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La dimension navale des aides octroyées par le plan Marshall pour la Turquie et la comparaison des aides gréco-turques

La dimension navale des aides octroyées par le plan Marshall pour la Turquie et la comparaison des aides gréco-turques

En 1945, la tension entre les États-Unis et l’URSS devenant flagrante, les États-Unis cherchent à redéfinir leur politique envers l’Europe, tentant de renforcer leur influence en Méditerranée, militairement et idéologiquement, après le retrait franco-britannique.

Cependant, jusqu’à la conférence de Potsdam, l’idée de revenir à l’isolationnisme, en retournant en Amérique et en se désengageant des conflits européens, demeure une option envisagée par plusieurs députés et sénateurs américains, conformément à la doctrine Monroe.

Toutefois, les revendications soviétiques, ainsi que leur expansion politique et idéologique, inquiètent les États-Unis. Les tentatives de l’URSS pour contrôler l’Europe de l’Est, les détroits turcs et le Moyen-Orient menacent directement le projet américain de créer une zone d’influence.

Face à cela, les États-Unis abandonnent progressivement leur politique d’isolationnisme initiale et choisissent de s’engager dans les affaires européennes. Selon eux, un problème européen pourrait à nouveau affecter les États-Unis, ce qu’ils souhaitent éviter[1]. Plutôt que de subir les conséquences néfastes, ils décident d’agir.

Dans ce contexte, cet article vise à mettre en lumière les relations turco-américaines qui sont restructurées autour de la doctrine Truman et du plan Marshall, avec une étude comparative entre les marines turque et grecque autour de leurs aides reçues par les Américains dans le cadre de cette stratégie.

La cérémonie de mise en service des sous-marins américains dans la marine turque, Izmir, mai 1948, archive de Sait Küçük

Introduction aux relations turco-américaines

Indépendamment de la doctrine Truman, du plan Marshall et des aides militaires, les relations turco-américaines entrent dans une phase d’indissociabilité à partir de septembre 1945. Selon le professeur des universités et ambassadeur turc Fahir Armaoğlu, cette période s’étend de 1947 à 1964 et peut être qualifiée d’une alliance totale[2]. Deux raisons principales expliquent cette indissociabilité :

-Les menaces de l’URSS, qui poussent la Turquie à se rapprocher du camp britannico-américain.

-L’enjeu américain d’établir une présence dans la région du Proche-Orient/Moyen-Orient pour profiter du repli franco-britannique.

À partir de l’année 1945, les États-Unis modifient leur politique étrangère, ce qui peut être interprété comme une transformation de la doctrine Monroe. Après la guerre, les États-Unis décident d’appliquer les clauses sociales et politiques de cette doctrine. Ils commencent à considérer les enjeux géopolitiques et géostratégiques mondiaux[3]. Les observations américaines concernant l’URSS, devenues pessimistes après les conférences de Yalta et de Potsdam, renforcent l’urgence d’appliquer un régime politique et diplomatique face au repli franco-britannique, dans une région où la Turquie occupe une position géopolitique cruciale.

L’intérêt américain pour la Turquie n’est pas anodin. La Turquie partage des frontières physiques avec l’URSS et, par sa position géographique, fait office de pont entre l’Asie et l’Europe, ainsi qu’entre le Moyen-Orient et l’Occident. Les menaces et revendications soviétiques à l’égard de la Turquie offrent aux États-Unis une occasion d’accélérer le rapprochement turc avec le camp américain. L’objectif des Américains est de protéger l’Europe de l’Est d’une invasion idéologique ou militaire soviétique, ainsi que de freiner l’expansion du communisme[4]. Les ambitions politiques soviétiques, visant à étendre leur zone d’influence vers des pays comme l’Iran, ne correspondent pas aux intérêts américains. Par conséquent, gagner un allié comme la Turquie est un atout précieux pour les États-Unis.

De surcroît, la Turquie accueille deux visites de la flotte américaine, qui sont très bien reçues. La première, avec le cuirassé Missouri, a lieu à Istanbul entre le 5 et le 9 avril 1946. Bien que le but principal soit de rapatrier le corps de l’ambassadeur turc, Münir Irtegün, cette visite symbolise également la forte présence des États-Unis dans la région. La deuxième visite se déroule le 2 mai 1947, juste après l’entrée en vigueur de la doctrine Truman, visant à aider la Turquie et la Grèce. Cette visite est perçue par les journaux turcs comme la preuve des relations étroites entre les deux pays. Le 3 mai 1947 Le journal Son Posta annonce que l’amiral Bieri, commandant de la flotte américaine, salue les côtes turques avec ses salutations. Le journal Aksam décrit, quant à lui, l’arrivée des marins américains à Istanbul de la manière suivante :

« La nation turque est heureuse de pouvoir saluer une seconde fois à Istanbul les héroïques marins américains. C’est parce qu’elle partage les mêmes idéaux que l’Amérique, qui a mis toutes ses forces au service du droit, de la justice et de la liberté, que la nation turque ressent une joie et une émotion aussi profondes en présence de l’escadre américaine qui visite pour la seconde fois Istanbul »[5]

Ces déclarations montrent clairement que la Turquie accueille la présence américaine à bras ouverts. Les relations, marquées par la doctrine Truman, le plan Marshall et l’assistance militaire mutuelle, se renforcent jusqu’en 1949. Entre 1949 et 1952, la relation turco-américaine atteint son apogée en termes de concordance politique et militaire. Le remaniement gouvernemental, dominé par le Parti démocrate, qui est anticommuniste et américaniste, l’adhésion de la Turquie au Conseil de l’Europe en 1950, le déploiement des forces militaires turques en Corée et l’adhésion de la Turquie à l’OTAN en 1952 sont autant de facteurs contribuant à cette bonne relation.

Entre 1945 et 1947, il est manifeste que la Turquie et les États-Unis construisent une relation solide. Après des notes soviétiques concernant les détroits, envoyées en août et septembre 1946, les États-Unis adoptent une politique de soutien envers la Turquie. Leur contre-note, datée du 9 octobre 1946, précise les limites américaines face aux revendications soviétiques et vise à mettre en place une protection totale de l’intégralité territoriale de la Turquie[6].

Cependant, les aides accordées par les États-Unis à la Turquie ne sont pas toujours bien perçues. Le bureaucrate George F. Kennan, qui a dirigé la politique américaine contre l’URSS pendant la Seconde Guerre mondiale, fait valoir que la contribution turque à la guerre n’est pas à la hauteur de celle de la Grèce, arguant que la Turquie ne mérite pas ces aides et cette protection[7].

Ce rapprochement turco-américain, selon les chercheurs turcs, pourrait finalement nuire à l’intégrité politique et territoriale de la Turquie, malgré le soutien d’un allié important comme l’OTAN. Les raisons de cette dégradation sont les suivantes :

-La Turquie est contrainte d’abandonner sa politique de neutralité et doit choisir un camp politique et militaire.

-Sa politique étrangère devient une annexe de la politique étrangère américaine, notamment à travers les aides et l’OTAN, ce qui peut conduire à des crises majeures, comme celle de 1964 et celle de 1974 lors de l’opération Paix pour Chypre.

-La composition militaire turque est influencée par le concept américain, qui monopolise la mise en service des équipements militaires. Cela ouvre les bases et infrastructures militaires turques à l’armée américaine, créant ainsi des failles dans l’intégrité militaire et territoriale de la Turquie. Cela s’apparente à une forme de capitulation militaire et politique pour les Turcs[8].

Bien que la Turquie exprime parfois son mécontentement face à certaines décisions américaines, entre 1945 et 1952, elle apprécie sa présence, tant sur le plan politique que militaire. En effet, selon la politique turque, avoir un allié comme les États-Unis garantit la protection du pays, même au prix de sacrifices sur ses politiques menées depuis 1923.

La doctrine Truman et le plan Marshall

La décision américaine d’instaurer un statu quo dans le bassin méditerranéen est accélérée par l’annonce britannique, en février 1947, d’interrompre son aide à la Turquie et à la Grèce en raison de ses difficultés économiques. Ce même mois, le Royaume-Uni envoie un mémorandum aux États-Unis pour les inciter à prendre le relais et continuer à soutenir ces deux pays[9]. Ainsi, le 12 mars 1947, le président Truman soumet au Sénat un projet de loi visant à accorder une aide économique de 400 millions de dollars à la Turquie et à la Grèce. Il souligne le fait que ces deux nations sont menacées par le danger soviétique et que les États-Unis doivent les aider dans leur lutte contre cette menace. La Turquie accepte l’offre en juillet 1947 et commence à recevoir les aides.

George Marshall, assis, troisième à gauche, secrétaire d’État américain, à l’université Harvard le 5 juin 1947, où il annonce les thèmes principaux de son plan portant son nom. Auteur inconnu, 1947, Wikimedia Commons

Dans la foulée de la doctrine Truman, le secrétaire d’État américain George Marshall propose un autre plan, connu sous le nom du plan Marshall. Il est présenté le 5 juin 1947 lors d’un discours à Harvard, encourage les pays européens à s’entraider économiquement, tout en soulignant que les États-Unis sont prêts à les soutenir financièrement en cas de besoin[10]. Le 27 juin 1947, lors d’une conférence à Paris, Marshall soumet son plan aux pays européens concernés, y compris à l’URSS, considérée comme l’une des grandes puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale.

Cependant, l’URSS quitte la session le 2 juillet 1947 et élabore son propre plan économique pour les pays de l’Europe de l’Est, baptisé plan Molotov[11]. Seize pays acceptent la proposition américaine, dont la Grèce et la Turquie. Le Sénat valide finalement la loi le 3 avril 1948, accordant une aide de 6 milliards de dollars aux pays européens concernés[12].

L’objectif de ce plan est notamment de contrer l’influence communiste grandissante dans des pays comme la France et l’Italie, où les partis communistes gagnent en popularité depuis la fin de la guerre. En septembre 1947, les partis communistes français et italien participent au Kominform[13], ce qui inquiète tant les régimes européens que les États-Unis, soucieux de préserver le statu quo.

Toutefois, les raisons sous-jacentes à la doctrine Truman et au plan Marshall diffèrent quelque peu des justifications officielles. En réalité, la propagation de l’influence soviétique pousse les États-Unis à rétablir des régimes stables et favorables à leurs intérêts, qu’ils pourront dominer. Sept objectifs majeurs motivent la mise en œuvre de ces plans :

-Assurer la stabilité politique, sociale et militaire en Europe ;

-Établir une forme de protectorat américain sur l’Europe ;

-Créer un système de défense contre la menace militaire et idéologique de l’URSS, protégeant ainsi les États-Unis ;

-Maintenir le statu quo en Europe ;

-Contrôler les hautes mers, conformément à la thèse de l’amiral Alfred Mahan ;

-Bloquer l’expansion soviétique en Méditerranée ;

-Protéger la Turquie et la Grèce, en raison de leur importance géopolitique pour les intérêts américains[14].

La dernière clause concerne spécifiquement la Turquie, car les États-Unis sont conscients des efforts de l’URSS pour s’implanter en Iran et y contrôler les routes terrestres du pétrole. En Grèce, la guerre civile, liée à un conflit interne, pourrait aboutir à l’établissement d’un régime communiste, une perspective jugée dangereuse par les Américains.

Grâce à ces aides, la Turquie reçoit des fonds considérables pour reconstruire son armée, ainsi que son agriculture et ses infrastructures. La marine turque en particulier profite de ces aides pour moderniser son équipement, notamment en termes de matériel militaire et de navires, inaugurant une nouvelle période de réorganisation pour la marine turque.

Présentation générale de l’aide militaire accordée à la marine turque entre 1945 et 1952

L’aide militaire américaine accordée à la Turquie comprend la livraison de divers matériels pour chaque branche de l’armée turque : l’armée de Mer, de Terre et de l’Air, ainsi qu’une aide économique destinée à couvrir les dépenses liées aux enjeux militaires. En ce qui concerne la marine turque, il s’agit avant tout de la marine marchande turque, qui achète et se procure des cargos et des bâtiments américains pour faire renaître le commerce maritime turc, en plein développement depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale[15]. Cette situation découle également d’un effort de développement des ports commerciaux, initié après la guerre, visant à rapprocher la Turquie du camp occidental.

Durant cette période, plus spécifiquement entre 1948 et 1950, la marine turque acquiert plusieurs bâtiments de différentes classes, qui sont d’ailleurs présentés comme des navires rapides et renforcés, munis de bons équipements de détection par l’attaché naval français, ainsi que des équipements et des matériels[16].

Cependant, contrairement aux matériels livrés pour les armées de Terre et de l’Air, l’acquisition de ces navires par la marine turque n’est pas un acte de vente en faveur de la Turquie. L’accord turco-américain repose sur un contrat de prêts-bails/leasing de cinq ans, renouvelable tant que cet accord est accepté par les deux signataires[17]. Ce contrat, en théorie, permet aux Américains de rappeler ces sous-marins en cas de besoin ou en cas d’une violence des accords par la Turquie à la fin du contrat même s’il y une reconduction tacite de ce contrat est prévue.

En plus de ces navires, la marine turque reçoit également des équipements, des matériaux et des outils nécessaires à la réparation des navires, ainsi que des pièces détachées et d’autres produits[18].

Avec toutes ces aides matérielles, la marine turque bénéficie également de versements économiques et de prêts de la part des États-Unis. Le crédit accordé à la marine turque pour effectuer des achats et transporter les produits s’élève à 16 149 369 dollars[19]. Ce montant est destiné à l’acquisition de navires, ainsi qu’à la modernisation des chantiers navals et des usines, à l’augmentation des salaires et des conditions de travail du personnel de la marine turque[20]. À titre informatif, les sous-marins reçus en 1948 constituent les premiers navires acquis par la marine turque dans le cadre de cette aide militaire américaine, ce qui confère un statut unique à ces submersibles au sein de la flotte des sous-marins turcs.

Comparaison entre les aides accordées à la Grèce et à la Turquie

Le plan Marshall vise à renforcer les armées des pays recevant ces aides et à soutenir leur développement. Cependant, il existe une inégalité marquée entre la Turquie et la Grèce en ce qui concerne les aides accordées. En 1949, par le biais du plan Marshall, la Grèce reçoit 410 660 550 dollars à des fins militaires, tandis que la Turquie ne reçoit que 122 150 000 dollars[21]. Cette disparité s’explique par les destructions subies par la Grèce pendant la Seconde Guerre mondiale, qui nécessitent un financement pour la reconstruction de son pays et de son armée. La Turquie a demandé une aide militaire d’un montant de 615 millions de dollars, qui a été rejetée par le gouvernement américain au motif que le pays n’avait pas été détruit durant la guerre[22].

Militairement parlant, après la Seconde Guerre mondiale, l’armée royale grecque acquiert principalement des navires et des avions italiens et allemands en tant que dédommagement. De plus, ayant combattu aux côtés des Alliés en tant que branche de l’armée britannique, la marine royale grecque et l’armée de l’Air grecque reçoivent des armes, des avions et des navires britanniques, ce qui leur confère une puissance militaire prépondérante.

En revanche, la Turquie entre en guerre en février 1945 sans participer aux combats pour des raisons politiques, et elle ne reçoit aucune aide militaire. De plus, elle ne parvient pas à acquérir les navires qu’elle avait commandés avant le début de la guerre. En termes de matériel livré, la Turquie reçoit 104 000 tonnes de matériaux équivalant à 76 304 258 dollars, tandis que la Grèce reçoit 439 313 tonnes de matériaux d’une valeur de 230 484 667 dollars[23].

Il est donc clairement visible que la Grèce reçoit trois fois plus d’aides que la Turquie, ce qui est fortement critiqué par les journalistes turcs, tels qu’Abidin Daver du journal Cumhuriyet. Ce journaliste est lui-même qualifié d’américaniste. Dans un article daté du 2 juillet 1949, il compare les aides turques et grecques et publie une lettre ouverte à destination des États-Unis. Dans cette lettre, il tente de démontrer l’importance de la Turquie pour la sécurité de l’Occident, plaidant ainsi pour une augmentation des aides militaires et économiques en faveur de la Turquie, afin qu’elle puisse assumer son rôle de protecteur. En mars 1947, il avait déjà demandé une aide économique américaine, considérée comme indispensable pour la sérénité de la Turquie. À titre informatif, cette idée est également soutenue par la France. Les archives révèlent que le renforcement de l’armée turque est une priorité au sein de l’état-major des armées françaises, afin d’utiliser cette force comme alliée pour résoudre les problèmes avec les anciens mandats français, tels que la Syrie[24].

En ce qui concerne l’aide militaire accordée aux marines, la marine turque acquiert davantage de navires que la marine grecque, avec un total de quinze navires contre quatre pour cette dernière. Comme nous l’avons déjà constaté dans les parties précédentes, cela découle de la politique américaine visant à accroître la capacité opérationnelle de l’armée turque pour en faire un allié fort et capable de faire face à l’URSS. Les seuls navires acquis par la marine royale grecque sont quatre destroyers américains de la classe Canon. Cependant, la marine grecque reçoit davantage d’aide économique que la marine turque. En effet, la marine grecque bénéficie de 18 850 000 dollars, plus 4 610 000 dollars pour le financement de l’achat de l’essence, soit un total de 23 450 000 dollars[25]. En revanche, la marine turque ne reçoit que 20 900 000 dollars, un montant inférieur à celui de la marine royale grecque[26].

La Grèce, à l’instar de la Turquie, continue d’acquérir des navires pour sa flotte, notamment à partir de la seconde moitié des années 1950, avec des sous-marins de classe Gato et Balao, ainsi que des destroyers, des mines et des avisos par le biais de l’OTAN et des programmes de vente[27].

Bien qu’il existe certaines différences en matière d’aide économique et militaire entre la Grèce et la Turquie, ces aides entraînent une dépendance totale en termes d’approvisionnement et de maintenance technique et militaire vis-à-vis des États-Unis. Toutefois, les aides en question reconfigurent et bouleversent la flotte de sous-marins turcs, qui continuait jusqu’en 1947 à suivre l’école allemande tant dans son organisation que dans la formation de ses futurs sous-mariniers. Ainsi, la période de 1945 à 1952 témoigne, pour la marine turque et la flotte des sous-marins turcs, d’une modernisation à l’américaine qui remet en question la hiérarchie organisationnelle et militaire établie depuis 1924.

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Bibliographie :

Sources primaires

SHD, fonds d’archive, GR 10 R 553, bulletin de renseignements bruts-marine, 25.7/G.01.008, Ankara, le 4 août 1949

SHD, fonds d’archive, GR 14 S 199, compte-rendu de renseignement n°3, chapitre IX, article 92, Ankara, le 3 janvier 1947

SHD, fonds d’archive, GR 14 S 198, compte-rendu de renseignement n°23, article 23, Ankara, le 8 avril 1947

SHD, fonds d’archive, GR 14 S 199, compte-rendu de renseignement n°163, article 01, Ankara, le 9 mai 1947

SHD, fonds d’archive, GR 14 S 199, compte-rendu de renseignement n°118, chapitre VII, article 71, Ankara, le 31 juillet 1948

T. C. Cumhurbaşkanlığı Devlet Arşivleri (« Archives de la Présidence de Turquie »), BAŞBAKANLIK ÖZEL KALEM MÜDÜRLÜĞÜ (« Sous-Secrétariat du Premier ministre »), 80 – 507 – 5/E12, Ankara, 1950

Sources secondaires

ARMAOGLU Fahir, 20.Yüzyıl Siyasî Tarihi (« Histoire politique du 20e siècle »), Istanbul, Alkım Yayınları, 2012, 1200 p.

ARMAOGLU Fahir, Türk-Amerikan İlişkileri 1919-1997 (« Les relations turco-américaines 1919-1947 »), Istanbul, Kronik Yayınları, 2019, 260 p.

ÇETİN Semih (éd.) et ŞİŞLİOĞLU Mucahit (éd.), Cumhuriyet Dönemi Türk Deniz Kuvvetleri (« La marine nationale turque à l’époque républicaine »), Ankara, Deniz Kuvvetleri Yayınları, 2002, 102 p.

GÉRARD Claude, La Méditerranée : géopolitique et relations internationales, Paris, Ellipses, 2007, 272 p.

METEL Raşit, Türk Denizaltıcılık Tarihi (« Histoire des sous-marins turcs »), Istanbul, Deniz Kuvvetleri Yayınları, 1960, 959 p.

ROSIERE Stéphane, Géographie politique & géopolitique : une grammaire de l’espace politique, Paris, Ellipses, 2018, 426 p.

SANDER Oral, Türk-Amerikan İlişkileri 1947-1964 (« Les relations turco-américaines 1947-1964 »), Ankara, Imge Kitabevi, 2016, 342 p.

STEIL Benn, Le plan Marshall : à l’aube de la guerre froide, Paris, Les Belles lettres, 2020, 684 p.

TOKER Metin, Türkiye’nin Üzerinde 1945 Kâbusu (« La débâcle de l’année 1945 sur la Turquie »), Istanbul, Bilgi Yayınevi, 2020, 169 p.

YUCEL Irem, Marshall Planı ve Türkiye’ye Etkisi (« Le plan Marshall et son impact sur la Turquie »), mémoire de master, université d’Ankara, 2018, 169 p.


[1] ROSIERE Stéphane, Géographie politique & géopolitique : une grammaire de l’espace politique, Paris, Ellipses, 2018, 426 p., p. 363

[2] ARMAOGLU Fahir, Türk-Amerikan İlişkileri 1919-1997 (« Les relations turco-américaines 1919-1947 »), Istanbul, Kronik Yayınları, 2019, 260 p., p. 14

[3] Ibid., pp. 15-16

[4] Ibid., pp. 15-16

[5] SHD, fonds d’archive, GR 14 S 199, compte-rendu de renseignement n°163, article 01, Ankara, le 9 mai 1947

[6] TOKER Metin, Türkiye’nin Üzerinde 1945 Kâbusu (« La débâcle de l’année 1945 sur la Turquie »), Istanbul, Bilgi Yayınevi, 2020, 169 p., p. 131

[7] STEIL Benn, Le plan Marshall : à l’aube de la guerre froide, Paris, Les Belles lettres, 2020, 684 p., pp. 59-60

[8] Ibid., p. 16

[9] ARMAOGLU Fahir, 20.Yüzyıl Siyasî Tarihi (« Histoire politique du 20e siècle »), Istanbul, Alkım Yayınları, 2012, 1200 p., p. 537

[10] Ibid., p. 540

[11] Viatcheslav Molotov est un homme politique soviétique. Il occupe le poste de ministre des Affaires étrangères à deux reprises pour les périodes de 1939-1949 et 1953-1956. Il crée en 1947 le plan Molotov contre le plan Marshall. Son plan vise à créer un système d’aide destiné aux pays de l’Europe de l’Est pour leur reconstruction.

[12] ARMAOGLU Fahir, 20.Yüzyıl Siyasî Tarihi, op. cit.,p. 541

[13] Le Kominform est l’organisation centralisée du mouvement communiste international fondée en réponse au plan Marshall et existe entre 1947 et 1956. Sa doctrine est adoptée par Andreï Jdanov, qui prône la démocratie nouvelle contre l’impérialisme et le colonialisme.

[14] SANDER Oral, Türk-Amerikan İlişkileri 1947-1964 (« Les relations turco-américaines 1947-1964 »), Ankara, Imge Kitabevi, 2016, 342 p., pp. 32-33

[15] SHD, fonds d’archive, GR 14 S 199, compte-rendu de renseignement n°3, chapitre IX, article 92, Ankara, le 3 janvier 1947

[16] SHD, fonds d’archive, GR 14 S 199, compte-rendu de renseignement n°118, chapitre VII, article 71, Ankara, le 31 juillet 1948 ; et METEL Raşit, Türk Denizaltıcılık Tarihi (« Histoire des sous-marins turcs »), Istanbul, Deniz Kuvvetleri Yayınları, 1960, 959 p., pp. 80-89

[17] SHD, fonds d’archive, GR 14 S 198, compte-rendu de renseignement n°23, article 23, Ankara, le 8 avril 1947

[18] T. C. Cumhurbaşkanlığı Devlet Arşivleri (« Archives de la Présidence de Turquie »), BAŞBAKANLIK ÖZEL KALEM MÜDÜRLÜĞÜ (« Sous-Secrétariat du Premier ministre »), 80 – 507 – 5/E12, Ankara, 1950

[19] SHD, fonds d’archive, GR 10 R 553, bulletin de renseignements bruts-marine, 25.7/G.01.008, Ankara, le 4 août 1949

[20] ÇETİN Semih (éd.) et ŞİŞLİOĞLU Mucahit (éd.), Cumhuriyet Dönemi Türk Deniz Kuvvetleri (« La marine nationale turque à l’époque républicaine »), Ankara, Deniz Kuvvetleri Yayınları, 2002, 102 p.

[21] SHD, fonds d’archive, GR 10 R 553, bulletin de renseignements bruts-marine, 25.7/G.01.008, Ankara, le 4 août 1949, op. cit.

[22] YUCEL Irem, Marshall Planı ve Türkiye’ye Etkisi (« Le plan Marshall et son impact sur la Turquie »), mémoire de master, université d’Ankara, 2018, 169 p., p. 21

[23] SHD, fonds d’archive, GR 10 R 553, bulletin de renseignements bruts-marine, 25.7/G.01.008, Ankara, le 4 août 1949, op. cit.

[24] Ibid.

[25] Ibid.

[26] Ibid.

[27] SANDER Oral, op. cit., pp. 72-85

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