Au premier plan, Henri Lafont (à gauche) et Pierre Bonny (à droite), lors du verdict rendu par la Cour de justice de la Seine, le 11 décembre 1944, qui les condamne tous deux à mort. On aperçoit Alexandre Villaplane au centre se prendre la tête à l’annonce du verdict

Alexandre Villaplane, capitaine de l’équipe de France et traître à la nation

Alexandre Villaplane est de ceux qui auraient pu avoir leur nom associé à des rues en France. Son histoire, aussi belle fut-elle à ses débuts, à certains égards, se termina bien plus funestement. Né à Alger en 1904, il quitta l’Algérie française à l’âge de 14 ans pour venir habiter près de Sète avec ses parents. En arrivant dans la métropole, Alexandre Villaplane avait déjà … Continuer de lire Alexandre Villaplane, capitaine de l’équipe de France et traître à la nation

L’insurrection communiste en Malaya (Malaisie), 1948 – 1960 : contre-insurrection et assassinats

C’est le 6 octobre 1951 que le coup le plus violent du Malaya[1] National Liberation Army (MNLA) fut orchestré : le meurtre de la plus importante personnalité de l’Administration coloniale britannique en fédération de la Malaya, le Haut-Commissaire Sir Henry Lavell Goldsworthy Gurney. Aux alentours de 13 h 30, un convoi composé du véhicule de fonction de Sir Gurney – une Rolls Royce -, d’une … Continuer de lire L’insurrection communiste en Malaya (Malaisie), 1948 – 1960 : contre-insurrection et assassinats

L’armée du pape

Aujourd’hui symbolisée par la pittoresque Garde suisse, l’armée du pape n’a pas toujours été que symbolique : pendant des siècles, on dut composer avec sa puissance en Italie. Dès 1049, le pape Léon IX prend la décision de doter l’État pontifical d’une force armée capable de défendre Rome et ses cités vassales comme Urbino, Ancône, Spoleto, Perugia d’agressions extérieures et de réprimer les éventuels soulèvements … Continuer de lire L’armée du pape

Histoire de l’armée italienne

Histoire de l’armée italienne – Hubert HEYRIÈS

Le professeur Hubert Heyriès qui vient de disparaître prématurément a laissé à la plupart d’entre nous le souvenir d’un professeur à la fois très érudit et très simple. Il fut également très altruiste, car il n’hésitait pas à aider de manière désintéressée les jeunes officiers chercheurs, dont nous étions, sur la masse de connaissances qu’il avait acquises avec le temps sur sa chère armée italienne. Continuer de lire Histoire de l’armée italienne – Hubert HEYRIÈS

Le baroud d'honneur du 44th le 13 janvier à Gandamak

Gandamak, 1842 ou l’un des plus grandes désastres de l’Empire britannique

Nous sommes le 14 janvier 1842, au fortin de Jalalabad, confluent des fleuves Kaboul et Kunar, frontière entre l’Empire des Indes britannique et le royaume d’Afghanistan. Journal du capitaine anglais Blackhouse : « Hier, environ vers 13 h, Brydon, un assistant chirurgien […] nous a rejoint (sur un cheval qui aurait difficilement pu faire un mètre de plus) blessé et marqué de coups des pieds … Continuer de lire Gandamak, 1842 ou l’un des plus grandes désastres de l’Empire britannique

Les-epurations-de-l'Armee-francaise

Les épurations de l’armée française, 1940-1966 – BOURACHOT André & ORTHOLAN Henri

Les vicissitudes politiques de la France – une quinzaine de constitutions et de gouvernements provisoires de 1791 à 1958 – se sont traduites par des épurations successives de l’armée. La Convention jacobine a fait guillotiner des généraux suspects de royalisme ou de tiédeur sur le champ de bataille, et la Terreur blanche de 1815-1816 a coûté la vie à deux maréchaux – Ney, fusillé, et Brune, assassiné – ainsi qu’aux généraux La Bédoyère, Chartran, César et Constantin Faucher, Mouton-Duvernet, tous fusillés, et Ramel, assassiné. Le général André Zeller a fait revivre cette période (1814-1823) dans Soldats perdus (1977). Continuer de lire Les épurations de l’armée française, 1940-1966 – BOURACHOT André & ORTHOLAN Henri

Représentation iconographique de la bataille de Wissembourg

La bataille de Wissembourg

Du 26 au 29 décembre 1793, se déroule la bataille de Wissembourg, qui oppose les armées de la Première Coalition à un général français dont la figure émerge lors des guerres de Révolution : Lazare Hoche. Le jeune homme, qui accomplit une très belle ascension hiérarchique durant les années 1792 et 1793, n’a que 25 ans lorsqu’il se retrouve à la tête des armées françaises … Continuer de lire La bataille de Wissembourg

Article dans Le Monde sur le groupe Regards de la jeune génération sur les mémoires franco-algériennes par le journaliste Mustapha Kessous

La jeunesse au regard des mémoires franco-algériennes

Selon une enquête Ifop d’octobre 2020, « 39% des jeunes Français âgés de 18 à 25 ans déclarent avoir au moins un membre de leur famille affecté par la colonisation ou la guerre d’Algérie »[1]. Cette année 2022, une programmation culturelle intéressante s’est déployée en France autour du soixantenaire de l’indépendance de l’Algérie. Tandis que l’Institut du monde arabe à Paris ou le Mucem (Musée des … Continuer de lire La jeunesse au regard des mémoires franco-algériennes

Von Rundstedt le maréchal oublié

Von Rundstedtle maréchal oublié – Laurent SCHANG

Cette biographie d’un des maréchaux les moins connus de la Wehrmacht, même si chacun a entendu ou lu au moins une fois son nom lorsqu’il a étudié peu ou prou la Seconde Guerre mondiale, fut une gageure, et on peut avouer que le pari a été globalement très bien tenu. Le maréchal le plus ancien de la Wehrmacht, déjà 65 ans au début de la guerre, fut en fait le prototype et le symbole exemplaire de l’officier d’ancien régime au service du nouveau régime nazi. Continuer de lire Von Rundstedtle maréchal oublié – Laurent SCHANG

Le guide du Paris occupé

Le guide du Paris occupé – Jean-Baptiste ORDAS

Comment dire le choc ressenti en ouvrant ce guide d’un temps révolu, et souvent occulté par les nouvelles générations ? Il m’a renvoyé à celui ressenti lors de l’exposition en 2008 des photos en couleurs d’André Zucca sur les Parisiens sous l’Occupation. Zucca, un « Doisneau » compromis par ses reportages dans Signal, avait admirablement perçu la résilience du peuple de la capitale, dans toute sa diversité, face à l’omniprésence dans ses rues des soldats en vert-de-gris et des « souris grises ». On ressentait l’impression, photo après photo, que les Parisiens ne les « voyaient » même plus, tout en se méfiant bien sûr de leurs réactions. Tout le monde savait qu’un combat clandestin et dangereux contre l’occupant se jouait dans les coulisses d’un décor quotidien d’apparence paisible, mais l’essentiel pour l’immense majorité de la population française, à Paris comme ailleurs, c’était d’éviter de « prendre des coups » et d’assurer sa pitance au milieu de toutes les pénuries… en soutenant au moins moralement la Résistance, et en attendant une libération tant souhaitée. Continuer de lire Le guide du Paris occupé – Jean-Baptiste ORDAS