Dostoïevski et le nationalisme russe

Fédor Dostoïevski, un des écrivains les plus illustres de la Russie, est né le 30 octobre 1821 à Moscou et est mort le 28 janvier 1881 à Saint-Pétersbourg. À partir de 1847, il entretient un lien étroit avec un cercle fouriériste qui combat l’absolutisme de Nicolas Ier, le tsar à l’époque. En 1849, les membres du cercle sont arrêtés en raison du soupçon retenu contre eux  d’avoir participé à un coup d’État contre le Tsar. Dostoïevski est ainsi condamné à mort, mais encourt finalement une peine réduite de  déportation dans un bagne en Sibérie, où il partage sa vie avec les forçats pendant quatre ans et se rapproche du peuple orthodoxe, qui le conduit plus tard vers la voie du slavophilisme[1].

Cet article vise à expliquer les pensées nationalistes de Dostoïevski notamment à travers un de ses article intitulé « Une conception utopique de l’histoire » issu du Journal d’un écrivain publié en 1876. Ce n’est pas dans la forme d’un simple journal où l’écrivain parlerait de ses œuvres littéraires ou de sa vie personnelle en tant qu’écrivain, mais plutôt d’une chronique qui comprend une série de réflexions de Dostoïevski sur divers mouvements politiques et intellectuels en Russie. On y trouve également ses avis sur les Européens, notamment les Français, les Allemands, les Polonais, ainsi que ceux sur les enjeux internationaux. Depuis 1862, il effectue plusieurs voyages en Europe occidentale pour échapper à ses dettes. C’est pendant ces voyages qu’il réfléchit sur les systèmes démocratiques de l’Europe du Sud. C’est également à partir de là qu’il commence à former sa propre philosophie religieuse sur l’orthodoxie russe, une pensée très présente dans ses ouvrages. Dans la sphère politique, il se transforme progressivement d’un occidentaliste à un nationaliste extrémiste.

L’idéologie panslave[2] existe depuis le milieu du XIXe siècle. Pour Nicolas Ier, le mouvement panslaviste est dangereux, mais à la mort du Tsar et à la suite de la défaite dans la guerre de Crimée en 1856, la Russie entre dans une période de réformes et de changements et les idées des Slavophiles commencent à prendre un certain poids politique. Si bien qu’à partir des années 1860-1870, une partie de l’intelligentsia russe exprime une ambition politique panslave.

Dans son article « Une conception utopique de l’histoire », l’auteur fait d’abord un portrait de la relation entre la Russie et l’Europe Occidentale avant Pierre le Grand, le tsar russe en exercice de 1689 à 1725. Puis il examine la période commençant à la réforme de Pierre le Grand, en s’appuyant sur l’idée que la Russie avait toujours tenté de devenir un ami des pays occidentaux, une amitié qui lui est toutefois toujours refusée, bien que « sa culture soit supérieure et qu’elle soit la seule chef du christianisme orthodoxe »[3].

Nous pourrons ainsi nous demander : comment Dostoïevski définit-il diplomatiquement et culturellement l’essence d’un nationalisme russe ?

Russie, une amitié refusée

Il faut, pour comprendre le texte présenté ici et le bilan diplomatique dressé par Dostoïevski, examiner la situation initiale de la Russie dans ce domaine juste avant le règne de Pierre le Grand. Aux XVIe et XVIIe siècles, l’état moscovite entretient des relations diplomatiques avec ses voisins mais de manière bien moins fréquente : avec la Pologne, la Suède, la Turquie, plus rarement le Danemark, l’Autriche et la Prusse, sans oublier quelques contacts avec l’Angleterre et la Hollande grâce aux activités commerciales, et très rarement avec la France et l’Espagne. Un certain retard en termes de représentations accompagne ces contacts relativement limités. En effet, à cette époque, la Russie n’a pas encore de représentants permanents dans les pays voisins, contrairement aux autres pays européens. Cet état diplomatique est le résultat direct d’une politique isolationniste et d’une idéologie fondée sur le principe d’un monde extérieur contaminant et possiblement source d’espionnage, comme le souligne Dostoïevski : « Bien plus, ils en virent à concevoir à Moscou que tout commerce plus proche avec l’Europe pouvait même avoir une influence pernicieuse et corruptrice sur l’esprit russe et sur l’idée russe »[4]. Le recours majoritaire à des émissaires temporaires est donc privilégié, ces derniers étant détachés uniquement pour des missions précises et spécifiques avec un retour immédiat une fois leur tâche réalisée. De même, l’accueil de diplomates étrangers est extrêmement limité, avec d’importantes restrictions en termes de fonctionnement.

De ce fait, la diplomatie moscovite est largement déconsidérée par les autres puissances européennes. On peut citer par exemple l’ambassade envoyée en France en 1687 qui fait l’objet d’une vive critique à l’encontre du comportement moscovite quant au peu d’ouverture témoignée par la délégation russe.

Cette situation tend néanmoins à changer à partir du règne de Pierre le Grand, pendant lequel des réformes significatives sont entreprises. La guerre du Nord participe en effet au renforcement de la présence Russe sur la scène européenne, en termes militaire, mais surtout diplomatique. Car, pour davantage affirmer la présence et la légitimité des prétentions russes, Pierre le Grand décide de réformer l’appareil diplomatique.

Sa première innovation consiste à établir pour la première fois des missions permanentes à l’étranger : en 1700 à Varsovie et à partir de 1701 en Suède, au Danemark, en Autriche, en Hollande et en Turquie. Il faut noter l’importance de l’entrée de la Hollande dans la politique diplomatique russe ; en effet, au XVIIIe siècle, la Hague est un véritable centre de la diplomatie européenne. Les diplomates engagés par Pierre le Grand provenaient de la haute noblesse, avec parfois des liens directs avec sa famille. Néanmoins, l’appareil diplomatique russe continue de souffrir d’un certain mépris de la part des pays européennes, particulièrement avant la première victoire sur la Russie : « Nous avons appris et nous nous sommes faits à aimer les Français et les Allemands et tous comme s’ils étaient nos frères, et en dépit du fait qu’eux ne nous ont jamais aimés, et même ont décidé de ne jamais nous aimer »[5].

Or, la victoire sur la Suède, à la bataille de Poltava en 1709, élève la Russie au même rang que ces homologues européens, avec une augmentation des missions diplomatiques à l’étrangers : en 1710 en Angleterre, à Hanovre en 1711, en France en 1720, puis en Espagne en 1724. À la fin du règne de Pierre le Grand, la Russie possède des diplomates dans toutes les capitales européennes.

L’intelligentsia de la Russie de cette époque se divise en deux courants opposés : les occidentalistes et les slavophiles. Les premiers, dont font partie Alexandre Herzen et Vissarion Bélinski, partagent l’idée que la Russie, déjà en retard par rapport au monde occidental, doit se servir du modèle politique et social des pays européens occidentaux pour obtenir une transformation efficace de la société russe, autrement dit de la démocratie bourgeoise, tout en quittant son propre modèle. Les seconds, parmi lesquels Alexis Khomiakov, les frères Aksakov et Dostoïevski lui-même, pensent que le chemin idéal du développement russe ne consiste en rien d’autre que le retour vers une culture russe possédant ses propres valeurs, son « génie national », par exemple, l’orthodoxie russe. Pour Dostoïevski, avant Pierre le Grand, l’ancienne Russie réagit de façon idéale face à l’Europe, car elle a une conscience de l’influence que l’Europe peut avoir sur l’esprit et l’idée russe. « Elle se mettait ainsi dans son tort à l’égard de l’humanité, en décidant de laisser inactif par-devers elle son trésor, son orthodoxie, et de se fermer à l’Europe »[6]. Pour lui, le système de la démocratie occidentale ne peut pas effacer l’inégalité entre les êtres humains, bien au contraire, en s’opposant à Dieu et à la monarchie, la démocratie bourgeoise conduit à l’égoïsme et à la décadence de la société.

Russie, gardienne de la foi du Christ

La conception slavophile de la nation n’est pas ethnique, mais spirituelle et religieuse. Et la mission de la Russie dont l’auteur parle ici est aussi religieuse. Dans son texte « Une conception utopique de l’histoire », Dostoïevski indique que « la Russie avant Pierre le Grand avait la conscience de porter en elle une valeur telle qu’il n’en est pas de plus grande, l’orthodoxie ; d’être la gardienne de la vérité du Christ, mais de la vraie vérité, de la vraie figure du Christ, éclipsée dans toutes les autres religions et chez tous les autres peuples »[7]. Cette mission religieuse que Dostoïevski utilise pour défendre l’orthodoxie de la Russie remonte à l’époque d’Ivan III, grand-prince de Moscou qui épouse la princesse byzantine Sophie Paléologue, nièce du dernier empereur byzantin, Constantin XI, lors de la prise de Constantinople par les Turcs en 1453. Ivan III se donne désormais le titre du Tsar (un mot qui vient du titre de César) de toute la Russie. Ce mariage entre Ivan III et Sophie Paléologue est un symbole, car c’est à partir de là que le mythe de Moscou comme troisième Rome, et comme la seule héritière légitime de Byzance et de l’orthodoxie, commence à se répandre parmi le peuple russe. Ce mythe est beaucoup utilisé par les panslavistes, par exemple, lorsqu’Alexandre II, le Tsar de l’époque de Dostoïevski, prononce un discours contre l’Empire Ottoman, la figure du Tsar est propagée par certains slavistes comme le descendant d’Ivan III. Et en 1869, dans une lettre de Dostoïevski, il montre son souhait de créer un grand poème épique patriotique qui raconte l’histoire de la Russie à partir d’Ivan III et son mariage avec la princesse byzantine, représentant le début du mythe de Moscou comme troisième Rome.

Pour les intellectuels slavophiles russes des années 1860-1870, la mission de la Russie est de défendre les intérêts des minorités slaves et orthodoxes dans le cadre de l’Empire Ottoman, ainsi que de les libérer de la domination turque. Dans le texte, l’auteur indique qu’« il va sans dire, et en vue du même but, que Constantinople, tôt ou tard, doit être à nous »[8]. Donc pour eux, il faut d’abord se battre contre l’Empire Ottoman, réintégrer les territoires comme une partie de la Russie, et finalement, reprendre Constantinople. Le rejet des influences turques de l’Europe occidentale ainsi que la motivation de partir à la conquête de Constantinople, sont deux principes promus. L’empereur de Russie Nicolas Ier, malgré son attitude ambigüe vis-à-vis des tendances panslavistes, a l’ambition de conquérir Constantinople, une ambition qui marque largement son règne. En voulant imposer son influence sur les provinces slaves des Balkans, il souhaite obtenir, par la mer Noire, des marchés dans la région de la Méditerranée : une volonté russe d’expansion recherchée depuis le règne de Pierre le Grand.

Russie, unificatrice des peuples slaves ? 

Durant le premier tiers du XIXe siècle, la politique du Tsar vis-à-vis des différentes nationalités dans le territoire de l’Empire Russe est encore tolérante. Le principe de statu quo était en effet plutôt favorisé, autrement dit, il était convenu de leur accorder un certain niveau d’autonomie à condition que, dans ces petites nations, l’autocratie du Tsar soit bien respectée. Ce dernier collabore avec les élites régionales pour maintenir son pouvoir. En revanche, les cultures et religions, et les systèmes économiques et politiques de ces pays sont maintenus. Mais à partir des années 1830, cette politique tolérante se transforme en une tendance à l’uniformisation, puis au fur et à mesure en une russification. L’idée de « génie national » est alors née sur le principe que le peuple russe est un peuple élu, doué d’un destin spécifique, aussi caractérisé par une certaine invincibilité. Désormais, une nationalité officielle est imposée aux peuples composant les différents pays de l’Empire Russe. Des archevêchés orthodoxes sont installés, des paysans sont convertis, les administrations régionales sont remplacées par celles du Tsar afin de les russifier. À partir des années 1860-1870, cette idéologie est favorisée par les slavophiles et est notamment popularisée dans des comités slaves, comme ceux de Moscou, de Saint-Pétersbourg, de Kiev et d’Odessa. Pour les slavophiles, l’esprit national russe a une « triple supériorité » : d’abord sociale parce que les russes ont des valeurs de solidarité entre les communautés paysannes ; puis culturelle, par rapport au monde de l’Occident rationaliste ; enfin religieuse, car selon eux, leur nation a une spiritualité plus pure. Pour Dostoïevski, « la Russie est une couche de culture supérieure »[9]. Ainsi, la Russie s’engage politiquement, diplomatiquement et religieusement pour unir tous les peuples slaves dans un grand ensemble impérial dirigé par la Russie. Comme le souligne Dostoïevski dans son texte, « notre devoir était ce que ce premier pas fût l’union de tout le monde slave sous l’aile, pour ainsi dire, de la Russie »[10].

Mais la Russie n’est pas la seule parvenue à une conscience nationale. Les différents pays soumis à l’Empire Russe connaissent aussi différents niveaux de conscience nationale. Et dans ces pays-là, des insurrections contre l’autocratie russe se produisent. L’exemple le plus évident est celui de la Pologne : au milieu du XIXe siècle, parmi le peuple polonais, il existe une forte volonté de restaurer l’ancien royaume de Pologne-Lituanie et de gagner l’indépendance et la spécificité du peuple polonais. Pour Dostoïevski, si la Russie veut unir tous les peuples slaves, « ce n’est jamais pour l’anéantissement des individualités slaves devant le colosse russe, mais pour les reconstituer, pour leur gagner une place face à l’Europe et leur donner enfin la possibilité de se refaire et de respirer après leurs innombrables et séculaires souffrances »[11]. Mais cet idéal semble contradictoire avec la réaction de la Russie face aux mouvements nationaux de ces pays. Pendant l’insurrection polonaise de 1830-1831, des Polonais sont exilés, et pendant celle de 1863, la répression russe cause au moins 250 000 victimes, par emprisonnement, déportation et exil, ce qui provoque une véritable hostilité du peuple polonais envers la tyrannie de l’Empire Russe. À part la Pologne, cette conscience de la nation émerge aussi parmi d’autres peuples slaves, tels qu’en Finlande, en Estonie, en Lettonie, en Ukraine ou encore en Biélorussie. Dans ces pays aussi, les mouvements nationaux sont réprimés par la Russie à des degrés divers.

Polonia 1863 (insurrection des Polonais contre le Russie) : Artur Grottger, 1863, Wikimedia.https://fr.wikipedia.org/wiki/Insurrection_de_Janvier#/media/Fichier:Polonia_Bitwa.jpg

On peut noter que, malgré le souhait de la Russie d’unir tous les peuples slaves sous son aile, une grande partie d’entre eux a une volonté tout à fait contraire à celle de l’Empire Russe. En Ukraine, dans les années 1846, un cercle politique clandestin, la confrérie de Cyrille et Méthode, est fondé. Les membres de cette confrérie sont opposés à la politique du Tsar, tout en propageant une idée d’égalité et de fraternité de tous les peuples slaves. Une réciprocité et une future fédération des peuples slaves est envisagée, sur la base d’une autorité complète des différentes nationalités des peuples non-russes ainsi qu’une abolition du servage dans l’empire. Dans le texte, Dostoïevski mentionne que « le vœu de tous les Russes est de voir la résurrection des peuples Slaves »[12], mais en réalité, la résurrection de ces peuples non-russes dure déjà depuis une dizaine d’années sans recourir à l’intervention de la Russie : déjà en 1848, le premier congrès slave a eu lieu sans la participation officielle de la Russie à Prague, où les peuples slave non-russes montrent une attitude axée sur la contre-russification. De surcroît, on retrouve aussi à cette occasion un idéal de fédération slave en dehors du cadre russe ainsi que l’abolition du servage. L’idée est que le pouvoir ne doit pas être confié seulement à la Russie, mais à un conseil slave. Ce n’est qu’en 1867 que le second congrès slave a lieu à Moscou, mais cette fois-ci, sans la participation de la Pologne, à cause de l’insurrection des Polonais en 1863. On peut donc dire que la mission semble inachevée.

En conclusion, Dostoïevski, en tant que slavophile, en s’appuyant sur l’hostilité contre l’Europe occidentale et l’orthodoxie de la Russie, décrit une vocation de la Russie, fondée sur l’union entre tous les peuples slaves, afin qu’ils puissent sortir des souffrances d’antan et obtenir un plein épanouissement. Pourtant, nous pouvons voir que, malgré cet idéal partagé par les slavophiles, les attitudes et les actions ne semblent pas favorables à ce rêve panslave car, la Russie, au lieu d’être un  dirigeant tolérant, a montré un certain degré de brutalité, ainsi qu’un caractère autocratique envers les diverses nationalités constituant l’Empire Russe, ce qui a eu pour effet de créer une méfiance parmi ces peuples slaves contre elle. Tandis qu’on apercevait, sans l’intervention russe, les premières lueurs des consciences nationales rayonner parmi peuples slaves, se tarissait peut-être la lumière fédératrice de l’idéal panslave de la Russie. Aussi peut-on s’interroger sur l’accomplissement de cette mission décrite par Fédor Dostoïevski.

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[1]Ensemble des théories nationalistes slaves.

[2]Idéologie qui insiste sur l’union des peuples slaves.

[3]CABANEL Patrick, Nation, nationalités et nationalismes en Europe : 1850-1920, Paris, Ophrys, 1995, 262 p., p. 55

[4]Ibid., p. 56

[5]Ibid., p. 55

[6]CABANEL Patrick, op. cit., p. 55

[7]Ibid., p. 55

[8]Ibid., p.  56

[9]Ibid., p. 56

[10]Ibid., p. 56

[11]Ibid., p. 56

[12]Ibid., p. 57

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