Vue des factoreries de Guangzhou

L’affaire Napier (1834)

Le 11 octobre 1834, William John Napier, 9e Lord Napier, décéda à Macao (Aomen) 澳门 des suites du typhus, une maladie aidée par la surcharge de travail et l’anxiété. Ce pair d’Écosse, anciennement lieutenant dans la marine britannique, et brièvement superintendant en chef du commerce britannique en Chine, était arrivé dans ce dernier pays moins de trois mois auparavant. Sa nomination répondait à une demande chinoise, avec pour instructions explicites d’user de modération, de conciliation, de tolérance et de prudence afin, avant toute autre considération, de prendre la responsabilité du commerce britannique à Guangzhou (Canton) 广州 et d’en étudier les possibilités d’extension. Néanmoins, ce fut aussi lui qui, cinq ans avant la guerre de l’Opium (1839-1842)[1], risqua par un coup de force une guerre ouverte avec son pays d’accueil.

Le système de Guangzhou

À cette date, les relations sino-étrangères (hors monde chinois) étaient déjà anciennes. Les routes de la Soie, terrestres et maritimes, remontent au moins à la dynastie Han 汉 (206 av. è. c. – 220 è. c.). Les Portugais furent les premiers Européens à aborder en Chine à l’ère des grandes découvertes (1516), suivis des Espagnols (1575), des Néerlandais (1604) et des Anglais (1637). Guangzhou, grand port de la Chine du Sud, dans le delta du Zhu jiang (Rivière des Perles) 珠江, devint le point de contact naturel entre la Chine et le monde extérieur, d’autant que les essais de comptoirs à Jinzhou 锦州, Fuzhou 福州, Ningbo 宁波, Xiamen 厦门 ou Taïwan 台湾 se soldèrent par des échecs.

L’histoire primitive de ces relations, parfois conciliantes, souvent sanglantes, aboutit d’abord à la création d’une « concession » portugaise sur la presqu’île de Macao, à 100 km de Guangzhou. Créée en 1557, coupée du continent par un mur à l’initiative des Chinois (1573), elle se dota d’un sénat (1583) et d’un gouverneur (1623). Ses prétentions à l’autonomie ne furent pas reconnues par la Chine avant 1887. Des fonctionnaires chinois y rendaient la justice et y levaient l’impôt.

En 1802, la Chine protesta contre l’envoi momentané d’une force britannique venue protéger le comptoir dans le cadre des guerres napoléoniennes. Une initiative similaire, en 1808, dut être abandonnée face à la résistance chinoise et à la menace de l’emploi de la force et de l’arrêt du commerce sino-britannique. Une petite colonie européenne y vivait néanmoins sans vexations (4 480 hommes et femmes dont 1 129 esclaves en 1830, non-inclus le clergé et les militaires)[2].

La situation à Guangzhou-même était différente. L’ouverture du port au commerce étranger a été le résultat des efforts persistants des Britanniques au cours du XVIIe siècle (1637, 1664, 1674, 1681). Le monopole portugais fut brisé à l’initiative de la Chine en 1685, qui abolit toute restriction de lieu. Il en résulta l’établissement de « factoreries »[3], bien qu’à des conditions beaucoup plus strictes qu’à Macao. Les premières tentatives de régulation datent de 1702 et le bref établissement d’un monopole d’État sur les exportations de soie et de thé, qui représentaient avec le nankin[4] l’essentiel des produits chinois achetés par les étrangers. Une guilde de marchands cantonais, le Gong hang (Cohong) 公行, établie en 1720 avec le soutien de l’administration, établit un monopole qui dura, sauf à brefs intervalles, jusqu’à l’arrivée de Lord Napier. Il fut complété en 1757 par la prohibition du commerce étranger à tout autre port de Chine.

Des régulations très strictes furent de plus adoptées à partir de 1782, visant à mieux contrôler ce commerce et à éviter que les factoreries ne deviennent un lieu de résidence ordinaire pour les marchands étrangers. Elles interdisaient, entre autres, la présence de femmes, l’emploi de serviteurs chinois, l’usage de chaises à porteurs ainsi que, de manière importante, l’interdiction pour les navires de guerre étrangers de passer le Humen (Bogue, Bocca Tigris) 虎门, c’est-à-dire d’approcher Guangzhou. On y comptait en 1832 une vingtaine d’entreprises étrangères et 165 étrangers, en majorité Britanniques (88) et Indiens (31), dont un seul Français[5].

Vue des factoreries de Guangzhou
Vue des factoreries de Guangzhou, vers 1805, peinture de William Daniell, National Maritime Museum, Wikimedia Commons

Les premières ambassades

L’envoi d’émissaires étrangers en Chine n’était pas alors entièrement inédit. Les Hollandais, après avoir échoué plusieurs décennies durant à briser le monopole portugais par la force ou à faire la conquête de Macao (1622), envoyèrent deux ambassades à Beijing (Pékin) 北京 en 1655 et en 1665, puis une troisième en 1795. Elles n’eurent d’autre effet que d’ajouter les Pays-Bas aux pays tributaires de l’empire[6]. Les ambassades portugaises qui parvinrent dans la capitale chinoise (1667, 1727, 1753) n’obtinrent aucune concession[7].

Les Russes, du fait de l’expansion de leur empire en Asie, envoyèrent régulièrement des ambassades à partir de 1567, toutes sans succès. Ils signèrent cependant avec la Chine deux traités, à Nerchinsk en 1689, puis à Kiakhta en 1727, à la suite de guerres frontalières. Ceux-ci établirent le tracé des frontières et l’ouverture du commerce bilatéral par voie de terre. Une ambassade chinoise, la seule avant plus d’un siècle, fut même envoyée à Moscou en 1733. Les premières ambassades russes à être reçues à Beijing (1693 et 1720), néanmoins, durent se conformer aux exigences chinoises en matière de cérémonial[8].

Lord Macartney, qui mena la première ambassade britannique en 1795, se distingua sur ce point en refusant d’adopter une attitude laissant supposer une subordination de son pays vis-à-vis de la Chine. Il se présenta devant l’empereur en suivant l’étiquette qui aurait été exigée de lui face au roi d’Angleterre[9]. Lord Amherst, lors de la seconde ambassade (1816), refusa de se rendre devant l’empereur immédiatement après son arrivée à Beijing et dut, par conséquent, immédiatement opérer un demi-tour. Il était lui aussi resté ferme, malgré les instructions de son gouvernement, sur sa volonté de ne pas se plier aux prosternations – koutou 叩头 – qui seraient exigées de lui comme de tout envoyé d’un pays tributaire[10]. Les Britanniques, sans par ailleurs avoir rien obtenu de ces ambassades, s’étaient ainsi distingués par leur prétention à l’égalité entre souverains, que seuls avant eux les Russes (de 1567 à 1653) avaient revendiqué, sans succès.

Les instructions de Londres

Tel est le contexte des relations sino-britanniques et sino-étrangères lorsque le gouvernement de Londres décida de l’envoi à Guangzhou de Lord Napier. Sa mission n’était en rien conçue comme une ambassade. La fin du monopole de la Compagnie des Indes orientales sur le commerce sino-britannique le 22 avril 1834, nécessitée par la concurrence américaine, avait été envisagée par le vice-roi de Guangzhou, qui demanda dès janvier 1831 à ce que, dans une telle occurrence, un responsable soit désigné pour la gestion du commerce britannique dans la ville. C’est donc pour agréer à une demande chinoise que Napier fut nommé le 10 décembre 1833 superintendant général du commerce britannique en Chine.

Ses instructions, très détaillées, visaient manifestement à se concilier les autorités chinoises en tout point. Basé à Guangzhou, Napier devait arbitrer les disputes entre sujets britanniques, Chinois et étrangers, user de modération dans le cas où il y aurait lieu de se plaindre de l’attitude des autorités chinoises, éviter les menaces et l’usage de la force, sauf dans un cas d’une nécessité évidente, et employer toutes les méthodes praticables pour maintenir une bonne et amicale entente avec les Chinois et avec leur gouvernement. Tous les sujets britanniques devaient se conformer aux lois et aux usages de l’empire de Chine ; un Order in Council ayant institué un tribunal spécial ayant juridiction sur les sujets britanniques de Guangzhou en matière criminelle, il lui était ordonné de s’abstenir de l’appliquer tant que Lord Palmerston, secrétaire d’État des affaires étrangères, ne donnerait pas d’instruction contraire. Il lui était de plus explicitement ordonné de respecter l’interdiction pour les navires de guerre de passer le Humen, y compris la frégate qui devait l’amener à Macao. Il devait néanmoins annoncer son arrivée par lettre au vice-roi. C’est cette addition, apparemment anodine, qui devait être à l’origine du conflit[11].

La résidence de Napier à Macao
La résidence de Napier à Macao, George Chinnery, XIXe siècle, Wikimedia Commons

Pour une lettre et des chaises

Napier respecta d’abord la lettre de ses instructions. Arrivé à Macao le 15 juillet 1834 avec deux frégates, il se rendit à Guangzhou à bord d’un navire marchand. Là, il tenta effectivement de remettre une lettre au vice-roi et échoua. La règle, imposée progressivement au cours du XVIIIe siècle et à laquelle s’étaient jusque-là conformés les marchands de toute nation, était que ceux-ci dussent communiquer avec les autorités chinoises par l’intermédiaire du Gong hang.

Ses instructions, cependant, lui ordonnaient explicitement d’éviter toute communication par l’intermédiaire de la guilde qui pourrait former un précédent. Que Napier ait souhaité faire de Guangzhou sa résidence ordinaire, plutôt que Macao, là encore obéissait aux instructions qu’il avait reçues de Londres, mais contrevenait tout autant aux lois et aux usages du pays hôte, des lois et des usages auxquels ses instructions lui ordonnaient explicitement de se conformer.

Il semble donc que le superintendant avait une certaine latitude dans l’interprétation de ces instructions, afin d’en respecter l’esprit – la conciliation, la modération, le maintien de la bonne entente et le respect des autorités locales – plutôt que la lettre. Le vice-roi et les fonctionnaires cantonais, de leur part, expliquèrent, proposèrent des concessions mineures, rappelèrent les étrangers à la loi, menacèrent enfin, notamment le Gong hang, tenu pour responsable des évènements. Napier resta ferme, au nom de l’honneur de la nation britannique.

La guilde, afin de résoudre enfin une situation nouvelle et intenable, invita les marchands britanniques le 11 août. Napier, là encore, adopta une position de fermeté, convoquant ses nationaux et leur enjoignant de ne pas assister à cette conférence sans son accord. Ayant ainsi mis la guilde cantonaise dans une situation impossible, cette dernière décida le 16 août, pour éviter les sanctions, de cesser tout commerce avec les Britanniques. Et le vice-roi, et le superintendant étant convaincu de la nécessité pour la partie adverse de reprendre ce commerce au plus tôt, chacun campa sur ses positions.

Le 23 août enfin, trois fonctionnaires chinois vinrent à la rencontre de Lord Napier. Cette réunion ne permit que de constater que les positions des uns et des autres étaient irréconciliables, ce qui coûta sa place à l’un des fonctionnaires, le préfet de Guangzhou. Elle fut aussi l’occasion d’une bataille des chaises, dont l’agencement, suivant qu’il obéisse aux demandes chinoises ou aux exigences britanniques, marquait l’abaissement d’une partie en faveur de l’autre. Napier la remporta enfin, après plusieurs heures de tergiversations, ce qui provoqua le retard des Chinois, qui se le virent reproché comme une insulte à Sa Majesté britannique.

La conséquence logique de ces évènements fut le raidissement de la position du vice-roi, qui ordonna officiellement la fin du commerce sino-britannique à Guangzhou et l’application stricte des règlements. Des soldats furent envoyés aux factoreries, et toute vente à un sujet britannique punie de la peine de mort (4 septembre 1834).

Le lendemain, Napier donna l’ordre aux frégates Andromache et Imogene de forcer le Humen et de menacer Guangzhou, un petit corps d’infanterie de marine étant débarqué dans le quartier des factoreries. Elles durent ouvrir le feu sur les forts chinois, qui répondirent, sans faire pourtant ni mort ni blessé. Le vice-roi, tout en condamnant ce coup de force et la violation évidente des lois chinoises, persista à proposer un apaisement et un retour au statu quo ante, tout en menaçant Napier de représailles. La factorerie anglaise était assiégée, par voie de terre et par voie de mer ; toute communication et tout approvisionnement étaient rendus impossibles.

Les frégates Andromache (à droite) et Imogene (à gauche) forcent le Humen sur l'ordre de Napier
Les frégates Andromache (à droite) et Imogene (à gauche) forcent le Humen sur l’ordre de Napier, peinture de William Skinner (vers 1850), Wikimedia Commons

Les causes de l’échec

Aucune de ces mesures ne persuada le superintendant d’altérer sa position, malgré le risque imminent de guerre ouverte. Seul le typhus dont il souffrit à partir du 9 septembre permit de freiner le cours des évènements et le convainquit le 14 de retourner à Macao et de retirer les frégates. Le 18, sa maladie l’empêcha enfin de mener lui-même les négociations, désormais entreprises par son chirurgien T. R. Colledge. Napier et ses navires de guerre quittèrent Guangzhou, sous forte escorte, le 21 septembre. Ils mirent cinq jours à parvenir à l’enclave portugaise. L’embargo fut levé le 29 septembre.

Quelle fut la cause profonde de ce conflit qui dura trois mois et risqua pendant dix jours de prendre l’ampleur d’une véritable guerre ? Dès 1834, tous les commentaires s’accordent à reconnaître les fautes du gouvernement britannique, sa mésinterprétation de la demande chinoise à la suite de la fin du monopole de la Compagnie des Indes orientales, l’envoi d’un fonctionnaire chargé d’organiser la colonie britannique de Guangzhou et d’y maintenir le bon ordre, plutôt que d’un responsable des activités commerciales stricto sensu, et l’impossibilité pour Londres de tirer les leçons des échecs de Macartney et Amherst à Beijing.

À ces diverses fautes il faut ajouter d’ailleurs que Napier devait prendre en Chine un rang politique et judiciaire, se mettre en communication officielle avec le vice-roi, mais que, dans le cas où le vice-roi eût accédé à cette requête inhabituelle et inappropriée, le superintendant général aurait été dans l’impossibilité de présenter la moindre créance.

D’aucuns mettent l’accent, de manière anticipatoire, sur le déséquilibre de la balance commerciale, toujours plus en faveur de la Grande-Bretagne en raison des exportations d’opium – les autres articles d’importation comme d’exportation maintenant des niveaux relativement stables au cours des décennies précédentes.

Un argument contraire serait de noter que les Chinois, jusqu’ici surtout remarqués pour les restrictions, les obstructions, la corruption des petits fonctionnaires, les taxes excessives levées sur le Gong hang, les vexations imposées aux envoyés étrangers par le canon diplomatique chinois, firent preuve face à Napier d’un esprit de conciliation et d’une volonté de compromis relativement inédites. Ironiquement, leurs adversaires du moment, qui avaient a priori envoyé ce superintendant pour satisfaire une exigence chinoise et dont les instructions, certes contradictoires, étaient inspirées d’une politique d’acceptation, au nom du commerce, de contrariétés symboliques, firent preuve au contraire de la plus grande fermeté.

Un conflit personnel

Si une interprétation rétrospective tend naturellement à y voir les germes de la guerre de l’Opium (1839) et du système impérialiste qui succéda au rétablissement de la paix, force est de constater que ni Londres, ni le droit international tel qu’il est alors compris en Occident ne donnent raison à Napier. Et ce, quand bien même le Royaume-Uni eût le moindre titre à imposer son interprétation des règles à respecter dans les relations internationales à l’empire de Chine[12]. C’est donc dans la personnalité de l’envoyé britannique, comme souvent en contexte colonial, à une époque où atteindre la Chine supposait de passer le cap de Bonne-Espérance et où toute communication eut mis au moins dix mois à trouver une réponse, que se trouve la clef.

Aristocrate, anciennement lieutenant dans la marine royale, il combattit à Trafalgar (1805). Issu d’une période et d’une caste qui voyaient alors, et avec quelque raison, la nation britannique comme la première puissance mondiale, il n’était pas l’homme d’une situation qui exigeait de se conformer à la situation locale. Les prescriptions et la coutume chinoises dans les relations avec l’étranger, et avec des marchands particulièrement, ne pouvaient que heurter la dignité et l’honneur d’un homme comme Lord Napier – qui, par ailleurs, avait pris sur lui d’endosser l’habit d’ambassadeur, alors qu’il n’avait pas même de créance à présenter comme superintendant général du commerce.

William John Napier, 9e Lord Napier
William John Napier, 9e Lord Napier, auteur inconnu, XIXe siècle, Wikimedia Commons

Cette attitude – qualifiée par le vice-roi d’obstinée et de stupide dans ses proclamations de la fin août 1834 – semble bien être le produit de la nécessité perçue par lui d’affirmer la puissance et la souveraineté britanniques et à l’inverse d’une sous-estimation flagrante de la puissance et de la souveraineté chinoises. Il n’avait, par conséquent, aucun intérêt à un compromis diplomatique. Persuadé que le vice-roi, par sa résistance, insultait la Couronne, et par conséquent devait être puni de ses prétentions, il l’était tout autant de la possibilité de faire céder la Chine par la menace des armes, aussi légers que soient les moyens alors à sa disposition.

C’est dans cette mentalité, tout autant que dans l’incapacité de Londres à tirer les leçons des ambassades de Macartney et surtout d’Amherst, qu’il faut chercher les raisons d’un conflit qui, sauf l’alitement du principal intéressé, eut pu dégénérer en guerre ouverte. L’incompétence du gouvernement britannique, qui ne tira pas plus les leçons de l’échec de Napier, est d’ailleurs l’une des raisons secondaires de la guerre qui, elle, eut effectivement lieu cinq ans plus tard[13].

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[1] La guerre de l’Opium opposa de 1839 à 1842 la Chine, qui souhaitait interdire l’importation de l’opium, au Royaume-Uni, qui avait pour buts secondaires d’imposer une libéralisation du commerce et le traitement des nations étrangères sur un pied d’égalité. Il en résulta l’ouverture de plusieurs ports chinois au commerce extérieur, l’obtention de privilèges pour les étrangers et la cession de Hong Kong 香港 à la Grande-Bretagne.

[2] MORSE Hosea Ballou, The International Relations of the Chinese Empire, vol. 1, Bombay / Londres / New York, Longmans, Green, and Co., 1910, 727 p., pp. 41-46 ; VILLIERS John, « Silk and Silver: Macau, Manila and Trade in the China Seas in the Sixteenth Century », dans Journal of the Hong Kong Branch of the Royal Asiatic Society, vol. 20, Hong Kong, Royal Asiatic Society Hong Kong Branch, 1980, 214 p., pp. 66-80

[3] Comptoirs commerciaux.

[4] Toile de coton à tissu serré et solide, de couleur jaune clair, fabriquée originairement à Nankin (Nanjing) 南京.

[5] CARROLL John M., « The Canton System: Conflict And Accommodation In The Contact Zone », dans Journal of the Royal Asiatic Society Hong Kong Branch, vol. 50, Hong Kong, Royal Asiatic Society Hong Kong Branch, 2010, 464 p., pp. 51-66 ; MORSE Hosea Ballou, op. cit., pp. 63-88

[6] DUYVENDAK Jan Julius Lodewijk, « The Last Dutch Embassy to the Chinese Court (1794-1795) », dans T’oung Pao, vol. 34, n°1/2, Leiden, Brill, 1938, 152 p., pp. 1-137 ; RAHUSEN-DE BRUYN KOPS Henriette, « Not Such an ‘Unpromising Beginning’: The First Dutch Trade Embassy to China, 1655-1657 », dans Modern Asian Studies, vol. 36, n°3, Londres, Cambridge University Press, 2006, pp. 513-768, pp. 535-578

[7] HALIKOWSKI-SMITH Stefan, « ‘The Friendship of Kings was in the Ambassadors’: Portuguese Diplomatic Embassies in Asia and Africa during the Sixteenth and Seventeenth Centuries », dans Portuguese Studies, vol. 22, n°41, Cambridge, Modern Humanities Research Association, 2006, 152 p., pp. 101-134 ; FU Lo-Shu, « The Two Portuguese Embassies to China during the K’ang-hsi Period », dans T’oung Pao, vol. 43, n°1/2, Leiden, Brill, 1954, 182 p., pp. 75-94 ; MORSE Hosea Ballou, op. cit., pp. 41-43

[8] HSÜ Immanuel Chung-Yueh, « Russia’s Special Position in China during the Early Ch’ing Period », dans Slavic Review, vol. 23, n°4, Pittsburg, Association for Slavic, East European, and Eurasian Studies, 1964, pp. 619-815, pp. 688-700 ; KIRILOFF C., « The Early Relations between Russia and China », dans New Zealand Slavonic Journal, n°4, Wembley, Australian and New Zealand Slavists’ Association, 1969, 113 p., pp. 1-32 ; PERDUE Peter C., « Boundaries and Trade in the Early Modern World: Negotiations at Nerchinsk and Beijing », dans Eighteenth-Century Studies, vol. 43, n°3, Baltimore, The John Hopkins University Press, 2010, pp. 299-418, pp. 341-356 ; MORSE Hosea Ballou, op. cit., pp. 59-62

[9] Ibid., pp. 53-54 ; PRITCHARD Earl H., « The Kotow in the Macartney Embassy to China in 1793 », dans The Far Eastern Quarterly, vol. 2, n°2, Durham, Duke University Press, 1943, pp. 137-246, pp. 163-203 ; WOOD Frances, « Britain’s first view of China: The Macartney Embassy 1792-1794 », dans RSA Journal, vol. 142, n°5447, Londres, The Royal Society for Arts, Manufactures and Commerce, 1994, 87 p., pp. 59-68

[10] MORSE Hosea Ballou, op. cit., pp. 56-57 ; STEVENSON Caroline M., Britain’s Second Embassy to China: Lord Amherst’s ‘Special Mission’ to the Jiaqing Emperor in 1816, Acton, Australian National University Press, 2021, 391 p.

[11] MACNAIR Harley Farnsworth, Modern Chinese History Selected Readings, New York, 1923, 910 p., pp. 66-71 ; MELANCON Glenn, « Peaceful Intentions: the First British Trade Commission in China, 1833–5 », dans Historical Research, vol. 73, n°180, Londres, Institute of Historical Research, 2000, 104 p., pp. 33-47

[12] À propos de la vision chinoise des relations internationales sous la dynastie Qing, voir FAIRBANK John King, The Chinese World Order: Traditional China’s Foreign Relations, Cambridge, Harvard University Press, 1973, 426 p.

[13] À propos des relations sino-britanniques sur la période 1834-1839, voir CHEN Songchuan, « An Information War Waged by Merchants and Missionaries at Canton: The Society for the Diffusion of Useful Knowledge in China, 1834-1839 », dans Modern Asian Studies, vol. 46, n°6,Londres, Cambridge University Press, 2012, pp. 1459-1808, pp. 1705-1735 ; HAO Gao, « Prelude to the Opium War? British reactions to the ‘Napier Fizzle’ and attitudes towards China in the mid eighteen-thirties », dans Historical Research, vol. 87, n°237, Londres, Institute of Historical Research, 2014, pp. 377-580, pp. 491-509

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