une enceinte de rencontre avec des centres d’excellence, comme celui pour le climat et la sécurité. C’est aussi une organisation forte d’une certaine expérience pour fournir une aide humanitaire post-catastrophe, comme le rappelle son intervention au Pakistan en 2005[109]. Du fait de son périmètre géographique et le nombre de ses États membres[110], elle peut légitimement se positionner comme la future « organisation internationale de référence pour ce qui est de comprendre les incidences du changement climatique sur la sécurité et de s’y adapter »[111].

Cette volonté d’être créditée comme l’instance clef se retrouve avec la mise en place d’une méthode publiée en juillet 2023 pour mesurer les émissions émises afin de définir des seuils communs visant à atténuer l’empreinte carbone de l’Alliance[112]. Cependant, la portée de cette méthode est encore réduite car elle ne peut être utilisée en l’état, étant donné que les coefficients pour convertir les données d’activités en émissions de gaz à effet de serre n’ont pas été précisés.

Ce problème de standardisation se pose également au niveau de l’efficacité énergétique. Andrea Manfredini, commandant dans la marine italienne, considère que l’OTAN a atteint 10 % de ce qu’elle aurait dû faire et que, à cette vitesse, 70 ans seront nécessaires pour atteindre des résultats significatifs. Certes, depuis le sommet de Chicago de 2012, l’efficacité énergétique et la réduction de la dépendance aux énergies fossiles sont prises en compte dans les déclarations des différents sommets. Néanmoins, le manque de coordination otanienne entrave l’implémentation d’outils homogènes utilisables entre les États membres[113].

Dans ce contexte d’une crédibilisation de l’OTAN sur les questions climatiques, quelle place peut jouer l’UE ?

L’UE n’est pas dépourvue d’outils[114]. Du fait de sa dimension civilo-militaire, elle peut recourir à un éventail de compétences et d’instruments plus large, ce qui lui permet d’apporter une réponse globale. On peut citer, entre autres, l’IVCDCI[115] – principal instrument financier de l’action extérieure de l’UE – dont 30 % devraient être consacrés à des actions pour le climat.

Étant donné leurs qualités différentielles, il est légitime de se demander quelles complémentarités ou frictions sont à envisager. Même si le concept stratégique 2022 de l’OTAN souligne la complémentarité des deux organisations[116], on peut compter au moins trois domaines de frictions.

Le premier concerne la mise en place d’un référentiel commun par rapport aux émissions de gaz à effet de serres susceptibles de faire l’objet d’ajustements délicats[117]. Pour ce faire, l’Alliance devrait mettre au point une méthode OTAN de cartographie et d’analyse des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités et aux installations militaires[118].

Le deuxième domaine est celui de la duplication, notamment sur le plan technologique, même s’il existe un accord sur le principe de non-duplication des activités[119].

Enfin, la question du leadership reste irrésolue. L’OTAN pourrait être considérée comme un acteur plus crédible, légitime et attractif que l’UE[120]. Pour la chercheuse française Océane Zubeldia, la proposition du Premier ministre Justin Trudeau lors du 28e sommet de l’OTAN de juin 2021 – de créer et d’accueillir un Centre d’excellence OTAN pour le changement climatique et la sécurité – pourrait priver l’UE d’un outil de sensibilisation et de formation essentiel au profit de l’OTAN, sauf si l’espace est ouvert aux deux organisations.

De ce fait, la place de l’UE dans cette reconfiguration résultant du changement climatique reste indéterminée.

Protection versus dégradation, quelle place pour l’armée au sein de l’espace public ?

En France, depuis 2015 et les attentats terroristes, 10 000 militaires sont mobilisés sur l’ensemble du territoire français dans le cadre de l’opération Sentinelle, ce qui participe à une visibilité des forces armées au sein de l’espace public.

Le risque de conflits armés est aussi redevenu une préoccupation importante, avec la guerre en Ukraine. Selon une étude de l’IRSEM, il constitue la sixième préoccupation des Français entre 18 et 25 ans, derrière les inégalités sociales et le changement climatique, mais devant le terrorisme ou l’immigration[121]. De plus, un Français sur deux la croit possible sur le sol français[122].

Cette visibilité et préoccupation du retour de la guerre signifient-ils que les forces armées peuvent jouer un rôle croissant dans l’espace public ? Cette question est d’autant plus légitime que les armées échappent au déficit de confiance qui touche les autres institutions. Le Baromètre annuel de confiance politique réalisé en 2021 par le Centre de recherche politique de Sciences Po (Cevipof) montre que les trois quarts des Français reconnaissent avoir confiance dans les armées[123]. Une proportion significative de la population française (43 %) accorde même plus de confiance au pouvoir militaire qu’au pouvoir politique en matière de décision pour faire face à des crises majeures devenues incontrôlables[124].

Cette aura de confiance peut-elle créditer les armées d’une image positive qui dépasse la critique d’une dégradation de l’environnement en temps de paix et de guerre ? Dans une tribune publiée le 4 novembre 2021 par Reporterre[125], Ben Cramer, politologue et chercheur associé du Groupe de recherche et d’informations sur la paix (GRIP) et Bernard Dreano, président du Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale, interpellent le président de la République française au sujet de l’exclusion des armées pour les accords de Kyōto entrées en vigueur en 2005 et du laxisme supposé des gouvernements lors de l’Accord de Paris en 2015[126].

Ils regrettent que « trop d’efforts diplomatiques semblent avoir été entrepris pour dispenser les forces armées de toute responsabilité dans le dérèglement climatique » et craignent que les autorités militaires et les entreprises du secteur militaro-industriel « soient tentées de se dispenser de tout effort de réduction et/ou de tricher dans la comptabilité carbone de leurs activités, en excluant comme le font les armées françaises, l’empreinte carbone des opérations extérieures (Opex) »[127].

La mise en place du site Military Mission Gap dédié à la traque et à l’analyse des émissions de forces armées pour pallier les lacunes des inventaires du secteur militaire s’inscrit dans cette lignée. Il est, en effet, compliqué d’obtenir des estimations claires, complètes et stables, ce que démontre un collectif de chercheurs anglais dans leur article « Decarbonize the military – mandate emissions reporting »[128].

Il est nécessaire de noter que, dans un contexte de guerre cognitive[129], l’enjeu réputationnel des armés devient essentiel[130].

Changements environnementaux, une nouvelle grammaire des relations internationales ?

Cette partie, plus prospective, vise à illustrer via trois exemples les potentielles grandes modifications du système international liées aux défis des changements environnementaux ainsi que la reconnaissance de ses conséquences. De façon non exhaustive, on explorera l’utilisation diplomatique des changements environnementaux, la reconfiguration juridique du droit international avec les débats autour de l’écocide et l’émergence de nouvelles formes de conflictualités.

Les changements environnementaux comme levier de puissance. Comment permettent-ils la construction d’une image de puissance solidaire et responsable ?

En 2022, l’accord sécuritaire signé entre les îles Salomon et la Chine donne la possibilité au gouvernement salomonais de recourir à l’Armée populaire de libération chinoise pour qu’elle mène des opérations d’assistance humanitaire (HA/DR). Cet accord s’inscrit dans une politique plus large d’un établissement et d’un renforcement de la présence militaire chinoise dans le Pacifique, hautement vulnérable aux catastrophes environnementales.

Les HA/DR consistent en l’apport d’une aide humanitaire pour des désastres naturels ou pour les urgences sanitaires (COVID-19 par exemple), elles se décident et se coordonnent au niveau de l’armée. Elles permettent ainsi de tester et d’améliorer les capacités de l’Armée populaire de libération à opérer à l’étranger[131], car elles requièrent une flexibilité opérationnelle du fait du transport des troupes, des équipements et du matériel. Au-delà de l’aspect militaire, ces opérations peuvent faire l’objet d’une politisation. Ce fut notamment le cas lors du séisme 1999 à Chichi (Taiwan) où Pékin avait interdit aux avions russes le survol de son territoire, ce qui retarda leur arrivée de 12 heures. Les médias taïwanais avaient accusé la Chine d’exploiter cette catastrophe dans un contexte d’affirmation de souveraineté[132].

À une échelle plus large, l’aide humanitaire s’est fortement accrue depuis 2004[133] et participe à la construction d’une image d’un leader responsable et solidaire[134]. Parallèlement, la Chine conforte cette position par la création d’ONG environnementales comme 自然之友 (Zìrán zhī yǒu), ou Amis de la Nature en français[135], ou par la dénonciation de projets controversés.

Le 24 août 2023, le Japon débutait son opération d’évacuation des eaux usées stockées sur le site de la centrale de Fukushima. Ces eaux étaient utilisées pour refroidir les réacteurs endommagés par le séisme de 2011 de la centrale nucléaire. L’eau rejetée avait au préalable été soumise à un contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (IAEA) qui avait confirmé son faible degré de radioactivité que son degré de radioactivité.

Or, Pékin s’est lancé dans des opérations visant à alimenter la colère de la population[136] tout en dénonçant officiellement cette décision comme étant « égoïste et irresponsable »[137]. Les autorités chinoises ont même interdit l’importation de tout produit de la mer japonais. Cette dénonciation d’une pratique courante de l’industrie nucléaire permet donc à la Chine de conforter son image d’une puissance responsable[138], bien que cette image soit écornée par les vidéos de ses voitures électriques et de ses éoliennes qui explosent[139]. Cependant, là encore, Pékin parvient à moduler les narratifs en transformant ce traitement négatif en une dénonciation d’un Occident moralisateur[140].

Photographie de l’aide humanitaire dans le contexte de la crise Covid 19
Photographie de l’aide humanitaire dans le contexte de la crise Covid 19. © United States Department of Defense. Marine Corps photo by Cpl. Isaac Ibarra, Wikimedia Commons

Les changements environnementaux comme motif de conflits. L’industrialisation des pays en développement peut-elle devenir une menace pour la sécurité collective ?

Selon la première loi de Kaldor, l’industrialisation est une condition du développement[141]. Son constat a été vérifié sur 63 pays de différents niveaux de revenus par Nelson Marconi, docteur en économie, en 2016[142]. Or en l’état actuel, l’industrialisation d’un pays – s’appuyant sur des énergies fossiles[143] – participe à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, ce qui menace les intérêts essentiels voire vitaux de certains États. On ne peut à cet égard que rappeler la Déclaration de Boe signé par les dirigeants du Forum des îles du Pacifique qui réaffirme que « le changement climatique est la plus grande menace à leur mode de vie et à leur sécurité »[144].

Le développement industriel pose-t-il ainsi un risque pour la sécurité collective ? Deux exemples peuvent être employés pour étayer notre propos.

Le premier concerne l’exportation de la pollution de l’air chinois vers la côte ouest de l’Amérique. Selon une étude publiée dans la revue britannique Nature Geoscience, les vents d’ouest transportant du sulfate de la Chine vers les côtes est-américaines contribuent à la pollution des côtes américaines entre 12 et 24 %[145].

Le deuxième exemple lie les émissions de gaz à effet de serre et la hausse du niveau de mer. Les émissions de gaz à effet de serre de la Chine représentent 30 % des émissions mondiales[146], participant de ce fait à la hausse du niveau de la mer. Or, un rapport du groupe Union of Concerned Scientists a évalué qu’une augmentation du niveau des mers de 90 centimètres (sachant que les prévisions actuelles tablent sur une augmentation entre 30 et 90 centimètres) menacerait 128 bases militaires pour un coût de 100 milliards de dollars[147]. L’élévation du niveau de la mer et la pollution transportée par les vents questionnent sur les actions que les États-Unis pourraient mettre en place pour entraver le développement de la Chine afin de limiter les conséquences des changements environnementaux.

Dit autrement, est-ce que cela justifierait une intervention unilatérale ou collective du fait de cette pollution imprudente ?

Le professeur Craig Martin clarifie le propos en évoquant une modification du jus ad bellum (« le droit de faire la guerre ») en parlant d’une clause « d’intervention atmosphérique »[148]. Il s’agirait d’élargir l’article 39 de la Charte de l’ONU pour considérer que les climate rogue states (les États voyous sur le plan climatique) puissent être considérés comme une menace pour la paix et la sécurité internationale. De ce fait, leurs actions pourraient justifier une opération collective allant jusqu’à emploi de la force selon l’article 42 de la Charte. Ce nouveau jus ad bellum pourrait créditer la guerre d’une nouvelle légitimité en renouant avec le principe de « guerre juste ». Est-ce que cela signifie que la guerre pourrait redevenir un moyen jugé « désirable, productif et rationnel pour régler les différents »[149] ?

Cette hypothèse de guerre atmosphérique est stimulante, mais plusieurs faits sont à nuancer. Certes, en valeur absolue, la Chine pollue plus que les États-Unis, pourtant, lorsque l’on se rapporte aux émissions par habitant, on constate que celles des Américains sont deux fois supérieures à celles des Chinois[150]. Par conséquent, pour rattraper le PIB par habitant des États-Unis, la Chine devrait consommer des quantités titanesques de combustibles fossiles et sa trajectoire carbone s’écarterait grandement des seuils négociés lors des Cops et Accords.

L’écocide comme nouvelle forme de criminalité. Un rattachement possible au statut de Rome ?

La destruction de 20 % du Sud du Vietnam par la propagation de 77 millions de litres de défoliants a légitimé, lors de la Conférence sur la guerre et la responsabilité, la dénonciation par le biologiste américain Arthur W. Galston de la destruction volontaire de l’environnement. Le terme « écocide » fut pour la première fois employé. En dépit de ce mouvement impulsé dans les années 1970, l’inscription du crime d’écocide comme cinquième crime au Statut de Rome[151] – construit en parallèle du crime de génocide – a échoué jusqu’à ce jour, bien que onze pays aient intégré l’écocide dans leur droit interne[152].

En France, en dépit des déclarations du président Emmanuel Macron qui promettait de porter « ce combat au nom de la France dans les instances multilatérales pour inscrire ce crime dans le droit international »[153], aucune déclaration n’a été faite à la Cour pénale internationale (CPI). Au niveau national, deux ans après le projet de loi qui définissait l’écocide comme « une action concertée tendant à la destruction ou à la dégradation totale ou partielle d’un écosystème, de porter atteinte de façon grave et durable à l’environnement et aux conditions d’existence d’une population »[154], il a été introduit en 2021 sous la forme d’un délit « de pollution »[155] et « de mise en danger de l’environnement », ce qui dilue fortement le concept en diminuant les sanctions et les mesures juridiques.

Il convient de rappeler qu’intégrer le crime d’écocide dans le droit pénal est délicat, ce que démontre avec acuité la chercheuse Alexandra Nicolas dans sa note de recherche « Les futures victoires de l’armée de Terre seront vertes »[156]. Non seulement l’intentionnalité peut être compliquée à établir, mais des excuses comme la faiblesse et la pauvreté des institutions constituent des critères atténuants ou déresponsabilisant à prendre en compte. Le débat reste actuel, comme en témoigne la destruction du barrage de Kakhovka le 6 juin 2023, considérée par le vice-ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Melnyk, comme la « pire catastrophe environnementale en Europe depuis Tchernobyl »[157].

Imagerie satellite montrant le barrage hydroélectrique détruit de Kakhovka
Imagerie satellite montrant le barrage hydroélectrique détruit de Kakhovka. Imagerie datée du 8 juin 2023 à 08:57:20 UTC. Union Européenne, imagerie Sentinel-2, photographie rognée, Wikimedia Commons

Cette destruction, en raison de l’article 8, paragraphe 2 alinéa 4[158] du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, pourrait relever de la juridiction de cette dernière. Pour le moment, aucun des deux acteurs n’a été jugé responsable, et bien que la Russie soit accusée, elle dément être à l’origine de cette destruction. Si cette destruction relève d’une attaque involontaire, l’article 55 du protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux (Protocol I),[159] bien qu’il souffre d’une absence de définition des termes « étendus, durables et graves » compliquant dès lors la mise en place d’un seuil.

Pour le juriste français Laurent Neyret, la guerre en Ukraine – qualifiée d’écocide par le président V. Zelensky[160] – pourrait servir de catalyseur pour la consécration du crime international d’écocide.

Conclusion

Si l’on suit le raisonnement exposé dans cet article, on en tire deux séries de conclusions.

Les conséquences des changements environnementaux (disparition d’États insulaires, destruction de base navales par les catastrophes climatiques, augmentation des interventions des armées pour sauver des populations d’inondations, de feux, etc.) ont progressivement été prises en compte dans les stratégies étasuniennes, françaises, britanniques, australiennes[161] et font débat au sein de l’ONU.

Cette introduction a mené à un verdissement des armées (greening the army) via des éco-camps[162], des champs d’éoliennes, des matériaux plus responsables dans les armes, les chars, etc.

La dénonciation des changements environnementaux et de ses conséquences peut devenir un outil puissant au sein des relations internationales : construction d’une image positive, nouvelle façon de régler les conflits, et réaffirmation de la question de la responsabilité.

Toutefois – deuxième série de conséquences – derrière la « sécurisation de l’environnement » il y a aussi une fuite vers les solutions techniques qui apportent leurs lots de mal-adaptations, des politiques d’adaptation plus que d’atténuation et une militarisation de l’environnement qui amène les mauvais acteurs à table. De plus, cette politique dépend de la volonté politique et du degré de priorisation des conséquences des changements environnementaux. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche est alors à analyser sous cet angle : considérera-t-il que les changements environnementaux présentent des conséquences sécuritaires si importantes qu’il en conservera la vision stratégique adoptée depuis les années 1990 ?

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Bibliographie

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SUN TZU, L’Art de la Guerre, Paris, Flammarion, 2017, 320 p., traduit en français par WANG Francis

TOUZOT-FADEL Charlotte, « Une redéfinition des activités militaires à la lumière des enjeux environnementaux », dans Revue Défense Nationale, n°820, Paris, Comité d’étude de Défense Nationale, 2019, 216 p., pp. 187-192, [en ligne] https://shs.cairn.info/revue-defense-nationale-2019-5-page-187?lang=fr (dernière consultation le 26/01/2025)

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ULLMAN Richard, « Redefining security »dans Security Studies,vol. 8, n°1, Londres, Routledge, 2011, pp. 24-30, [en ligne] http://dx.doi.org/10.4324/9780203422144-9 (dernière consultation le 05/05/2024)

UNION OF CONCERNED SCIENTIST, « The US military on the front line of rising sea », 2016, [en ligne] https://www.ucsusa.org/sites/default/files/attach/2016/07/front-lines-of-rising-seas-key-executive-summary.pdf (dernière consultation le 08/06/2024)

VERSTRAETEN William, et al., « Rapid increases in tropospheric ozone production and export from China », dans Nature Geoscience,Londres,2015, [en ligne] https://tesweb.jpl.nasa.gov/uploadedfiles/VerstraetenRapid-incaa2015.pdf (dernière consultation le 04/04/2024)

VIGILANT Jean-Marc, « « Européaniser » l’OTAN : utopie ou évidente nécessité ? », Paris, Iris, 2024, [en ligne] https://www.iris-france.org/186244-europeaniser-lotan-une-utopie-ou-une-evidente-necessite-pour-les-europeens-2/ (dernière consultation le 04/04/2024)


[1] La stratégie du sultan Saladin plaçait Guy de Lusignan dans un dilemme perdant-perdant. Soit il abandonnait Tibériade, soit il tentait une sortie sous la chaleur. Néanmoins, Saladin avait pris le contrôle des voies d’approvisionnements en eau entre la Séphorie et Tibériade tout en obligeant les Francs à passer par Hattin – à 15 km de Tibériade – pour remplir leurs gourdes. Or, la route qui passait par Hattin était surmontée par deux hauteurs où Saladin avait placé ses archers et son infanterie. Entre 15 000 et 20 000 croisés ont été tués ou capturés.

[2] SUN TZU, L’Art de la guerre, Paris, Flammarion, 2017, 320 p., traduit en français par WANG Francis

[3] Voir l’article de FOLIE Clara, « Poor Little Belgium : la Belgique neutre au cœur de la bataille des frontières d’août 1914 », dans La Revue d’Histoire Militaire, Les Lilas, La Revue d’Histoire Militaire, 2021, [en ligne] https://larevuedhistoiremilitaire.fr/2021/07/19/poor-little-belgium-la-belgique-neutre-au-coeur-de-la-bataille-des-frontieres-daout-1914/ (dernière consultation le 04/01/2025)

[4] BOULANGER Philippe, « Du bon usage de l’environnement par les armées. Le début des stratégies nationales militaires de développement durable », dans Cahiers de géographie du Québec, vol. 54, n°152, Québec, Département de géographie de l’Université de Laval, 2010, 25 p., pp. 313–336, [en ligne] https://doi.org/10.7202/045649ar (dernière consultation le 17/11/2024)

[5] « Environnement, environnements », dans Géoconfluences : ressources de géographie pour les enseignants, Lyon, École normale supérieure de Lyon, 2005, 2 p., [en ligne] https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/environnement (dernière consultation le 17/11/2024)

[6] TOUZOT-FADEL Charlotte, « Une redéfinition des activités militaires à la lumière des enjeux environnementaux », dans Revue Défense Nationale, n°820, Paris, Comité d’étude de Défense Nationale, 2019, 216 p., pp. 187-192, [en ligne] https://shs.cairn.info/revue-defense-nationale-2019-5-page-187?lang=fr (dernière consultation le 26/01/2025)

[7] Voir par exemple BOULANGER Philippe, art. cit.

[8] Propos du secrétaire d’État américain John Kerry à propos du changement climatique lors de son discours du 16 février 2014 à Djakarta. « En Indonésie, John Kerry mobilisé contre le réchauffement climatique », dans Le Point, Paris, 2014, [en ligne] https://www.lepoint.fr/monde/en-indonesie-john-kerry-mobilise-contre-le-rechauffement-climatique-16-02-2014-1792264_24.php#11 (dernière consultation le 17/11/2024)

[9] Le coût des catastrophes dues à des épisodes de climat extrême a ainsi bondi de 250 % au cours des vingt dernières années par rapport à la période 1978-1997, voir HOUSE Rowena et WALLEMACQ Pascaline, « Pertes économiques, pauvreté et catastrophes 1998-2017 », UNDDR et CRED, Genève, 2018, 33 p. [en ligne] https://www.undrr.org/publication/economic-losses-poverty-disasters-1998-2017 (dernière consultation le 17/11/2024)

[10] À l’échelle mondiale, les 20 dernières années les plus chaudes depuis 1900 sont concentrées entre les années 2000 et 2022, voir GAUTIER Maxime, « Évolution de la température moyenne dans le monde de 1910 à 2022, par décennie », Hambourg, Statista, 2024, [en ligne] https://fr.statista.com/statistiques/1184254/ecart-temperature-decennal-monde/ (dernière consultation le 31/12/2024)

[11] Leur fréquence et leur intensité ont augmenté de près de 30 % depuis 2000, menaçant l’agriculture, la sécurité de l’eau et les moyens de subsistance de 1,8 milliard de personnes. Voir « Tueuse silencieuse à évolution lente », dans ONU Info, Genève, 2024, [en ligne] https://news.un.org/fr/story/2024/12/1151111 (dernière consultation le 07/12/2024)

[12] La vitesse d’augmentation du niveau de la mer est passée à 3,2 mm/an entre 1993 et 2015 à 3,6 mm/an entre 2006 et 2015, voir le rapport du GIEC : GROUPE D’EXPERTS INTERGOUVERNEMENTAL SUR L’ÉVOLUTION DU CLIMAT (GIEC), L’océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique : rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat : résumé à l’intention des décideurs, Genève, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), 2019, 39 p., [en ligne] https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/sites/3/2020/07/SROCC_SPM_fr.pdf (dernière consultation le 17/11/2024)

[13] MAERTENS Lucile, « La sécurité environnementale et le processus de sécurisation : définitions et enjeux théoriques », dans Fiche de l’Irsem, n°17, Paris, Institut de recherche stratégique de l’École militaire, 2012, 11 p., [en ligne] https://serval.unil.ch/resource/serval:BIB_7FE903B9AE60.P001/REF.pdf (dernière consultation le 05/05/2024)

[14] Dans De la Guerre, Clausewitz définit les frictions comme le fait qu’à la guerre les choses les plus simples sont les plus difficiles, du fait de la météo, du hasard, de la peur et de l’effort physique.

[15] BURKE Marshall et HSIANG Solomon, « Climate, Conflict and Social Stability: What does the evidence say ? », dans SSRN, Rochester, SSRN – Elsevier, 2013, 20 p., [en ligne] https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2302245 (dernière consultation le 05/05/2024) ; voir aussi HENNINGER Laurent, « Le climat et la guerre : une brève mise en perspective historique », dans Revue Défense Nationale, n°783, Paris, Comité d’étude de Défense nationale, 2015, 136 p., pp. 67-70, [en ligne] https://www.cairn.info/revue-defense-nationale-2015-8-page-67.htm (dernière consultation le 05/05/2024)

[16] Ce consensus s’explique par la facilité à articuler une politique étrangère autour d’une menace militaire étrangère.

[17] ULLMAN Richard, « Redefining security »dans Security Studies,vol. 8, n°1, Londres, Routledge, 2011, p. 24-30, [en ligne] http://dx.doi.org/10.4324/9780203422144-9 (dernière consultation le 05/05/2024)

[18] CULLEN Hendrix, « Climate change as an unconventional security risk », dans War on the Rocks, Washington, D. C., War On The Rocks Media LLC, 2020, [en ligne] https://warontherocks.com/2020/10/climate-change-as-an-unconventional-security-risk/ (dernière consultation le 05/05/2024)

[19] ULLMAN Richard, art. cit.

[20] HAUT-COMMISSARIAT DES NATIONS UNIS POUR LES RÉFUGIÉS, « Changement climatique et environnement », Paris, Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, [en ligne] https://www.unhcr.org/fr-fr/nos-activites/comment-nous-agissons/changement-climatique-et-environnement (dernière consultation le 17/11/2024)

[21] Un plan de protection de la ville de Norfolk et de sa base navale – la plus importante au monde – a été engagé sur vingt ans, pour un coût de 2,6 milliards de dollars. La hausse du niveau de la mer et les vagues menaçaient leurs activités. Cette menace concerne 43 % des bases navales (soient 127) selon le rapport de l’Union of concerned scientist, « The US military on the front line of rising sea », 2016, [en ligne] https://www.ucsusa.org/sites/default/files/attach/2016/07/front-lines-of-rising-seas-key-executive-summary.pdf (dernière consultation le 08/06/2024)

[22] Il s’agit d’une école de pensée académique qui s’appuie sur les travaux du professeur britannique Barry Buzan.

[23] TROMBETTA Maria Julia, « Environmental security and climate change: analysing the discourse » dans Cambridge Review of International Affairs, vol. 21, n°4, 2008, [en ligne] https://www.tandfonline.com/doi/epdf/10.1080/09557570802452920?needAccess=true (dernière consultation le 17/11/2024)

[24] BAUDU Pauline et GOODMAN Sherri, « Climate change as a « threat multiplier », History, uses and future of the concept », dans Center for Climate and Security, Erin Sikorsky and Francesco Femia, 2023, [en ligne] https://climateandsecurity.org/2023/01/briefer-climate-change-as-a-threat-multiplier-history-uses-and-future-of-the-concept/ (dernière consultation le 15/05/2024)

[25] Pour écrire cette affirmation, nous nous sommes appuyés sur la première loi de Kaldor. Elle établit que la croissance économique à long terme est étroitement liée à la croissance de la valeur ajoutée manufacturière, voir BORSATO Andrea et LORENTZ André, Nicholas Kaldor : faits stylisés, progrès technique et croissance absolue, Caen, Éditions Ems, 2023

[26] MARTIN Craig, « Atmospheric Intervention ? The Climate change Crisis and the Jus ad Bellum Regime », dans Columbia Journal of Environmental Law, vol. 45, n°S, New York, Columbia University Libraries, 2020, pp. 285-417, pp. 331-417, [en ligne] https://journals.library.columbia.edu/index.php/cjel/article/view/5786 (dernière consultation le 08/05/2024)

[27] MUXEL Anne, OPILLARD Florian et PALLE Angélique, « L’armée, les Français et la crise sanitaire : une enquête inédite », dans Étude, n°95, Paris, Institut de recherche stratégique de l’École militaire, 2022, 82 p., [en ligne] https://www.irsem.fr/media/5-publications/etude-irsem-95-anr.pdf (dernière consultation le 26/01/2025)

[28] AKBARUDDIN SYED dans Procès-Verbal de la 8451e séance du 25 janvier 2019 sur le Maintien de la paix et de la sécurité internationales (S/PV.8451), Washington, Conseil de Sécurité des Nations unies, 2019, 95 p., [en ligne] https://documents.un.org/doc/undoc/pro/n19/020/11/pdf/n1902011.pdf (dernière consultation le 20/01/2025)

[29] Le plan Place au Soleil, lancé par le ministère des Armées en 2008, s’engage à mettre à disposition 2 000 hectares de terrains d’ici 2022 pour développer des centrales solaires photovoltaïques.

[30] Opération menée par la France en Guyane depuis 2008 pour lutter contre l’extraction d’or clandestin.

[31] La perte de la forêt guyanaise liée à l’orpaillage illégal entre 2001 et 2013 est de 41 % selon une étude de AIDE T. Mitchell et ALVAREZ-BERRIOS Nora, « Global demand for gold is another threat for tropical forests », dans Environmental Research Letters, n°10, Bristol, IOP Publishing Ltd., 2015, 11 p., [en ligne] https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/10/1/014006 (dernière consultation le 20/01/2025) ; de plus, l’utilisation de mercure pour l’extraction de l’or – qui pollue les sols et les cours d’eau – contrevient à la convention de Minamata ratifiée par la France en 2017. Cette convention vise l’élimination progressive de l’utilisation du mercure.

[32] ALEX Bastien, GEMENNE François, REGAUD Nicolas, La guerre chaude, Paris, Presses de Sciences Po, 2022, 302 p.

[33] ALEX Bastien et ESTÈVE Adrien, « Les acteurs de la Défense face au changement climatique : itinéraire d’une nouvelle contrainte stratégique en France et aux États-Unis », dans Revue internationale et stratégique, n°109, IRIS Éditions, 2019, pp. 93-103, [en ligne] https://www.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2018-1-page-93.htm (dernière consultation le 09/05/2024)

[34] BAUDU Pauline et GOODMAN Sherri, art. cit.

[35] Aussi connu sous le nom de rapport Brundtland, ce rapport pose les bases définitionnelles du développement durable. COMMISSION MONDIALE SUR L’ENVIRONNEMENT ET LE DEVELOPPEMENT DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES, Our Common Future, Montréal, Éditions Lambda, 1987, 477 p., [en ligne] https://sustainabledevelopment.un.org/content/documents/5987our-common-future.pdf (dernière consultation le 31/12/2024)

[36] Sous l’administration Clinton, est créé le poste de « sous-secrétaire adjoint à la Défense pour la sécurité environnementale ». Ce poste existe désormais sous le nom de « secrétaire adjoint à la Défense pour l’Énergie, les installations et l’environnement ».

[37] Ouragan Katrina, 2004. Un des six ouragans les plus forts jamais enregistrés.

[38] ADGER Neil et BARNETT Jon, « Security and Climate Change: Towards an Improved Understanding », dans Political Geography, vol. 26, n°6, 2007, pp. 626-736, pp. 639-655, version révisée, [en ligne] https://www.researchgate.net/publication/228381383_Security_and_Climate_Change_Towards_an_Improved_Understanding (dernière consultation le 20/12/2024)

[39] BAUDU Pauline et GOODMAN Sherri, art. cit.

[40] Ibid.

[41] DE WILDE Jaap, « Environmental Security Deconstructed », dans Globalization and Environmental Challenges, Springer, 2008, 1148 p.

[42] KAKONEN Jyrky (dir.), Green Security or Militarized Environment, UK, Dartmouth Publishing Co Ltd, 1994, 216 p.

[43] Le verdissement de la Défense consiste en une atténuation des émissions de gaz à effet de serre via l’utilisation de matériaux plus responsables, le recours à des énergies renouvelables, etc.

[44] FLOYD Rita, Security and the Environment: Securitisation theory and US Environmental Security Policy, Cambridge, Cambridge University Press, 2014, 215 p.

[45] REMLING Elise, « The European Green Deal: A chance to promote a people-centred take on climate security », dans SIPRI, Stockholm, Stockholm International Peace Research Institute, 2020, [en ligne] https://www.sipri.org/commentary/topical-backgrounder/2020/european-green-deal-chance-promote-people-centred-take-climate-security#:~:text=Announced%20in%20December%202019%2C%20the,emissions%20by%20the%20year%202050. (dernière consultation le 06/05/2024)

[46] La publication du SIPRI d’octobre 2016 intitulée « Climate-related security risks. Towards an integrated approach » recommande d’utiliser le terme de risque plutôt que de menace. La réponse aux menaces est souvent basée sur une logique du jeu à somme nulle qui définit des gagnants et des perdants alors qu’une approche basée sur le risque reconnaît les interdépendances et les interactions entre les risques.

[47] ALEX Bastien et ESTÈVE Adrien, art. cit.

[48] En 2010, cette doctrine incluait pour la première fois une section consacrée au changement climatique comme paramètre stratégique.

[49] L’OTAN reconnaît dès novembre 2010 que le changement climatique « pourrait affecter considérablement la planification et les opérations de l’OTAN ». Voir le paragraphe 15 du ORGANISATION DU TRAITE DE L’ATLANTIQUE NORD, Concept stratégique pour la Défense et la sécurité des membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord adopté par les chefs d’État et de gouvernement à Lisbonne, Bruxelles, 2010, [en ligne] https://www.nato.int/cps/fr/natohq/official_texts_68580.htm (dernière consultation le 07/12/2024)

[50] ALEX Bastien et ESTÈVE Adrien, art. cit.

[51] La Grenelle de l’environnement, en référence aux accords de Grenelles de 1968 qui visaient à remédier à la crise sociale, est un ensemble de réunions qui se sont tenues en juillet-octobre 2007. Organisée autour de six groupes de travail, elles ont rassemblé des acteurs divers comme des employés, des fonctionnaires, des élus locaux et des membres d’ONG. Plus de 270 engagements concernant la protection de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique ont été pris.

[52] En 2007, est mis en place le premier plan d’action environnementale interarmées qui vise à protéger la biodiversité des terrains militaires, à intégrer le volet environnemental dans les équipements de défense et à organiser des infrastructures et des activités plus respectueuses de l’environnement.

[53] FIEVET Jean-Marie et SANTIAGO Isabelle, « Rapport d’information sur les enjeux de la transition énergétique pour le ministère des Armées », n°4-45, 158 p., p. 11

[54] MINISTÈRE DES ARMÉES, Stratégie énergétique de défense, Rapport du groupe de travail énergie, Paris, Ministère des Armées 2020, 72 p., [en ligne] https://www.defense.gouv.fr/sites/default/files/ministere-armees/Stratégie%20énergétique%20de%20défense.pdf (dernière consultation le 28/01/2025)

[55] Soit plus de ⅔ des territoires des armées.

[56] La marine se positionne également en gendarme de la haute-mer contre toutes sortes d’abus et de trafic (pollution, pêche illégale, etc.).

[57] FIEVET Jean-Marie et SANTIAGO Isabelle, art. cit.

[58] MINISTÈRE DES ARMÉES, Stratégie climat & défense, Paris, Ministère des Armées, 2022, 28 p. [en ligne] https://www.defense.gouv.fr/ministere/politique-defense/strategie-climat-defense (dernière consultation le 28/01/2025)

[59] FIEVET Jean-Marie et SANTIAGO Isabelle, art. cit.

[60] PÖRTNER Hans-Otto (dir.), Climate Change 2022: Impacts, Adaptation and Vulnerability, New York, Cambridge University Press, 2022, 3056 p., [en ligne] https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/downloads/report/IPCC_AR6_WGII_FullReport.pdf (dernière consultation le 07/03/2025)

[61] Déclaration de Boe sur la sécurité régionale de 2018. Elle a été signée par les dirigeants du Forum des îles du Pacifique. Boe Declaration Action Plan, Pacific Islands Forum, Fiji, 2018, 2 p., [en ligne] https://pacificsecurity.net/wp-content/uploads/2021/02/Boe-Declaration-on-Regional-Security.pdf (dernière consultation le 04/04/2024)

[62] ORGANISATION DES NATIONS UNIES, « Plaidoyer pour un rôle renforcé du Conseil de sécurité et de l’ONU dans la prévention des conflits liés aux catastrophes climatiques », dans Couverture des réunions & communiqués de presse, New York, Organisation des Nations unies, 2019, [en ligne] https://press.un.org/fr/2019/cs13677.doc.htm (dernière consultation le 31/12/2024)

[63] La première discussion date du 17 avril 2007.

[64] ORGANISATION DES NATIONS UNIES, « Security Council Fails to Adopt Resolution Integrating Climate-Related Security Risk into Conflict-Prevention Strategies », dans Meetings Coverage and Press Releases, SC/14732 13, New York, Organisation des Nations unies, 2021, [en ligne] https://press.un.org/en/2021/sc14732.doc.htm (dernière consultation le 05/05/2024)

[65] Le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) est chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationale. Il s’agit de la plus haute instance politique de l’Organisation des Nations unies.

[66] Le Conseil de sécurité est une arène non universelle, qui ne fonctionne pas par consensus et qui, selon l’Inde, ne reflète pas les intérêts des pays en développement qui ne possèdent pas de droit de véto. Les cinq pays qui possèdent le droit de véto sont la Chine, la France, le Royaume-Uni, la Russie et les États-Unis. Or, il est considéré que les changements climatiques – en tant que problème universel – doivent relever d’instances universelles.

[67] La convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, entrée en vigueur en 1994, est presque universellement ratifiée. Elle vise à prévenir les activités humaines « dangereuses » pour le système climatique en stabilisant les concentrations de GES, encourageant les pays développés à montrer la voie et en soutenant les activités de lutte contre les changements climatiques dans les pays en développement.

[68] Une idée défendue par l’actuel secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Voir son intervention à NYU Ster, à New York en mai 2017 : « le changement climatique est, en lui-même, une menace directe et un multiplicateur d’un grand nombre d’autres menaces – allant de la pauvreté aux déplacements de population et aux conflits. Les effets du changement climatique se font déjà sentir à travers le monde. Ils sont dangereux et s’accélèrent », dans « Climate Action: Mobilizing the world », dans ORGANISATION DES NATIONS UNIES, Sustainable Development Goals, Genève, Organisation des Nations unies, 2017 [en ligne] https://www.un.org/sustainabledevelopment/blog/2017/05/secretary-generals-climate-remarks-at-nyu-stern/ (dernière consultation le 07/12/2024)

[69] ORGANISATION DES NATIONS UNIES, « Security Council Fails to Adopt Resolution Integrating Climate-Related Security Risk into Conflict-Prevention Strategies », art. cit.

[70] Cette formule permet de recueillir le point de vue des acteurs non-étatiques.

[71] Tweet d’Emmanuel Macron, le 22 août 2019, [en ligne] https://x.com/EmmanuelMacron/status/1164616868080103425 (dernière consultation le 7/12/2024)

[72] « Incendies en Amazonie : le monde inquiet, passe d’armes entre Macron et Bolsonaro », dans Le Monde, Paris, Société éditrice du Monde, 2019, [en ligne] https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/22/incendies-en-amazonie-bolsonaro-denonce-une-psychose-environnementale-le-chef-de-l-onu-se-dit-profondement-preoccupe_5501774_3210.html (dernière consultation le 29/12/2017)

[73] BORN Camilla, « A Resolution for a Peaceful Climate: Opportunities for the UN Security Council», dans SIPRI Policy Brief, Stockholm, Stockholm International Peace Research Institute, 2017, 7 p., [en ligne] https://www.sipri.org/publications/2017/sipri-policy-briefs/resolution-peaceful-climate-opportunities-un-security-council (dernière consultation le 29/12/2024)

[74] FEMIA Francesco et WERREL Caitlin, « Avec le changement climatique, la menace de nouveaux conflits », dans Unesco.org, Paris, UNESCO, 2018, [en ligne] https://www.unesco.org/fr/articles/avec-le-changement-climatique-la-menace-de-nouveaux-conflits-0 (dernière consultation le 29/12/2024)

[75] DE CONING Cedric et KRAMPE Florian, « Russia’s ‘nyet’ does not mean climate security is off the Security Council agenda », dans SIPRI, Stockholm, Stockholm International Peace Research Institute, 2021, [en ligne] https://www.sipri.org/commentary/expert-comment/2021/russias-nyet-does-not-mean-climate-security-security-council-agenda (dernière consultation le 05/05/2024)

[76] MAERTENS Lucile, « Le changement climatique en débat au Conseil de sécurité de l’ONU », dans Revue internationale et stratégique, n°109, Paris, IRIS éditions, 2018, 218 p., pp. 105-114, [en ligne] https://www.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2018-1-page-105.htm (dernière consultation le 08/05/2024)

[77] MINISTERE DES ARMEES, Stratégie climat & défense, op. cit.

[78] Les zones de production et de transit sont soumises à de hautes tensions. Par exemple, un cinquième de la consommation mondiale circule par le détroit d’Ormuz, alors que la région est en proie à de fortes tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran, voir COMMISSION DE LA DEFENSE NATIONALE ET DES FORCES ARMEES, « Rapport d’information sur les enjeux de la transition écologique pour le ministère des Armées », dans Assemblée nationale, n°4145, Paris, Assemblée nationale, 158 p., [en ligne] https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/cion_def/l15b4145_rapport-information (dernière consultation le 26/01/2025)

[79] Il est à noter que les énergies renouvelables sont plus vulnérables aux attaques informatiques car il s’agit d’un secteur récent et numérisé, voir COMMISSION DES AFFAIRES ETRANGERES, « Rapport d’information sur le thème Dérèglements climatiques et conflits », dans Assemblée nationale, n°3813, Paris, Assemblée nationale, 2021, 109 p., [en ligne] https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/cion_afetr/l15b3813_rapport-information (dernière consultation le 20/01/2025)

[80] JOLLY Édouard et PALLE Angélique, « L’environnement comme problème stratégique : transition énergétique et changement climatique dans les armées françaises », dans Les Champs de Mars, n°35, Paris, Presses de Sciences Po, 2020, 290 p., pp. 75-99, [en ligne] https://shs.cairn.info/revue-les-champs-de-mars-2020-2-page-75?lang=fr (dernière consultation le 26/01/2025)

[81] Ibid.

[82] Ibid.

[83] BELL R. Steven, DICKE Scott H., EADY David S. et SIEGEL Steven B., Sustain The Mission Project: Casualty Factors for Fuel and Water Resupply Convoys, Arlington, Army Environmental Police Institute (AEPI), 2007, 8 p. [en ligne] https://apps.dtic.mil/sti/pdfs/ADB356341.pdf (dernière consultation le 07/06/2024)

[84] BAILLY Julien et BLANC Jean Baptiste, « Sobriété énergétique et efficacité opérationnelle, enjeux d’un équilibre incontournable », dans Revue internationale et stratégique, n°131, Paris, IRIS éditions, 2023, 208 p., pp. 21–31, [en ligne] https://doi.org/10.3917/ris.131.0021 (dernière consultation le 04/05/2023)

[85] Par comparaison, la Direction générale de l’armement en France travaille sur un mode d’hybridation du véhicule blindé multi-rôle Griffon pour 2030, un prototype ayant été développé. NICOLAS Alexandra, « Les futures victoires de l’armée de terre seront vertes ! De “l’écologie de combat” au combat écologique », dans Note de Recherche, Paris, Centre de doctrine et d’enseignement du commandement, 2022, 113 p., [en ligne] https://www.terre.defense.gouv.fr/sites/default/files/ccf/20220311_NP_CDEC_PEP_NOTE-DE-RECHERCHE-PROSPECTIVE_Combat-ecologique.pdf (dernière consultation le 26/01/2025)

[86] BATEMAN Robert, « Green Machine », dans Earth Island Journal, vol. 28, n°3, Stanford, Earth Island Institute, 2013, pp. 23-26 [en ligne] https://www.jstor.org/stable/43881467?read-now=1#page_scan_tab_contents (dernière consultation le 12/01/2025)

[87] La Commission a publié le 16 mars 2023 la loi sur les matières premières essentielles (CRM Act), [en ligne] https://single-market-economy.ec.europa.eu/sectors/raw-materials/areas-specific-interest/critical-raw-materials/critical-raw-materials-act_en (dernière consultation le 07/12/2024)

[88] COMMISSION DES AFFAIRES ETRANGERES, art. cit.

[89] Ibid.

[90] NICOLAS Alexandra art. cit.

[91] Ibid.

[92] GOYA Michel, « La crise du modèle occidental de guerre limitée de haute technologie », dans Politiques étrangères, n°2007/1, Printemps, Institut français des relations internationales (IFRI), 2007, pp. 191-202, [en ligne] https://shs.cairn.info/revue-politique-etrangere-2007-1-page-191?lang=fr (dernière consultation le 29/12/2024)

[93] CHAHUNEAU Louis, « Armée française : « On a voulu remplacer le quantitatif par le qualitatif » », dans Le Point, Paris, Sebdo 1, 2016, [en ligne] https://www.lepoint.fr/sciences-nature/armee-francaise-on-a-voulu-remplacer-le-quantitatif-par-le-qualitatif-05-11-2016-2081034_1924.php#11 (dernière consultation le 26/01/2025)

[94] Ibid.

[95] Ibid.

[96] Ibid.

[97] DESPORTES Vincent, « Armées : « technologisme » ou « juste technologie » ? », dans Politique étrangère, Paris, Institut français des relations internationales (Ifri), 2009, pp. 403-418, [en ligne] https://shs.cairn.info/revue-politique-etrangere-2009-2-page-403?lang=fr (dernière consultation le 7/06/2024)

[98] Il s’agit d’une méthode de renseignements utilisant des données numériques disponibles en source ouverte.

[99] ORYX, « Attack on Europe: Documenting Russian Equipment Losses During The Russian Invasion Of Ukraine », dans Oryxspioenkop, République Tchèque, Oryxspioenkop, 2022, [en ligne] https://www.oryxspioenkop.com/2022/02/attack-on-europe-documenting-equipment.html (dernière consultation le 05/05/2024)

[100] Voir DABELKO Geoffrey D., et al., « Backdraft: The Conflict Potential of Climate Change Adaptation and Mitigation », dans Environmental Change & Security Program report, vol. 14, n°2, Washington, D. C., Woodrow Wilson international Center for Scholars, 2013, 56 p., [en ligne] https://www.wilsoncenter.org/publication/backdraft-the-conflict-potential-climate-change-adaptation-and-mitigation (dernière consultation le 20/01/2025)

[101] ALEX Bastien, « La Défense face aux défis du dérèglements climatiques », dans CERISCOPE Environnement, Paris, Centre de recherches internationales, 2014, 13 p., [en ligne] https://ceriscope.sciences-po.fr/environnement/content/part5/la-defense-face-aux-defis-du-dereglement-climatique?page=show (dernière consultation le 04/05/2024)

[102] PELLING Mark, Adaptation to climate change: from resilience to transformation, New York, Routledge, 2011, 220 p., [en ligne] https://talos.unicauca.edu.co/gea/sites/default/files/Adaptation%20to%20Climate%20Change%20From%20Resilience%20to%20Transformation.pdf (dernière consultation le 28/01/2025)

[103] Interview menée par Alexandra Nicolas dans sa note de recherche NICOLAS Alexandra, art. cit.

[104] La convention ENMOD ou convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles.

[105] Il s’agit d’un camp militaire situé dans la Creuse.

[106] NICOLAS Alexandra, art. cit.

[107] BROSIG Max, « Implications of Climate Change for the US Army », United States Army War College, Pennsylvanie, 2019, [en ligne] https://www.govinfo.gov/content/pkg/GOVPUB-D101-PURL-gpo147663/pdf/GOVPUB-D101-PURL-gpo147663.pdf (dernière consultation le 05/05/2024)

[108] RAJAEIFAR Mohammad Ali, et al., « Decarbonize the military — mandate emissions reporting: Armed forces have a massive carbon footprint that is absent from global accounting. », dans Nature, vol. 611, n°7934, Londres, Springer Nature, 2022, pp. 29-32, [en ligne] https://doi.org/10.1038/d41586-022-03444-7 (dernière consultation le 05/05/2024)

[109] Au Pakistan, en octobre 2005, un séisme fait 80 000 morts et laissent plus de 3 millions de personnes sans nourriture ni abri. L’OTAN a lancé une mission pour contribuer à l’aide humanitaire d’urgence en aidant à la réparation de routes, à l’acheminement de couvertures, tentes et matériel médical et réparation d’abris.

[110] L’OTAN compte 32 pays membres.

[111] Voir le point 46 du Concept stratégique de 2022 de l’OTAN, adopté par les chefs d’État et de gouvernement au sommet de Madrid le 29 juin 2022, Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), Bruxelles, 2022, [en ligne] https://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_210907.htm (dernière consultation le 29/12/2024)

[112] EMERGING SECURITY CHALLENGES DIVISION, The NATO Greenhouse Gases Emission Mapping and Analytical Methodology, OTAN, Bruxelles, 2023, 11 p., [en ligne] https://www.nato.int/nato_static_fl2014/assets/pdf/2023/7/pdf/230710-NATO-GHG-Methodology.pdf (dernière consultation le 29/12/2024)

[113] MANFREDINI Andrea, « NATO’S Expérience in the Field of Energy Efficiency for Armed Forces », dans Energy Security: Operational Highlights, n°13, Vilnius, NATO Energy Security Centre of Excellence, 2020, 67 p., [en ligne] https://www.enseccoe.org/wp-content/uploads/2024/01/energy_highlights_no.13-2020.pdf (dernière consultation, le 10/05/2024)

[114] ALEX Bastien, GEMENNE François et REGAUD Nicolas, op. cit.

[115] Il s’agit de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale. Une enveloppe de 80 milliards pour la période 2021-2027 a été décidée.

[116] « Les deux organisations jouent des rôles complémentaires, cohérents et se renforçant mutuellement au service de la paix et de la sécurité au niveau international ». Voir Concept stratégique de 2022 de l’OTAN, adopté par les chefs d’État et de gouvernement au sommet de Madrid le 29 juin 2022, op. cit.

[117] ALEX Bastien, GEMENNE François et REGAUD Nicolas, op. cit.

[118] OTAN, Plan d’action de l’OTAN sur le changement climatique et la sécurité, Bruxelles, OTAN, 2021, [en ligne] https://www.nato.int/cps/fr/natohq/official_texts_185174.htm (dernière consultation le 14/12/2024)

[119] ALEX Bastien, GEMENNE François et REGAUD Nicolas, op. cit. ; cette contrainte de la non-duplication remonte aux accords de Saint-Malo de 1998. En réponse à l’instauration d’une politique de défense de l’UE, Madeleine Albright, la secrétaire d’État américaine, formule la politique des « 3D » : « pas de découplage entre les États-Unis et la sécurité européenne, pas de duplication des structures ou des initiatives qui existent déjà au sein de l’OTAN, et pas de discrimination à l’encontre des membres de l’OTAN qui ne font pas partie de l’UE », voir VIGILANT Jean-Marc, « « Européaniser » l’OTAN : utopie ou évidente nécessité ? », Paris, Iris, 2024, [en ligne] https://www.iris-france.org/186244-europeaniser-lotan-une-utopie-ou-une-evidente-necessite-pour-les-europeens-2/ (dernière consultation le 04/04/2024)

[120] Ibid.

[121] MUXEL Anne, « Les jeunes et la guerre : représentations et dispositions à l’engagement », dans Étude, n°116, Paris, Institut de recherche stratégique de l’École militaire, 2024, 95 p., [en ligne] https://www.sciencespo.fr/cevipof/sites/sciencespo.fr.cevipof/files/bdEtude-Muxel-Lesjeunesetlaguerre.pdf (dernière consultation le 26/01/2025)

[122] Ibid.

[123] OPINIONWAY, « En qu(o)i les Français ont-ils confiance aujourd’hui ? », dans Baromètre de confiance politique, vague 13, Paris, Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), décembre 2021- janvier 2022, [en ligne] https://www.sciencespo.fr/cevipof/sites/sciencespo.fr.cevipof/files/OpinionWay%20pour%20le%20CEVIPOF-Baromètre%20de%20la%20confiance%20en%20politique%20-%20vague%2013%20-%20janvier%202022.pdf (dernière consultation le 14/12/2024)

[124] MUXEL Anne, OPILLARD Florian et PALLE Angélique, art. cit.

[125] BERNARD Dreano et CRAMER Ben, « Le secteur militaire, toujours dispensé d’efforts pour le climat », dans Reporterre, Paris, La Pile, 2021, [en ligne] https://reporterre.net/Le-secteur-militaire-toujours-dispense-d-efforts-pour-le-climat#:~:text=Le%20secteur%20militaire%20ne%20participe,Glasgow%20et%20dans%20le%20monde (dernière consultation le 05/04/2024)

[126] Les accords de Paris n’obligent pas les États à reporter leurs émissions militaires.

[127] BERNARD Dreano et CRAMER Ben, art. cit.

[128] RAJAEIFAR Mohammad Ali, et al., art. cit. ; voir aussi COTTRELL Lindsey et PARKINSON Stuart, Estimating the Military’s Global Greenhouse Gas Emissions, Lancaster, Scientists for Global Responsibility et The Conflict and Environment Observatory, 2022, 13 p., [en ligne] https://ceobs.org/wp-content/uploads/2022/11/SGR-CEOBS_Estimating_Global_MIlitary_GHG_Emissions.pdf (dernière consultation le 26/01/2025)

[129] Voir article « L’attaque des cerveaux : qu’est-ce que la guerre cognitive ?», dans La Revue d’Histoire Militaire, Les Lilas, La Revue d’Histoire Militaire, 2022, [en ligne] https://larevuedhistoiremilitaire.fr/2022/11/03/lattaque-des-cerveaux-quest-ce-que-la-guerre-cognitive/ (denrière consultation le 04/01/2025)

[130] NICOLAS Alexandra, art. cit., p. 96

[131] En 2013, la publication de l’Academy of Military Sciences of the People’s Liberation Army of China de The Science of Military Strategy rappelle que « les opérations militaires autres que la guerre sont importantes pour améliorer les capacités militaires opérationnelles », ACADEMY OF MILITARY SCIENCE MILITARY STRATEGY DEPT., The Science of Military Strategy, Alabama, China Aerospace Studies Institute (CASI), 2013, 372 p., traduit en anglais par China Aerospace Studies Institute (CASI), [en ligne] https://www.airuniversity.af.edu/Portals/10/CASI/documents/Translations/2021-02-08%20Chinese%20Military%20Thoughts-%20In%20their%20own%20words%20Science%20of%20Military%20Strategy%202013.pdf?ver=NxAWg4BPw_NylEjxaha8Aw%3d%3d (dernière consultation le 18/01/2024)

[132] AMAOUA Frédérique, « Taiwan accuse la Chine de tirer profit du séisme. Pékin cherche à imposer sa tutelle sur l’aide humanitaire et provoque des retards » dans Libération, Paris, SARL Libération, 1999, [en ligne] https://www.liberation.fr/planete/1999/09/27/taiwan-accuse-la-chine-de-tirer-profit-du-seisme-pekin-cherche-a-imposer-sa-tutelle-sur-l-aide-human_284564/?redirected=1 (dernière consultation le 14/12/2024)

[133] Plus de 300 programmes d’aide humanitaire ont été conduits depuis 2004, ce qui place la Chine comme premier pourvoyeur d’aide humanitaire parmi les BRICS. La Chine reste cependant loin derrière les donateurs traditionnels (pays du G7 et pays nordiques).

[134] SOUTHERLAND Matthew, « The Chinese Military’s Role in Overseas humanitarian assistance and Disaster Relief: Contributions and Concerns », dans US-China Economic and Security Review Commission, Washington, 2019, 17 p. [en ligne] https://www.uscc.gov/sites/default/files/Research/USCC%20Staff%20Report_The%20Chinese%20Military’s%20Role%20in%20Overseas%20Humanitarian%20Assistance%20and%20Disaster%20Relief_7.11.19.pdf (dernière consultation le 18/01/2024)

[135] Il s’agit de la plus ancienne ONG environnementale chinoise. Elle a été créée en 1993 à Beijing.

[136] LEPLÂTRE Simon, « En Chine, les autorités alimentent la colère du peuple contre le rejet d’eaux de la centrale de Fukushima » dans Le Monde, Paris, Société éditrice du Monde, 2023, [en ligne] https://www.lemonde.fr/international/article/2023/08/25/en-chine-les-autorites-alimentent-la-colere-du-peuple-contre-le-rejet-d-eaux-de-la-centrale-de-fukushima_6186526_3210.html (dernière consultation le 14/11/2024)

[137] Ibid.

[138] Voir GORON Coraline, « Civilisation écologique et limites politiques du concept chinois de développement durable », dans Perspectives chinoises, vol. 12, n°4, Hong-Kong, Centre d’études et d’information sur la Chine, 2018, 97 p., pp. 41-55, [en ligne] https://journals.openedition.org/perspectiveschinoises/8887 (dernière consultation le 02/02/2025)

[139] ROMERO Purple, YIN Yu, Annie Lab team, « Narratives that drive climate misinformation in China », dans Asian Network of news and Information Educators (Annie Lab), Hong Kong, The university of Hong Kong, 2023, 21 p., [en ligne] https://annielab.org/2023/05/30/special-report-narratives-that-drive-climate-misinformation-in-china/ (dernière consultation le 05/05/2024)

[140] BONNAMY Gabriel, DE GUGLIELMO Marine et THIENPONT Yente, « La Chine face aux changements climatiques : une quête d’influence et de puissance écologiques », dans Observatoire Défense & Climat, Paris, IRIS, 2023, 30 p., [en ligne] https://defenseclimat.fr/la-chine-face-aux-changements-climatiques-une-quete-dinfluence-et-de-puissance-ecologiques/ (dernière consultation le 26/01/2025)

[141] CHAPONNIÈRE Jean-Raphaël et LAUTIER Marc, Quelles perspectives d’industrialisation tardive pour l’Afrique subsaharienne ?, Paris, Editions AFD, 2022, [en ligne] https://www.afd.fr/fr/ressources/quelles-perspectives-dindustrialisation-tardive-pour-lafrique-subsaharienne (dernière consultation le 15/12/2024)

[142] MARCONI Nelson, et al., « Manufacturing and economic development: The actuality of Kaldor’s first and second laws », dans Structural Change and Economic Dynamics, vol. 37, Amsterdam, Elsevier, 2016 [en ligne] https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0954349X15000788 (dernière consultation le 15/12/2024)

[143] Les énergies fossiles représentent 80 % du mix énergétique mondial en 2019. Voir « Chiffres clés de l’énergie, édition 2022 », dans DATA LAB, Paris, Ministère de la Transition énergétique, 2022, 92 p., [en ligne] https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-energie-2022/12-international#:~:text=Consommation%20mondiale%20d’énergie%20primaire%20par%20énergie&text=Les%20énergies%20fossiles%20dominent%20largement,avant%20une%20relative%20stabilité%20depuis (dernière consultation le 15/12/2024)

[144] Boe Declaration Action Plan, op. cit.

[145] VERSTRAETEN William, et al., « Rapid increases in tropospheric ozone production and export from China », dans Nature Geoscience,Londres,2015, [en ligne] https://tesweb.jpl.nasa.gov/uploadedfiles/VerstraetenRapid-incaa2015.pdf (dernière consultation le 04/04/2024)

[146] « Chiffres clés du climat, France, Europe et Monde », dans DATA LAB, Paris, Ministère de la Transition écologique, 2022, 92 p., [en ligne] https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-du-climat-2022/6-emissions-de-co2-hors-utcatf#:~:text=En%202019%2C%20la%20Chine%20reste,%2C3%20Gt%20CO2 (dernière consultation le 04/04/2024)

[147] MYERS Meghan, « Rising oceans threaten to submerge 128 military bases: report », dans NavyTimes, Virginia, Carl Prine, 2016, [en ligne] https://www.navytimes.com/news/your-navy/2016/07/29/rising-oceans-threaten-to-submerge-128-military-bases-report/ (dernière consultation le 04/05/2024)

[148] MARTIN Craig, art. cit. ; voir aussi HELZER Pete, « The impending Climate War With China », dans War Room, Carlisle, United States Army War College, 2021, [en ligne] https://warroom.armywarcollege.edu/articles/climate-war/ (dernière consultation le 05/05/2024)

[149] KEEGAN John, A History of Warfare, New York, New York Hutchinson Heinemann, 1993, 432 p.

[150] OLIVIER Arthur, « Union européenne, Chine, Etats-Unis… qui émet le plus de gaz à effet de serre ? », dans Touteleurope.eu, Paris, GIE Toute l’Europe, 2024, [en ligne] https://www.touteleurope.eu/environnement/union-europeenne-chine-etats-unis-qui-emet-le-plus-de-gaz-a-effet-de-serre/ (dernière consultation le 15/12/2024)

[151] Il s’agit du traité international qui a créé la Cour pénale internationale, effective depuis 2002. Ratifié à l’origine par 60 pays, il compte désormais plus de 125 États parties sur les 193 États membres de l’ONU.

[152] NEYRET Laurent, « Réveiller l’écocide », dans Revue de science criminelle et de droit comparé, Paris, Dalloz, 2022, pp. 767-777

[153] Tweet d’Emmanuel Macron sur X du 29 juin 2020, [en ligne] https://x.com/EmmanuelMacron/status/1277599257692946434 (dernière consultation le 18/01/2025)

[154] Voir ASSEMBLÉE NATIONALE, Proposition de loi portant reconnaissance du crime d’écocide, n°2353, Paris, Assemblée nationale, 2019, [en ligne] https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b2353_proposition-loi#:~:text=%C2%AB%20Art.,a%20%C3%A9t%C3%A9%20suivie%20d%E2%80%99effet. (dernière consultation le 18/01/2025)

[155] Voir Art. L. 231-3 de la Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, art. L. 231-3, JORF n°0196, texte n°1, 2021, [en ligne] https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/jo/2021/08/24/0196 (dernière consultation le 18/01/2025)

[156] NICOLAS Alexandra, art. cit. ; pour approfondir, voir aussi Directives sur la protection de l’environnement naturel en période de conflit armé. Règles et recommandations relatives à la protection de l’environnement naturel en droit international humanitaire, accompagnées de commentaires Genève, Comité internationale de la Croix Rouge, CICR, 2020 [en ligne] https://www.icrc.org/fr/publication/4382-guidelines-protection-natural-environment-armed-conflict (dernière consultation le 28/01/2025)

[157] CHAUVIN Hortense, « Agriculture, faune… Désastre écologique après la destruction du barrage ukrainien », dans Reporterre, Paris, La Pile, 2023, [en ligne] https://reporterre.net/Agriculture-faune-Desastre-ecologique-apres-la-destruction-du-barrage-ukrainien (dernière consultation le 05/05/2024)

[158] Selon cet article, est considéré comme un crime de guerre « le fait de diriger intentionnellement une attaque en sachant qu’elle causera incidemment […] des dommages étendus, durables et graves à l’environnement naturel qui seraient manifestement excessifs par rapport à l’ensemble de l’avantage militaire concret et direct attendu ». Voir article 8- Crimes de guerres, COUR PENALE INTERNATIONALE, Statut de Rome de la Cour pénale internationale, La Haye, Cour pénale internationale, 1998, 83 p., [en ligne] https://www.icc-cpi.int/sites/default/files/NR/rdonlyres/ADD16852-AEE9-4757-ABE7-9CDC7CF02886/283948/RomeStatuteFra1.pdf (dernière consultation le 18/01/2025)

[159] Article 55 du Protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux (Protocole I), Genève, Haut-Commissariat des droits de l’homme, HCDH, 1949, [en ligne] https://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/protocol-additional-geneva-conventions-12-august-1949-and#:~:text=Article%2035%20%2D%2D%20Règles%20fondamentales,à%20causer%20des%20maux%20superflus (dernière consultation le 02/02/2024)

[160] Dans son plan de paix du 15 novembre 2022, présenté lors de l’ouverture du sommet du G20 à Bali, Zelensky appel à « une protection immédiate de l’environnement » et considère l’écocide comme un défi à la paix.

[161] Cette liste est non exhaustive.

[162] Développés par le service d’infrastructure de la Défense, ils visent à réduire la dépendance énergétique des bases françaises en opérations extérieures.

2 réflexions sur “Extension du domaine de la lutte : l’environnement, un nouveau champ de bataille ?

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