Assad, le siège et la Syrie

Introduction : la Syrie et le Printemps Arabe

La guerre civile syrienne, ou révolution syrienne, débute le 15 mars 2011. Il ne s’agit d’abord que de manifestations pacifiques disséminées dans tout le pays. Les événements s’ancrent dans le contexte du Printemps arabe, tandis que les manifestants hissent la fin de la tyrannie et de la corruption au sommet de leurs revendications.

Dans le contexte syrien plus spécifiquement, on analyse alors le soulèvement d’une majorité sunnite face à un régime incarné par la minorité alaouite[1]. On remarque en ce sens que les premières villes insurgées, et les premiers quartiers concernés, sont arabes-sunnites[2]. Pourtant, cette analyse communautariste du conflit ne doit pas occulter les dimensions politiques et économiques de ce fractionnement. En ce sens, ces mêmes villes touchées par les émeutes sont, avant tout, des espaces périphériques qui ont souffert de la transition économique et où les services publics se sont raréfiés.

Cette mauvaise situation économique a initié un favoritisme d’État vis-à-vis des alaouites (et d’autres minorités : chrétiennes, druzes, etc.)[3]. Dans les faits, les réformes néolibérales ont été appliquées moins durement dans certaines provinces, tandis que les nouvelles bases du régime s’appuyaient sur les entrepreneurs syriens et les élites damascènes[4].

D’abord de simples manifestations, la rébellion ne tourne à la guerre civile qu’après que le régime ne déploie de moyens de répressions de masses, aggravant la situation alors même qu’il cherchait à sécuriser son pouvoir[5]. Comment la contre insurrection du régime Syrien a-t-elle échouée et menée à l’aggravation de la guerre civile ?

Carte résumant les conséquences des printemps arabes, Brightgalrs, 2011, Wikimedia Commons

Violence de masse : théories et pratiques

Une insurrection n’est jamais qu’une « guerre menée par quelques-uns, mais dépendant du plus grand nombre »[6]. Dans les faits, un groupe insurgé a besoin du soutien de la population et toute guerre civile peut se résumer en une compétition entre plusieurs factions pour acquérir ce soutien (gagner des « points politiques »)[7]. Le fait, pour les forces loyalistes, de (re)gagner le soutien des populations se retrouve ainsi au cœur de la stratégie du « heart and mind » de contre-insurrection : on cherche à plaire, à plaire plus que les insurgés. On pourrait alors parler de contre-insurrection « positive » qui s’oppose à une contre-insurrection « coercitive » qui vise, cette fois-ci, la sape du soutien populaire vis-à-vis des insurgés.

C’est dans cette stratégie de sape que s’inscrivent les doctrines de violence de masse. Ces doctrines s’ancrent dans la croyance, déjà présente dans les réflexions sur l’efficacité des bombardements stratégiques, que le déchainement de violence sur une population civile[8] finirait par effriter son moral et la retourner contre ses gouvernants. Il convient également de parler de terrorisme d’État[9] lorsqu’un gouvernement s’en prend si violemment à une population qui ose le contester.

Pourtant, les études empiriques tendent à montrer qu’une telle doctrine de contre-insurrection est vouée à l’échec[10]. Les effets militaires ne sont positifs que sur le court terme, tandis que le contrecoup politique s’avère désastreux. De plus, les stratégies de violence de masse annulent le « dilemme du rebelle »[11]. En effet, en principe, des insurgés doivent convaincre des civils de s’exposer à la violence afin de les rejoindre. Si les civils vivent une situation paisible, alors le coût à subir pour rejoindre les insurgés est extrêmement élevé, alors qu’ils pourraient bénéficier des avantages en cas de victoire sans pour autant s’engager[12]. Or, si un civil est déjà exposé à la violence, alors son coût pour rejoindre la rébellion devient nul. En résumé, en propageant la violence, une stratégie de répression renforce la rébellion.

On trouve cependant des arguments en faveur des stratégies de répression massive. Par exemple, on insiste sur le fait que la violence de masse vient causer des problèmes opérationnels et logistiques aux groupes armées (typiquement lorsque leurs infrastructures sont prises pour cible)[13]. Plusieurs cas de déplacement de population ont été jugés efficaces, justement car on supprime le « vivier » dans lequel prospèrent les rebelles. Enfin, une telle stratégie peut pousser les populations à formuler des demandes auprès des insurgés pour qu’ils arrêtent leurs opérations, surtout si ces derniers souffrent d’une mauvaise image liée à leur incapacité à accorder la moindre protection[14].

Pour résumer, une contre-insurrection coercitive efficace doit être « sélective au niveau collectif et aveugle au niveau individuel »[15]. Dans la pratique, des méthodes de « profiling » peuvent être utilisé pour spécifiquement viser une partie de la population plus à même de soutenir les rebelles.

La stratégie de siège déployée par le régime syrien

C’est justement une telle idée qui a été mise en œuvre par le régime de Bachar al Assad. Cette stratégie est d’ailleurs héritée de son père, Hafez el Assad, qui l’avait déjà utilisée contre l’insurrection des Frères musulmans (1976–1982)[16]. En effet, trois pratiques communes ont été observées : le déploiement limité des unités militaires les plus fidèles, l’appui sur les milices et l’utilisation de la force pour expulser les insurgés des grands centres urbains.

Le déploiement limité de troupes s’explique par deux facteurs. Premièrement, le régime cherche ainsi à limiter les désertions en cas de mobilisation massive. Deuxièmement, dans le cadre des heurts sur des lignes ethniques, il préfère mobiliser les soldats alaouites les plus fidèles. Ce manque relatif de troupe, et les pertes massives subies[17] dans les premiers combats urbains, poussent l’armée syrienne à de plus en plus recourir aux frappes d’artillerie et aux bombardements aériens afin de préserver leurs propres forces[18]. Cette volonté de protéger la troupe alliée est un dilemme central dans les questionnements autour de la contre-insurrection.

Parallèlement, de véritables massacres sont encouragés et perpétrés par les forces syriennes régulières ou par les milices alaouites. Il s’agit là d’une stratégie de terreur par la violence, la torture, les arrestations sommaires, etc. Les déplacements de populations furent également nombreux afin de matériellement séparer les insurgés de leur base populaire[19].

S’en résulte une stratégie de siège, où une ville[20] se retrouve encerclée par des troupes (souvent des blindés) avant d’être pilonnée par l’artillerie, puis envahie par de l’infanterie (milices ou forces spéciales) une fois ses défenses amoindries[21]. Ce pilonnage permet également de cibler la population et les centres logistiques rebelles. Par exemple, l’armée syrienne a délibérément ciblé les boulangeries et les rassemblements civils pour du rationnement. Une telle stratégie aurait pu permettre, en théorie, de contenir l’insurrection dans quelques bastions, l’empêchant matériellement de se répandre en coupant ses voies de ravitaillement et de communication[22].

Images de drones montrant les tirs d’artillerie de l’armée syrienne sur la ville de Homs, US Department of State, 2012, Wikimedia Commons

Les raisons d’un échec et l’escalade

Pourtant, ce ne fut pas le cas : les sièges n’ont pas suffi à contenir l’insurrection. Dans les faits, les populations civiles impactées par les bombardements, où dont les quartiers avaient été rasés par les bulldozers du régime, durent être relocalisées dans d’autres villes de Syrie : créant ainsi d’autres foyers insurrectionnels.

Là se trouve tout le drame de la Syrie contemporaine. Si la révolte originelle s’appuyait clairement sur des revendications politiques et économiques, le jeu du déplacement des population sur des lignes ethniques a, de facto, communautarisé le pays[23]. On n’assistait plus, alors, à l’apparition de foyers insurrectionnels, mais à l’apparition de foyers spécifiquement sunnites dans les villes qui étaient encore éloignées de la guerre. Ce sont des villes de province, particulièrement dans le Nord-Est du pays, où l’armée n’avait pas été déployée[24], et qui iront former, à terme, un vivier important pour l’État islamique[25].

Ainsi, la stratégie d’Assad, localement très efficace, n’a fait que déplacer et empirer le conflit en réactivant les clivages ethniques déjà exacerbés par les crises récentes.

Étude de cas : le siège de Homs

Un épisode illustre particulièrement bien la stratégie syrienne : le siège de Homs. Si les frappes sont cohérentes étant donné l’importante présence rebelle dans la « capitale de la révolution », le mode opératoire des bombardements illustre plutôt une volonté de frapper aveuglément des quartiers sunnites. Il s’agit bien ici de « quartier » et non pas de « ville », car Homs s’était largement développé en accueillant des populations alaouites par le passé. Une carte schématique réalisée par Fabrice Balanche illustre bien cette séparation communautaire, tout en explicitant les lieux des principaux affrontements dans les quartiers sunnites.

Le siège de la troisième ville de Syrie commence, par ailleurs, par le bombardement et l’isolement du quartier de Baba Amr (Sud-Ouest de la ville), puis ce fut au tour de la vieille ville pendant près de deux ans[26]. Tout commence le 6 mai 2011, lorsque des manifestations sont très violemment réprimées après la prière du vendredi. Les tensions montent, tandis que des combats sporadiques sont signalés à l’intérieur de la ville au fur et à mesure que les manifestants, devenus insurgés, gagnent le contrôle des quartiers. L’offensive militaire syrienne ne commence réellement qu’à partir de janvier 2012, elle se caractérise là aussi par d’importants bombardements. Le 9 mars 2012, a lieu le massacre du quartier de Karm al-Zeitoun[27] perpétré par les milices chabbiha[28], mené parallèlement à l’incursion d’une trentaine de chars loyalistes pénétraient dans le quartier.

On estime alors que le siège de Homs aurait coûté la vie à 2 200 civils (Observatoire syrien des droits de l’homme). Si les pertes rebelles sont inconnues, l’opposition reconnaît qu’entre 5 000 et 6 000 de ses combattants ont été faits prisonniers. Enfin, le régime reconnaît 859 morts en février 2012.

Conclusion

Il est intéressant de noter que les conséquences des printemps arabes varient principalement, non pas en fonction de la nature des rébellions, mais en fonction de la réaction du pouvoir. Ainsi, des régimes se sont écroulés et des guerres civiles ont éclaté dans les pays où la répression avait été la plus violente. À l’inverse, certains pays se sont presque hissé au rang d’exemple grâce aux réformes initiées (par exemple le Maroc ou Oman).

La Syrie relève de la première catégorie. Loin d’atténuer la révolte qui menaçait son pouvoir, Assad a, au contraire, envenimé cette dernière par une répression sanglante. Plus consternant encore, divers rapports mettent en lumière une stratégie visant à laisser les groupes jihadistes se développer dans le pays pour justifier plus aisément sa répression[29]. Par ailleurs, un cap de violence est franchi le 21 août 2013 à Ghouta, où des armes chimiques (gaz sarin) sont utilisées.

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Bibliographie :

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[1] Nous retrouvons ici un schéma très similaire à la seconde guerre civile irakienne qui surgit au même moment. Les deux conflits voisins ont d’ailleurs des acteurs communs comme la Turquie, l’Iran ou encore l’État islamique.

[2] BALANCHE Fabrice, « Géographie de la révolte syrienne », dans Outre-Terre, n°29, Toulouse, Editions Erès, 2011, 570 p. , pp. 437-458, p. 437, [en ligne] https://www.cairn.info/revue-outre-terre1-2011-3-page-437.htm (dernière consultation le 10/03/2024)

[3] Ibid., p. 445

[4] Ibid., p. 447

[5] BORTEK Marija et KOZINA Andrija, « Contemporary forms of warfare – insurgency and counterinsurgency operations – case study : Syrian Arab Republic », dans Strategos, vol. 6, n°2, Zagreb, Croatian Military Academy, 2022, 224 p., pp. 13-36, p. 22, [en ligne] https://strategos.morh.hr/en/wp-content/uploads/sites/2/2022/12/strategos-12-1.pdf (dernière consultation le 10/03/2024)

[6] On retrouve par exemple cette idée dans les ouvrages de Mao Zedong, pratiquant la guérilla

[7] Ibid., p. 22

[8] Il convient de préciser ici qu’une telle stratégie peut être qualifiée de crime de guerre au titre des articles 51 et 54 de la Convention de Genève (Protocole I) qui proscrivent les attaques indiscriminées contre les populations civiles.

[9] Si l’expression peut choquer, elle s’appuie néanmoins sur un consensus historique qui montre que le terrorisme est avant tout une affaire étatique (en prenant comme exemple archétypal la Révolution française et la Terreur).

[10] PLAKOUDAS Spyridon, « Mass killings of civilians in counter-insurgency: killing more, winning more? », dans Military Strategy Magazine, vol. 4 , n°3, Tel Aviv, The IJ Infinity Group, 2015, 42 p. , pp. 34 – 38, [en ligne] https://www.militarystrategymagazine.com/article/mass-killings-of-civilians-in-counter-insurgency-killing-more-winning-more/ (dernière consultation le 10/03/2024)

[11] Ibid.

[12] C’est une illustration du paradoxe du passager clandestin : une situation où des individus s’abstiennent de participer à un effort collectif car ils pourraient tirer les mêmes bénéfices sans engagement de leur part.

[13] Ibid.

[14] Ibid.

[15] Ibid.

[16] HOLIDAY Joseph, « The Assad Regime: from Counterinsurgency to Civil War », dans Middle East Security Report, n°8, Washington D. C., Institute for the Study of War, 2013, 69 p., p. 9, [en ligne] https://www.understandingwar.org/sites/default/files/TheAssadRegime-web.pdf (dernière consultation le 10/03/2024)

[17] NASSIEF Isabel, « The campaign for Homs and Aleppo », dans Middle East Security Report, n°17, Washington D. C., Institute for the Study of War, 2014, 57 p., p. 13, [en ligne] https://www.understandingwar.org/sites/default/files/Nassief-BattleforHomsAleppo-web.pdf (dernière consultation le 11/03/2024)

[18] HOLIDAY Joseph, art. cit., p. 15

[19] Ibid., p. 19

[20] Par ailleurs, un schéma similaire peut se retrouver à l’échelle de quartiers spécifiques.

[21] BERTI Benedetta et SOSNOWSKI Marika, « Neither peace nor democracy: the role of siege and population control in the Syrian regime’s coercive counterinsurgency campaign », dans Small Wars & Insurgencies, vol. 33, n°6, Londres, Routledge, 2022, 1448 p. , pp. 954-972, p. 958, [en ligne] https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/09592318.2022.2056392 (dernière consultation le 10/03/2024)

[22] Ibid., p. 959

[23] Fabrice Balanche, art. cit., p. 450

[24] NASSIEF Isabel, art. cit. p. 13

[25] L’État islamique n’arrive que plus tard dans la guerre civile syrienne (au moins 2013), mais une de ses filiales, le Front Al-Nosra, est déjà présent dès les premiers affrontements. Voir DEVAUX Romain, « l’État islamique et la religion, autopsie d’un paradoxe », dans La Revue d’Histoire Militaire, Les Lilas, La Revue d’Histoire Militaire, 2022 [en ligne] https://larevuedhistoiremilitaire.fr/2022/09/08/letat-islamique-et-la-religion-autopsie-dun-paradoxe/ (dernière consultation le 19/03/2024)

[26] Ibid., p. 16

[27] HAMILTON Douglas et SOLOMON Erika, « Syrian army must pull back first under Annan Plan », dans Reuters, Londres, Reuters, 2012, [en ligne] https://www.reuters.com/article/idUSBRE82T0H7/ (dernière consultation le 10/03/2024)

[28] Les chabiha sont des milices fidèles au régime de Bachar al Assad. À l’origine, il s’agissait de groupes criminels. Ces milices jouent un rôle crucial dans la stratégie de répression syrienne.

[29] LEVITT Matthew, « The Role of the Islamic State in the Assad regime’s strategy for survival », dans The Washington Institute for Near East Policy, Washington D. C., Washington Institute for Near East Policy, 2021, 19 p., [en ligne] https://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/role-islamic-state-assad-regimes-strategy-survival (dernière consultation le 11/03/2024)

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