La Légion étrangère

La Légion étrangère est un corps d’armée créé en 1831 par le roi Louis-Philippe pour permettre l’incorporation des soldats étrangers, ainsi que des troupes jugées dangereuses ou dont la mise en inactivité constituerait une perte de talents dans l’armée française. Cette unité intervient toujours à l’extérieur du territoire du royaume de France. Constituée majoritairement de francophones, elle participe aux conquêtes coloniales les plus dures comme celles d’Indochine, du Dahomey, du Soudan, de Madagascar et du le sud du royaume Oranais. Durant la Première Guerre mondiale, la Légion étrangère est réquisitionnée et organisée en quatre régiments qui forment le célèbre régiment de marche de la Légion étrangère. Implantée en Métropole depuis 1962, présente en Guyane, à Mayotte, en Polynésie jusqu’en 2000 et à Djibouti jusqu’en 2011, la Légion étrangère se place à la pointe de l’armée française.

Cette unité est auréolée de prestige. Réputée pour sa rigueur, sa loyauté et sa force, son aura est particulièrement visible avec le souvenir de la bataille de Camerone au Mexique en 1863. Alors que la 3e compagnie du Régiment étranger assure la sécurité des routes pour les convois de l’armée française au Mexique, ce régiment de la Légion étrangère subit une attaque mexicaine.

Menée par le capitaine Danjou, la compagnie bat en retraite dans l’hacienda, une exploitation agricole de Camerone, afin de fixer l’ennemi. Durant la lutte, un officier mexicain rappelle au régiment qu’ils sont inférieurs en nombre par rapport à ses hommes. Il somme par ailleurs le capitaine Danjou de se rendre, ce à quoi ce dernier répond : « Nous avons des cartouches et nous ne nous rendrons pas ». Il se jure à lui-même ainsi qu’à ses hommes de se défendre jusqu’à la mort. Malgré des conditions extrêmes, les soldats de la 3e compagnie luttent plus de 11 heures, en nette infériorité numérique. Les légionnaires ont résisté à 2000 hommes et ont rempli leur mission de protection des convois français sur les routes mexicaines.

Leur comportement exemplaire a fixé l’esprit légionnaire. Dans la vie comme au combat, ce dernier demeure fidèle à la parole donnée et à l’exécution de la mission quel qu’en soit le prix.

L’exemplarité de ce comportement repose sur des principes fondamentaux inhérents à la tradition de la Légion. En effet, elle se définit par la manière d’agir ou de penser : le caractère sacré de la mission, la rigueur de l’exécution, la solidarité et le culte du souvenir. Le code d’honneur du légionnaire est imprégné de ces valeurs et il sert de référence pour leur formation et leurs combats.

Sur cette base, un ensemble de devises est caractéristique de la Légion étrangère comme « Legio Patria Nostra » « La Légion est notre patrie » . « Honneur et Fidélité » est une autre devise inscrite cette fois sur de nombreux emblèmes de la Légion. Elle somme les légionnaires d’être fidèles à la France.

La tradition de la Légion étrangère passe aussi par des célébrations. Par exemple, la bataille de Camerone célébrée tous les ans le 30 avril commémore la parole donnée et entretient le culte du souvenir des sacrifices consentis pour la France. A cela s’ajoute un culte des morts, tel que le Mausolée de Camerone. Construit en 1963 à proximité dudit lieu, les restes des légionnaires de cet affrontement y furent placés un siècle après le combat. Depuis 1965, les légionnaires, qu’ils soient d’actifs ou non, s’y recueillent à titre professionnel ou bien personnel.

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