Il se tourne vers son frère[1] et ordonne : « Et, tandis qu’avec la protection du Ciel éternel je donne une direction à la nation, sois pour moi des yeux qui voient, des oreilles qui écoutent ! Divise ceux qui ont des parois de feutre, sépare ceux qui ont des portes de bois, partage l’entière nation selon les noms des peuples, et donne les en apanages à notre mère, à mes cadets et à mes fils. Que nul n’aille à l’encontre de tes décisions ! […] Dans toute la nation punis le vol, fais taire le mensonge, mets à mort ceux qui doivent être mis à mort ! Châtie ceux qui doivent être châtiés »[2].
Voici les paroles que prononce Gengis Khan, de son prénom Temüjin, lors de son intronisation au qurultay[3] de 1206. Après avoir soumis les tribus des steppes dans les années 1190, les Tatars en 1202, le khanat[4] des Kéraïts en 1203, la confédération Naïman en 1204, Temüjin assoit son autorité sur la Mongolie septentrionale, centrale et occidentale. En cette année 1206, Gengis Khan profite donc d’une position de chef militaire et politique désormais incontestable, lorsqu’il s’adresse à son frère pour le charger d’une mission de juge suprême, mais aussi de garant de l’Empire mongol. Pour le futur maître d’un ulus[5] qui s’étend des peuples de la Mandchourie à ceux de la Hongrie, l’art de la guerre semble inséparable d’un autre art : celui de gouverner.
Pour ses contemporains occidentaux, Gengis Khan, peut-être rappelant le passage d’un fléau jugé de nature divine, présente toutes les caractéristiques d’un envahisseur barbare, au mieux d’un conquérant étranger, à la tête d’une horde de nomades dépourvus de la moindre attention pour la chose militaire, encore moins pour la politique. Pourtant, la victoire sur un nombre varié d’ennemis dans des lieux tout aussi différents ne demande-t-elle pas un certain degré de stratégie, de tactique et d’organisation ? La fédération des clans des steppes, puis la soumission des peuples vaincus, ne requière-t-elle pas un minimum de volonté politique, voire judiciaire[6] ? Si l’on dépasse l’image d’Épinal de l’envahisseur barbare, il est alors intéressant d’observer en détails le khan, figure dominante d’un conquérant de l’époque médiévale asiatique, à la fois chef de guerre et dirigeant politique.

Des causes de l’invasion
L’intronisation de 1206 ne signifie pas la fin de la conquête pour Gengis Khan. Loin de là. Après avoir fédéré la majeure partie des peuples des steppes et s’être prémuni de toute résistance par une politique de la peur, ce dernier poursuit les combats. Tout au long du XIIIe siècle, ses armées se tournent vers les fronts chinois, perses, iraniens et poussent même vers la Russie.
Souvent à l’initiative de l’attaque, Gengis Khan peut, en effet, revêtir le rôle d’un assaillant brutal et sans merci, comme en témoigne le conflit contre deux dynasties chinoises. Après avoir écrasé et vassalisé celle des Xia en 1210, il s’en prend l’année suivante aux Jin occidentaux. Ces derniers, rapidement, négocient l’arrêt des combats contre un tribut conséquent d’or et de soie.
Le retrait des troupes mongoles n’est cependant que de courte durée, puisqu’en 1212, Gengis Khan attaque de nouveau les Jin et assiège leur capitale, Zhongdu. Il ne se retire que deux ans plus tard, emportant avec lui un lourd tribut et prenant soin de laisser des garnisons sur les cols des montagnes acquis lors de la première invasion. L’empire des Jin finit néanmoins par tomber, à la suite du changement de sa capitale pour Kaifeng, déplacement qui rompt le traité passé avec les Mongols et entraîne une nouvelle intervention du khan de 1215 à 1218[7].

Parfois, l’invasion peut se produire en tant que réaction à un affront demandant réparation par la vengeance. Tel est le cas de la première conquête, dès 1219, des pays iraniens. En 1215, Gengis Khan semble, en effet, chercher à privilégier l’établissement de liens commerciaux entre son ulus et la cour du sultan Mohammad II. Il envoie alors à ce dernier une demande de libre circulation[8]. En 1218, une caravane marchande arrive à Utrār, ville sous l’autorité du gouverneur du Khwārazmshāh, qui décide, sur des soupçons d’espionnage[9], de massacrer les commerçants.
Le refus de livrer les coupables déclenche de suite un incident diplomatique : pour le pouvoir mongol, cet acte est intolérable, d’autant plus que le sultan fait exécuter l’un des messagers venus demander réparation au nom du khan[10]. Une fois la nouvelle reçue, Gengis Khan aurait confié le commandement de 150 000 cavaliers à son général Muqali pour envahir l’Iran oriental. Celui-ci réussit à prendre la ville d’Utrār, ainsi que Transoxiane et Khorassan. Les populations sont alors massacrées.
Une invincible et irascible horde de guerriers ?
Ces victoires, souvent menées avec un désavantage numérique pour les Mongols, ne relèvent pas du hasard. Si les armées du khan écrasent leurs ennemis, c’est parce qu’elles font preuve d’une stratégie, d’une rigueur et d’une discipline rarement égalées dans les régions où elles livrent bataille[11].
Gengis Khan prête une attention toute particulière à cette notion de discipline, qu’il instaure grâce à des grandes règles, sorte de codes de conduite, les jasaq[12]. Ces préceptes, prononcés par le khan, devaient définir un comportement, la plupart du temps martial, très souvent fondé sur les us et coutumes mongols. Deux jasaq parlent ainsi de discipline au sein des armées :
« Au moment d’écraser l’ennemi, nous ne nous arrêterons pas pour le butin. Une fois que nous les aurons complètement écrasés, ce butin sera bel et bien notre […]. Si nous sommes contraints par l’adversaire à reculer, nous retournerons […]. Ceux qui n’y retourneront pas, nous leur trancheront le cou ! »[13]
Au travers de ces deux règles, nous constatons tout d’abord que la politique d’invasion change de paradigme. Gengis Khan inverse le système de conception de la récompense : le butin pour le butin ne suffit plus, c’est dans l’anéantissement de l’adversaire que le guerrier doit désormais combler sa soif de conquête. La victoire, par l’appropriation des terres et la soumission des peuples, devient totale, définitive et, in fine, rémunératrice. Il s’agit également d’imposer aux soldats le retour au combat, sous peine d’être considéré comme un traître. Le châtiment mentionné porte par ailleurs un sens extrêmement fort. Par la décapitation du soldat qui déserte, le khan suscite chez ses hommes la peur de voir son sang s’écouler, synonyme de rupture de la transmission de l’identité clanique selon les croyances chamanistes[14].
La discipline passe aussi par la rigueur, notamment celle liée au système d’entraînement, que Gengis Khan élabore et met en place dès le début du XIIIe siècle. L’armée mongole doit aussi à ce dernier une nouvelle organisation en unités décimales de 10, 100 et 1 000, pour optimiser la chaîne de commandement : un homme donne un ordre à une dizaine, puis ces dix hommes répercutent l’ordre sur les cent autres, et ainsi de suite[15]. Ce fonctionnement participe également à l’introduction d’une profonde modification de la structure sociale, la subdivision clanique laissant place à la hiérarchie et la solidarité régimentaire[16].
Même au sommet de la sphère décisionnaire, le khan privilégie la participation de ses membres les plus éminents, les invitant à réfléchir avec lui aux stratégies et tactiques. Enfin, l’atout primordial de cette armée tient en la capacité de ses chefs à faire preuve d’une perpétuelle adaptabilité technique[17]. Sous l’impulsion du khan et grâce à l’incorporation d’experts étrangers – Arméniens, Géorgiens, Coréens -, les troupes mongoles réussissent peu à peu à maîtriser les technologies de siège de leur époque : sape de mine, trébuchet à traction, puis à contrepoint[18]. Ces mêmes trébuchets pouvant jeter du naphte et des bombes dès la campagne contre les Songs.

Il faut tout de même souligner le manque cruel de sources dont souffrent les études sur Gengis Khan et plus communément sur l’art de la guerre des armées gengiskhanides. L’historien Abbès Zouache, dans un compte-rendu, relève par exemple les limites d’un système de comparaison mis au point par un grand chercheur de l’histoire militaire de la Mongolie médiévale, Timothy May[19]. Ce dernier, dans son ouvrage The Mongol Art of War, examine l’entraînement des armées du khan à la lumière de celui des Mamelouks ou des Kitan de la dynastie des Liao. Or, comme le souligne Zouache, il est relativement difficile de comparer les cavaliers mongols aux cavaliers Mamelouks qui, eux, « étaient sélectionnés, éduqués et entraînés pour la guerre »[20].
Ce sont, par ailleurs, les Mamelouks qui finissent par briser le mythe d’invincibilité des armées mongoles, en stoppant l’avancée de Hülegü, frère du troisième successeur de Gengis Khan. Alors qu’il poursuit sa conquête du nord de la Syrie, Hülegü subit une défaite cuisante le 3 septembre 1260 à ʿAyn Jālūt, face au sultan mamelouk al-Malik al-Muzaffar Qutuz. Après cette bataille, il faut attendre 60 ans de guerre pour qu’un traité de paix soit enfin signé en 1323 entre les Ilkhans, Mongols de Syrie, et leurs anciens ennemis[21]. Cet échec militaire marque par la même occasion une rupture politique : une partie des peuples du dār al-islām ne se verront plus imposer les lois et la culture des khans.
Une culture en transition
Au XIIIe siècle, la suprématie des Mongols, dirigés par un khan, passe aussi par une domination politique et culturelle. Encore inconnu des grandes puissances à la fin du XIIe siècle, un empire nomade, plus tout à fait naissant, s’apprête et commence déjà à soumettre des peuples sédentaires de la Chine ou du dār al-islām. Ainsi, par leur apparition en tant que force militaire, les Mongols fracturent l’histoire de l’Eurasie[22].
Comme toute domination par la force d’un peuple sur un autre, les invasions mongoles apportent avec elles une religion et des coutumes. L’Autre, ce conquérant étranger, devient de facto un puissant vecteur de diffusion culturelle, souvent perçu négativement par le vaincu. Il est alors intéressant d’observer les normes sociales et sociétales du premier, pour comprendre l’écart entre la réalité et l’image véhiculée par le second.
Parler de la culture mongole revient inévitablement à traiter en tout premier lieu de sa religiosité. Cette société se fonde, en effet, sur une religion, le chamanisme, impliquant un système de représentations extrêmement différent de celui des peuples qu’ils ont affrontés ou côtoyés. Au XIIe siècle, deux modes de vie distinguent les tribus mongoles. Il existe d’abord des chasseurs forestiers, qui pratiquent un chamanisme de chasse. Ceux-ci croient au principe d’un monde fondé sur l’échange matrimonial entre les hommes et les esprits des animaux. Tandis que les humains se nourrissent de gibier, les animaux absorbent la force vitale de ceux qui les chassent et les tuent. Le chamane, lui, est présent pour assurer le renouvellement de cet échange, en se mariant à la fille de l’esprit de la forêt[23].
Cette forme ancienne d’organisation sociale tend néanmoins à évoluer dans l’Empire mongol, notamment avec l’introduction de la pratique de l’élevage. Peu à peu, les « pasteurs de la steppe »[24] apparaissent aux côtés des forestiers ou parfois les remplacent. Ce phénomène apporte une redéfinition des représentations : la valeur primordiale devient la filiation[25]. Les ancêtres se trouvent propulsés sur le devant de la scène, dominant les cadets. Les chamanes, héritant de leur charge par leurs pères, garantissent la continuité et l’ordre au sein du clan, en maintenant la communication entre les vivants et l’esprit des morts.
Dès lors, les tribus se construisent et se déclinent en une grande variété de clans et de lignages, chacun respectant un système patrilinéaire, et ordonnant ses rapports internes selon une hiérarchie fondée sur l’âge. Tandis que le chef de clan remplit une fonction fédératrice afin de stimuler la cohésion d’une « communauté de chasse et de guerre »[26], les plus âgés assurent la gestion quotidienne. Par ailleurs, ces clans, avec l’extérieur, pratiquent un « système vindicatoire »[27] basé sur la vengeance, parfois dite « épique »[28].
Avec la récupération assez rapide des différents clans, l’assimilation progressive de peuples nouveaux et l’augmentation de la superficie de son territoire, Gengis Khan modifie en profondeur la société qu’il entend désormais contrôler. En effet, dès 1187, il pratique une politique de détribalisation, où domine l’image d’une « adhésion volontaire et individuelle au futur khan »[29], entouré de nököd[30] ou compagnons d’armes. Gengis Khan remplace la loyauté tribale par une loyauté à destination d’un chef, tout en maintenant une hiérarchie basée sur la primauté de la maturité de l’âge et continue d’encourager une promotion sociale en fonction de l’ancienneté dans un lignage donné. Toutes ces mesures tendent vers une seule fin : créer une communauté dont le but commun puisse dépasser les divisions claniques.
De Temüjin à Gengis Khan, l’accumulation des conquêtes et des invasions semble parfois obscurcir le fonctionnement d’une société non-sédentaire, hétérogène et décentralisée. Pourtant, les rouages de l’Empire mongol ne manquent pas de complexité. Une complexité militaire et politique, mais aussi sociale et religieuse. Cette complexité se trouve renforcée par la domination progressive de l’autorité et de la culture mongole sur d’autres peuples. La recherche démontre aujourd’hui, malgré un manque relatif de sources, qu’il a bel et bien existé un élan fédérateur à l’initiative de Gengis Khan.
Avec son avènement, la figure du khan passe de chef de clan tribal à dirigeant d’un territoire qui s’étend de la Mandchourie à la Hongrie. Sous son impulsion, autrement dit par son autorité militaire et sa volonté politique, la culture de sa jeunesse vacille peu à peu : du guerrier chasseur ou pasteur des steppes, il est devenu le conquérant d’un empire nomade et eurasien.
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Bibliographie
AIGLE Denise, « Le Grand Jasaq de Gengis-Khan, l’empire, la Culture Mongole et la Sharīʿa. », dans Journal of the Economic and Social History of the Orient, vol. 47, n°1, Leiden, Brill, 2004, 141 p., pp. 31–79, [en ligne] https://www.jstor.org/stable/25165021?read-now=1#page_scan_tab_contents (dernière consultation le 10/11/2019)
HODOUS Florence, « The Quriltai as a Legal Institution in the Mongol Empire », dans Central Asiatic Journal, vol. 56, Wiesbaden, Harrassowitz Verlag, 2013, 272 p., pp. 87–102, [en ligne] https://www.jstor.org/stable/10.13173/centasiaj.56.2013.0087#:~:text=Seeing%20the%20quriltai%20as%20a,traditions%20of%20the%20Mongolian%20steppe. (dernière consultation le 10/11/2019)
MAY Timothy, « Gengis Khan et le secret des conquêtes mongoles », dans HOLEINDRE Jean-Vincent (éd.) et TESTOT Laurent (éd.), La guerre : des origines à nos jours, Auxerre, Éditions Sciences humaines, 2014, 271 p., pp. 82-89
MORGAN David O., « The ‘Great ‘Yāsā’ of Chingiz Khān’ and Mongol Law in the Īlkhānate », dans Bulletin of the School of Oriental and African Studies, University of London, vol. 49, n°1, Cambridge, Cambridge University Press, 1986, 252 p., pp. 163–176, [en ligne] https://www.jstor.org/stable/617678 (dernière consultation le 10/11/2019)
SIKI-OUDUQU, Histoire secrète des Mongols, Moscou, Yazykoznaniya Ran, traduit par EVEN Marie-Dominique et POP Rodica, [en ligne] https://altaica.ru/SECRET/e_french.php (dernière consultation le 10/11/2019)
ZOUACHE Abbès, « May Timothy, The Mongol art of War. Chinggis khan and the Mongol Military System », dans Études mongoles et sibériennes, centrasiatiques et tibétaines, vol. 42, Paris, Société des études mongoles et sibériennes, 2011, 227 p., pp. 206-211, [en ligne] https://journals.openedition.org/emscat/1916 (dernière consultation le 10/11/2019)
[1] Il s’agit ici d’un enfant qui avait été trouvé dans un camp de Tatars et recueilli pour être élevé aux côtés de Gengis Khan, comme s’il avait été son frère. AIGLE Denise, « Le Grand Jasaq de Gengis-Khan, l’empire, la Culture Mongole et la Sharīʿa. », dans Journal of the Economic and Social History of the Orient, vol. 47, n°1, Leiden, Brill, 2004, 141 p., pp. 31–79, [en ligne] https://www.jstor.org/stable/25165021?read-now=1#page_scan_tab_contents (dernière consultation le 10/11/2019)
[2] SIKI-OUDUQU, Histoire secrète des Mongols, Moscou, Yazykoznaniya Ran, traduit par EVEN Marie-Dominique et POP Rodica, [en ligne] https://altaica.ru/SECRET/e_french.php (dernière consultation le 10/11/2019)
[3] Grande assemblée.
[4] Un khanat est un royaume (turc ou mongol), dirigé par un khan, un souverain.
[5] Un khanat possède un patrimoine nommé ulus. Ce mot signifie un ensemble de gens, de peuples, donc un nombre donné de territoires sur lesquels résident des feux nomades (ayil). AIGLE Denise, art. cit.
[6] Nous abordons ici le début de notre raisonnement sur la loi et la justice au sein de l’Empire mongol. Comme l’a démontré David O. Morgan dans son article « The Great “Yāsā” of Chingiz Khān and Mongol Law in the Īlkhānate », nous ne pouvons pas affirmer, du fait d’un manque de sources, qu’il existe une « loi mongole », une « loi » ou une « ordonnance ». Ainsi, le raisonnement de cet article insiste sur l’idée avancée par Morgan d’une superposition d’éléments qui soutient un effort de centralisation impulsé par Gengis Khan. MORGAN David O., « The ‘Great ‘Yāsā’ of Chingiz Khān’ and Mongol Law in the Īlkhānate », dans Bulletin of the School of Oriental and African Studies, University of London, vol. 49, n°1, Cambridge, Cambridge University Press, 1986, 252 p., pp. 163–176, [en ligne] https://www.jstor.org/stable/617678 (dernière consultation le 10/11/2019)
[7] MAY Timothy, « Gengis Khan et le secret des conquêtes mongoles », dans HOLEINDRE Jean-Vincent (éd.) et TESTOT Laurent (éd.), La guerre : des origines à nos jours, Auxerre, Éditions Sciences humaines, 2014, 271 p., pp. 82-89
[8] AIGLE Denise, art. cit.
[9] Les doutes du gouverneur devaient probablement être fondés, puisque les caravanes mongoles servaient de courroie de transmission de l’information. MAY Timothy, art. cit.
[10] Ibid.
[11] ZOUACHE Abbès, « May Timothy, The Mongol art of War. Chinggis khan and the Mongol Military System », dans Études mongoles et sibériennes, centrasiatiques et tibétaines, vol. 42, Paris, Société des études mongoles et sibériennes, 2011, 227 p., pp. 206-211, [en ligne] https://journals.openedition.org/emscat/1916 (dernière consultation le 10/11/2019)
[12] AIGLE Denise, art. cit., pp. 33-34
[13] Ibid., p. 54
[14] Ibid., p. 49
[15] MAY Timothy, art. cit.
[16] ZOUACHE Abbès, art. cit.
[17] Ibid.
[18] Ibid.
[19] Ibid.
[20] Ibid.
[21] AIGLE Denise, art. cit., p. 35
[22] Ibid., p. 32
[23] Ibid., p. 49
[24] Ibid.
[25] Ibid.
[26] Ibid.
[27] Ibid., p. 33
[28] Ibid.
[29] Ibid., pp. 50-51
[30] Terme qui désigne aux XIe et XIIe siècles celui qui quitte sa famille pour se mettre au service d’un autre chef, une de leur caractéristique étant la loyauté et le talent. AIGLE Denise, art. cit., pp. 50-51

Une barbarie légale, comme la guerre, reste une barbarie.
Bien entendu. Mais travailler dans le domaine de l’Histoire, comme nous le faisons ici, c’est aussi rester objectif dans les sujets étudiés et laisser de côté tout avis personnel. Nous expliquons pour comprendre, et non pas pour légitimer un point de vue personnel.
Etudier la guerre, c’est aussi un moyen de comprendre pourquoi celle-ci continue de perdurer, malgré toute son atrocité et sa sauvagerie connues de toutes et tous. Il s’agit par ailleurs d’un excellent moyen de réfléchir aux tenants et aboutissants d’un conflit et d’œuvrer à sa résolution ou même à l’empêcher d’avoir lieu.