Sargon II, roi de guerre

Roi guerrier aspirant à conquérir le monde connu et à transmettre à la postérité la gloire de son règne, Sargon II, au cours des dix-sept années durant lesquelles il occupe le trône, étend et développe considérablement le territoire de l’empire néo-assyrien.

Probablement fils de Tiglath-phalazar III, Sargon II devient roi d’Assyrie à partir de 722 av. J.-C. après avoir renversé Salmanazar V, supposément son frère, dont il fut le général. Modelant son règne sur les légendes de son lointain prédécesseur Sargon d’Akkad à qui il emprunte le nom, il est considéré comme le fondateur d’une nouvelle lignée dynastique, les Sargonides.

Il est connu par des annales détaillées de ses campagnes militaires qu’il fait rédiger et dater par année de règne. Mais cette chronologie affichée est infléchie en fonction de sa propagande : dès son avènement au trône, il se heurte à une opposition massive. Pour sécuriser son pouvoir, il n’entreprend aucune campagne militaire jusqu’à la fin de sa première année de règne, entre 722 et 721. Pour ne pas entacher son image de roi fier et valeureux, il fait falsifier par ses scribes la chronologie de ses campagnes dans la majorité de ses inscriptions. C’est pourquoi il est possible d’estimer que son règne débute en 721.

Sargon a laissé une très grande documentation de son règne. Il existe pas moins de 1 300 lettres le concernant, tantôt rédigées par Sargon en personne, tantôt par quelques-uns de ses contemporains. Sur les murs de son palais à Khorsabad, ses conquêtes les plus spectaculaires sont représentées parfois accompagnées de légendes. L’affaiblissement du royaume septentrional d’Urartu et la reconquête de la Babylonie, perdue en 721 au début de son règne, figurent parmi ses plus grandes réalisations.

Les représentations de Sargon II sur les bas-reliefs de son palais et ses inscriptions royales relèvent de la propagande et développent un véritable culte de la personnalité : richement vêtu, la musculature mise en relief, armé d’un arc ou d’une épée, combattant, chassant ou donnant une audience, il est représenté plus grand que les personnages de son entourage, sans doute pour marquer sa supériorité.

Sargon est également convaincu que les dieux l’ont pourvu d’une intelligence supérieure, qu’ils lui ont confié un empire sans égal et lui ont permis d’atteindre le sommet de la renommée. Il se donne les titres de « roi du monde » (šàr kiššati) et « roi des quatre régions (du monde) » (šàr kib-rāt arba’i).

Souhaitant être considéré comme un guerrier omniprésent et passionné, Sargon se décrit comme menant personnellement ses troupes au combat, dans toutes les batailles. S’il est bien tué sur le champ de bataille lors de sa dernière campagne en 705, il est peu probable qu’il ait tout le temps combattu en première ligne. Ce n’est par exemple pas lui, contrairement à ce qu’il prétend, qui dirige la répression contre Ashdod en 711[1].

Sargon maîtrise surtout le renseignement. Il emploie un vaste réseau d’espions, utile pour l’administration et les activités militaires, et des éclaireurs entraînés pour la reconnaissance en campagne.

Il renforce également l’armée. Il est l’un des premiers rois assyriens à reconnaître le potentiel de la cavalerie, sélectionnant les chevaux de guerre selon leur race, développant de nouvelles méthodes d’attelage et recrutant des cavaliers mercenaires.

D’après le contenu de ses lettres, Sargon semble traiter durement ses troupes pour assurer la discipline et l’obéissance. Il constitue une armée hétérogène et multi-ethnique pour prévenir tout risque de rébellion. Lors de la levée des troupes, il n’hésite pas à menacer ses soldats des mêmes châtiments promulgués contre les ennemis de l’Assyrie, s’ils lui désobéissent. Il n’existe aucune preuve de telles punitions contre l’armée, et très certainement n’ont-elles jamais eu lieu. Parce que les soldats ont, dans de nombreux cas, eux-mêmes participé à ces exactions, les menaces semblent avoir suffi. Il est probable aussi que le principal facteur de motivation soit le droit de pillage qu’il accorde à son armée.

Considérant que les dieux l’ont mandaté pour maintenir et assurer la justice, les atrocités qu’il décrit sont pour lui des épisodes légitimes de ses guerres justes, ses ennemis étant des impies et des criminels. La décapitation devient une pratique traditionnelle, les têtes de ses adversaires sont des trophées de guerre comptabilisés par les scribes.

Ses descriptions des massacres expriment parfois une esthétique de la guerre presque poétique : « J’ai fait couler le sang comme l’eau d’une rivière dans les ravins et les précipices, colorant de rouge la plaine, la campagne et les montagnes tel un manteau royal »[2].

Tout cela répond d’une rhétorique d’intimidation dans le cadre de la guerre psychologique, pratique héritée de son père Tiglath-phalazar III.

Les campagnes militaires de Sargon ont comme arrière-plan la reconquête de Babylone. Sa première campagne, en 720, est dirigée contre la Babylonie, mais il échoue. Il comprend qu’il n’est pas encore capable de reconquérir la cité. Il doit d’abord consolider ses frontières, pacifier les États turbulents et réaliser de nouvelles conquêtes pour accroître la puissance et les ressources de l’empire. Pour atteindre ses objectifs, il lui faut renforcer son armée et repartir aussitôt en campagne.

Attiré par la richesse des États occidentaux et fasciné par la Méditerranée, dans le but de faire de son empire une véritable puissance maritime, Sargon pacifie les régions occidentales en 720. Il se tourne l’année suivante vers le nord-est. En effet, il doit tenir compte du puissant royaume d’Urartu, son principal rival stratégique dans le nord. Entre l’Urartu et l’Assyrie se trouvent plusieurs petits États indépendants ou sous domination assyrienne et urartéenne qui servent d’États tampons entre les deux puissances. Les interventions militaires de Sargon contre la frontière nord de son empire ne sont pas datées, mais on sait qu’elles ont deux objectifs : exploiter le bois de leurs forêts pour la construction de Khorsabad, sa nouvelle capitale, et préparer la confrontation avec l’Urartu.

Hypothèse du parcours de la campagne militaire de 714 av. J.-C., effectuée par le roi Sargon II. Réalisation : Mustapha DJABELLAOUI, https://www.google.com/url?q=https://archeologie.culture.fr/khorsabad/fr/campagnes-militaires&sa=D&source=docs&ust=1650984370306083&usg=AOvVaw0Sx_jAwY437KL3TKahlyQv

L’année 714 est dominée par la campagne de Sargon contre le roi Rusâ Ier d’Urartu. Preuve de l’importance de cette campagne est qu’il la décrit longuement dans la « Lettre à Assur » et la représente sur plusieurs bas-reliefs de son palais de Khorsabad. C’est durant cette guerre, contre un État respecté de par ses similitudes avec l’empire assyrien sur les plans politique et militaire, que Sargon déploie tout son génie stratégique.

Grâce à son excellent service de renseignements, il choisit de frapper alors qu’une révolte a lieu dans la capitale de l’Urartu, et qu’une incursion de cavaliers cimmériens[3], a vaincu l’armée urartéenne.

Le chemin le plus court vers l’Urartu passe par le col de Kel-i-šin dans les montagnes du Taurus. La ville sainte de Musasir se trouve juste à l’ouest de ce col et est protégée par des fortifications. Rusâ, anticipant une attaque des Assyriens, a ordonné la construction de la Gerdesorah, une nouvelle forteresse stratégiquement positionnée sur une colline. Mais sans doute Sargon savait-il que les Urartéens l’attendaient au col, ainsi opte-t-il pour une route plus longue à travers les vallées du Grand et du Petit Zab[4]. Il fait marcher son armée pendant trois jours avant de s’arrêter près du lac d’Urmiyah. Le rapport de la campagne fait état de troupes épuisées par la longue marche à travers cette région montagneuse et presque mutines[5]. Selon ses dires, Sargon mène lui-même la charge contre les forces urartéennes rejointes par Rusâ, et les poursuit vers l’ouest, bien au-delà du lac d’Urmiyah[6]. Rusâ a, quant à lui, abandonné son armée et s’est enfui dans les montagnes.

Sargon remporte la victoire mais ne parvient pas à capturer le roi urartéen. Sur le chemin du retour, les Assyriens pillent Musasir. Il décrit en détail les richesses qui sont ramenées en Assyrie[7].

Bien que Sargon relate dans ses inscriptions le suicide de Rusâ juste après le pillage de Musasir[8], le roi d’Urartu est toujours vivant jusqu’en 708, reprend Musasir et son royaume reste puissant. Ce qu’on appelle la huitième campagne de Sargon II a cependant permis de mettre fin aux affrontements directs entre l’Urartu et l’Assyrie pour le reste du règne de Sargon. Le roi assyrien considère cette expédition comme l’un des événements majeurs de son histoire. Le récit de son déroulement est décrit avec des détails exceptionnels dans des inscriptions écrites sur des tablettes en argile et plusieurs des reliefs du palais de Khorsabad sont décorés de représentations du sac de Musasir.

Tablette relatant la 8e campagne de Sargon II, longue de 430 lignes. Bien qu’impressionnante de par ses dimensions et l’état de conservation des inscriptions, elle n’en demeure pas moins incomplète. (714 av. J.-C.) Musée du Louvre, Wikimedia Commons, https://www.google.com/url?q=https://commons.wikimedia.org/wiki/File:8th_campaign_Sargon_Louvre_AO5372.jpg&sa=D&source=docs&ust=1650984370314172&usg=AOvVaw3hMBjvHyqUZb-svTQ_Kved

L’année 710 est décisive dans le règne de Sargon. C’est à ce moment qu’il décide de reconquérir la Babylonie. Il considère qu’il est enfin prêt, après avoir suffisamment pacifié et étendu son empire dans toutes les directions, et que son armée est assez puissante et expérimentée.

Pour légitimer son action, il proclame que la divinité nationale babylonienne Marduk[9] lui a demandé de libérer le sud du mal de Merodach-baladan qui s’est emparé du trône de Babylone au début du règne de Sargon.

Avant d’envahir Babylone, Sargon mène son expédition le long de la rive orientale du Tigre jusqu’à ce qu’il atteigne la cité de Dûr-Athara. Il crée une nouvelle province entourant la ville, Gambulu, sans doute pour barrer la route aux Elamites, alliés de Babylone.

Dans un deuxième temps, Sargon use de la diplomatie et grâce à des négociations secrètes, conduites par des officiers assyriens, plusieurs tribus et villes du nord de la Babylonie se soumettent à l’Assyrie.

Une fois que Sargon a traversé le Tigre et l’une des branches de l’Euphrate, Merodach-baladan prend peur. Il quitte Babylone et fuit vers l’Elam. Il n’a que peu de soutien de sa population et réclame en vain l’aide de Shutruk-Nahhunte II, roi d’Elam.

Sargon rencontre peu d’opposition lors de sa marche vers Babylone où il fait une entrée triomphale. L’historienne Josette Elayi[10] émet l’hypothèse d’un accord entre Sargon et les prêtres de la ville, qui auraient peut-être préféré la domination assyrienne à un roi d’origine chaldéenne[11].

Après quelques sacrifices aux dieux locaux, Sargon déplace son armée pour continuer la guerre. Merodach-baladan s’est réfugié dans sa tribu du Bît-Yâkin, au nord du golfe Persique/Arabique, et continue de résister.

Les forces de Merodach-baladan sont vaincues par l’armée de Sargon qui prend la cité de Dûr-Yakîn. Merodach-baladan voit sa vie épargnée en échange de la destruction des fortifications de la ville et part vivre en exil à Elam avec sa famille et quelques-uns de ses partisans.

De 710 à 707, Sargon réside à Babylone où il est proclamé roi. Il laisse à son fils, Sennachérib, la gestion de l’Assyrie, et à ses officiers et gouverneurs la charge d’écraser les provinces dissidentes. Sans doute lassé par une vie trop calme, il prend la décision, en 705, de conduire lui-même l’expédition contre le Tabal[12] entré en révolte. C’est au cours de cette bataille qu’il trouve la mort et son corps ne sera pas récupéré, l’empêchant d’être inhumé et de recevoir le culte funéraire approprié, ce qui est vu comme une véritable malédiction.

L’héritage de Sargon, qui aura tenté de laisser à la postérité l’image d’un chef de guerre sans égal, sera fortement entaché par cet épisode. Une mort si déshonorante ne peut être justifiée que par une grande faute envers les dieux et ses implications tourmenteront le règne de son successeur Sennachérib.

Ce dernier a tout fait pour effacer de la mémoire l’œuvre de son père et, après lui, Sargon ne sera mentionné qu’en de rares occasions comme un ancêtre des rois ultérieurs. Ainsi, il restera pendant longtemps une figure obscure de l’assyriologie, jusqu’à la découverte de son palais de Khorsabad en 1843. Au regard de l’incroyable expansion du territoire, de la stabilité de son règne et de ses réformes politiques et militaires, Sargon est aujourd’hui considéré comme l’un des souverains assyriens les plus importants. Il sera finalement parvenu à marquer l’histoire de son empreinte, plus de deux millénaires après sa mort. 

Bibliographie

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WESTENHOLZ Joan Goodnick, Legends of the Kings of Akkade: the Texts, Winona Lake, Eisenbrauns, 1997, 410 p.


[1] Esaïe 20 : 1 : « L’année où le généralissime, envoyé par Sargon, roi d’Assyrie, vint attaquer Ashdod et s’en empara… », La Bible : Traduction œcuménique : TOB, Villiers-le-Bel, les Éditions du Cerf, 2010 (1re éd. 1975), 2079 p., [en ligne] https://lire.la-bible.net/76/detail-traduction/chapitres/verset/Ésaïe/20/1/PDV (dernière consultation le 27/04/2022)

[2] LUCKENBILL Daniel David, Ancient Records of Assyria and Babylonia, vol. 2, Chicago, The University of Chicago Press, 1927, 499 p., p. 82. Les inscriptions de campagnes de Sargon II font régulièrement référence au sang qui coule telle de la teinture rouge.

[3] Peuple nomade du Caucase central.

[4] Deux rivières, affluents du Tigre, en Irak.

[5] THUREAU-DANGIN François, Une relation de la huitième campagne de Sargon (714 av. J.-C.), Paris, 1912, 186 p., p. 23

[6] Ibid. pp. 23 et 25

[7] « Ses chambres combles, qui regorgeaient de trésors entassés, je brisai les sceaux de leurs réserves : 34 talents 18 mines d’or, 167 talents 2 mines et demie d’argent, de bronze pur, de plomb, de cornaline, de lapis lazuli, […] et de quantité de pierres précieuses, (tant de) bâtons d’ivoire, d’ébène, de buis avec (leurs) pommeaux, sertis d’or et d’argent…», ibid., p. 53

[8] « Ayant appris cela, [Rusâ] s’accroupit sur le sol, déchira ses vêtements, libéra ses bras, arracha son bandeau, s’arracha les cheveux, son cœur avec ses deux (poings) et s’abattit à plat ventre. », ibid., p. 63

[9] Dieu patron de Babylone. Anciennement une divinité agraire, c’est au XIIe av. J.-C. avec l’Épopée de la Création (ou Enūma eliš) qu’on assiste à l’élévation de Marduk au statut de roi des dieux, à la suite de son combat victorieux contre Tiamat, déesse marine et génitrice des divinités.

[10] ELAYI Josette, Sargon II, King of Assyria, Atlanta, Society of Biblical Literature Press, 2017, 280 p., p. 235

[11] Peuple implanté en Babylonie, distinct de sa population autochtone majoritaire, les Babyloniens parlant l’akkadien. Alors que l’Assyrie tente de placer la région sous sa coupe, les confédérations chaldéennes s’émancipent et plusieurs de leurs chefs parviennent à occuper le trône de Babylone. Les plus anciens textes attestant de l’usage des termes Chaldée et Chaldéens datent des premiers siècles du Ier millénaire av. J.-C.

[12] Région du sud-est de l’Anatolie.

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