Des conséquences de l’engagement militaire français à l’étranger : le paradoxe entre incompréhension et surenchère du patriotisme

Un attentat, une embuscade et un accident. Quel est le point commun entre trois événements a priori si distincts? Leur nature, leur temporalité, le lieu où ils se produisent les différencient et les classent de fait dans une catégorie. Si traumatisants soient-ils, leurs conséquences sont pourtant similaires. Ils modifient en profondeur notre représentation de l’ennemi, changent notre rapport à la mort, entraînent des décisions lourdes de conséquences et surtout remettent en question la pertinence des actions militaires, sur le territoire national comme en théâtre d’opérations extérieures. Néanmoins, en ce qu’ils nous rapprochent de la mort, de l’incertain ou remettent en cause nos convictions, nos croyances et notre confiance, ces événements nous marquent profondément.

Le général Cann, commandant les troupes françaises de Beyrouth, salue les caporaux-chefs Laloue et Pierret, de la 3e compagnie du 1er RCP (régiment de chasseurs parachutistes). Rescapés de l’attentat du « Drakkar », ils se portent volontaires pour rester à Beyrouth. Date : Novembre 1983 Lieu : Beyrouth, Liban  (Joël Brun, ECPAD, via www.theatrum-belli.com disponible sur Liban : L’attentat du Drakkar à Beyrouth le 23 octobre 1983 – Theatrum Belli (theatrum-belli.com) )

Notre premier exemple nous renvoie dans la décennie 1980, au Liban. Pour assurer la sortie de crise et la reconstruction d’une nation fragilisée par huit années de guerre civile, la Force multinationale de sécurité à Beyrouth (FMSB)[1] est déployée par l’ONU. Depuis le début des années 1970, il existe de nombreuses tensions entre le Liban et Israël, notamment car le pays du cèdre est devenu avec le temps une base arrière de groupes armés palestiniens. Israël envahit le Liban une première fois en 1978 et une seconde en 1982, alors que la guerre civile au sein du pays en est déjà à sa troisième phase (1975-1990).

Quelques mois à peine après la signature de l’accord du 17 mai[2] qui certifie un statut de paix diplomatique entre Israël et le Liban, les forces américaines et françaises sont attaquées simultanément à Beyrouth à l’été 1983. Cette attaque plus connue sous le nom d’“attentat du Drakkar” tue 58 chasseurs parachutistes français et 241 militaires américains, pertes qui viennent s’additionner à celles infligées aux forces internationales tout au long de leur engagement. Lorsque plusieurs parties prenantes sont touchées, les interprétations divergent pour désigner les responsables. Dans le cas de l’attaque du Drakkar, la responsabilité semble néanmoins converger vers l’Iran. En effet, Paris soutient Bagdad dans le conflit entre l’Iran et l’Irak, notamment par un appui militaire au régime irakien. Les affrontements entre l’Irak et l’Iran ne s’achèveront finalement qu’à l’été 1988 par l’initiative de cessez-le-feu de l’ONU. Concernant les pertes américaines, il convient de rappeler que les États-Unis et l’Iran nourrissent de lourdes tensions idéologiques depuis la révolution islamique de 1978, qui s’est ensuivie peu de temps après de la prise en otage du personnel de l’ambassade américaine de Téhéran et l’échec de l’opération de sauvetage Eagle Claw[3]. Lors de l’impressionnante cérémonie d’hommage posthume aux Invalides, les français découvrent avec horreur les conséquences de l’engagement de leur armée à l’extérieur des frontières qu’ils connaissent. Entre incompréhension et indignation, cet événement marque un tournant majeur de l’intérêt que porte la population à la cause militaire. L’attentat du Drakkar, le harcèlement subie par les groupes armés ainsi que l’effondrement constaté de l’armée libanaise – dont une partie des effectifs a alimenté le microcosme milicien[4] – participent également, un an plus tard, au retrait des troupes internationales engagées sur ce théâtre, au profit des casques blancs[5].

L’attentat du Drakkar constitue la plus grande perte militaire française depuis la fin de la Guerre d’Indochine en termes de décès journaliers et marque ainsi les esprits par son horreur.Il faut attendre 2008 pour qu’un traumatisme similaire en portée, mais pas en nombre de victimes, vienne à nouveau ébranler la société française. Le drame intervient dans le cadre de la deuxième guerre d’Afghanistan (2001-2014). Une coalition internationale est engagée de manière éparse dans la région, ne parvenant pas à contrer les différentes attaques terroristes et autres guérillas. La France quant à elle avait pour objectifs de sécuriser la région de Kaboul mais également de soutenir, assister et aussi former les troupes afghanes. En 2008, sous la présidence Sarkozy, la France déploie 2 800 soldats dans la région. En août 2008, l’armée française est à la tête du commandement de la région de Kaboul en Afghanistan. Moins de deux semaines après cette nouvelle prise de commandement, une partie des troupes sera attaquée lors d’une reconnaissance de terrain.

Le 21 août 2008, des militaires portent les dépouilles des 10 soldats français morts dans une embuscade à Uzbin, en Afghanistan, lors d’une cérémonie aux Invalides à Paris. (Michel Euler, AFP, via http://www.francetvinfo.fr disponible sur Une enquête s’ouvre sur l’attaque qui avait tué dix Français en Afghanistan en 2008 (francetvinfo.fr)

Le 19 août 2008, l’armée française, afghane et des forces spéciales américaines effectuent une mission de reconnaissance au centre de l’Afghanistan. Alors que l’alliance internationale traverse la vallée d’Uzbin, dans le district de Saroubi, l’alliance internationale est victime d’une embuscade dressée par des insurgés talibans. L’attaque fait 10 morts et 21 blessés côté français: les rangs du 8e RPIMA, du 2e REP et du RMT[6] sont touchés. À des milliers de kilomètres de chez eux, dans le cadre d’un conflit dont ils n’avaient pas conscience ou tout du moins leur paraît lointain, les français découvrent l’indicible. Cette escalade de la violence inattendue scelle le désengagement progressif et définitif des troupes françaises et alimente le débat sur l’enjeu de la présence militaire en Afghanistan et même sur le niveau opérationnel de l’armée française. En treize ans, pas moins de 70 000 soldats français ont été déployés sur le théâtre afghan. 89 y ont payé le prix de leur vie, près de huit fois plus en sont revenus blessés, pour certains grièvement.

Parallèlement à l’engagement afghan, l’armée française était aussi déployée sur d’autres théâtres, sans connaître de désastres similaires. Néanmoins, dix ans plus tard, un drame survenu dans le cadre de l’opération Barkhane au Mali, ravive les souvenirs douloureux des deux événements précédents, bien qu’étant d’une toute autre nature.

Les forces françaises déployées dans le cadre de l’opération Barkhane fouillent un village du Burkina Faso lors de l’opération Bourgou IV, en novembre 2019. (État-major des armées, via www.thedefensepost.com disponible sur France and Sahel partner forces conduct ‘unprecedented’ operation in Burkina Faso and Mali (thedefensepost.com) )

Aussi meurtriers puissent-ils être, les combats ne constituent pourtant pas la seule situation où nos soldats sont emportés par la mort. À l’automne 2019, treize soldats français perdent la vie lors d’un accident d’hélicoptères dans la vallée d’Eranga, au Mali. Six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef de l’armée de Terre décèdent des suites de la collision  entre un aéronef Tigre et Cougar dans le Liptako malien. Alors en mission d’appui aux commandos de la force Barkhane en infiltration, le télescopage des deux hélicoptères est intervenu à très basse altitude lors d’une reconnaissance de nuit. Cet accident constitue la plus importante perte depuis l’attaque d’Uzbin. Ce drame est particulier du fait qu’il soit accidentel. Ce caractère le rend incompréhensible, presque déconcertant. Comment nos militaires peuvent-ils perdre la vie dans un banal accident? Où est véritablement le danger? Par la nature même de leur métier, la mort est un risque que ces derniers se doivent d’accepter. Inhérent à chaque conflictualité, la notion de facteur accidentel semble pourtant omise par nos esprits. Nous n’associons que très rarement la notion d’accident à celle du combat. De fait, les interventions militaires à l’étranger sont pour nous synonymes d’affrontement, de conflits, de batailles induisant tantôt victoire tantôt défaite. La guerre ne produirait pas d’accidents, seulement des pertes humaines consenties même si (trop) nombreuses. Pour rappel, le Sahel mobilise à lui seul 91% de l’effectif militaire total déployé en OPEX. Selon les chiffres actuels, 50 militaires sont décédés au cours de l’opération Barkhane.

Au regard de la manière dont sont vécus ces trois drames  par l’opinion publique, se pose la question de la pertinence de l’engagement français à l’étranger et aussi de l’opérationnalité même de nos interventions. Il semble en effet exister un certain contraste entre la compréhension apparente des grands enjeux de nos Armées[7] et la reconnaissance des français pour ce corps de métier qu’ils semblent peu connaître. Pour Les Echos en 2019, Chloé Morin[8] avance que nos armées sont perçues comme “efficaces”, “réactives” et “rassurantes”[9]. En revanche, la spécialiste évoque une question complexe, témoin de cette remise en question. Si les Français ne tarissent pas d’éloge sur leurs militaires, ils n’ont pourtant pas confiance en l’État et ses capacités régaliennes pour faire face à de potentielles menaces, de même qu’ils ne comprennent pas nécessairement les raisons des interventions françaises à l’étranger. En outre, ce sont les pertes humaines qui semblent appuyer cette remise en cause de l’action militaire de la France à l’étranger. Il existe ainsi un véritable paradoxe. Un effort de recueillement semble nécessaire après un événement tragique qui a conduit à la mort d’hommes et de femmes au service de la Nation. Malgré cette nécessité évidente pour la population, la communion populaire derrière le décès de ces militaires peut paraître fausse, l’hommage qui leur est rendu, superficiel. Lorsque ce dernier cache en réalité l’incompréhension totale ou même la méconnaissance de nos interventions militaires à l’étranger, il en devient maladroit, presque hypocrite. De même, il est parfois attribué aux militaires décédés des convictions ou des propos, fondés ou non. Initialement, cette obsession vise certainement à les glorifier et à honorer leur mémoire, mais tend au final à l’instrumentalisation de leur décès. Pourtant, plus poussée, la réflexion nous amène même à nous interroger sur les conséquences directes et indirectes de ces incidents. L’opinion publique découvre parfois les interventions extérieures en même temps que l’horreur des interactions qui leur sont intrinsèques. La violence s’affiche en aussi grand que les hommages, à seulement quelques semaines d’intervalles, en témoigne la cérémonie posthume organisée aux Invalides après l’accident aérien de novembre 2019 au Mali. La méconnaissance du public de l’action militaire française se juxtapose à la montée d’un sentiment national inopiné qui, la plupart du temps, disparaît sitôt les chants militaires ayant fini de résonner.

Nombre de militaires français tués en opération extérieure depuis 2009 (Raphaelle Talbot, via www.lemonde.fr disponible sur En dix ans, 125 militaires français sont morts en opération extérieure (lemonde.fr))

En France, l’essor du patriotisme peut paraître ambigu lorsqu’il éclot grâce ou à cause de douloureuses commémorations. En effet, l’appréhension de l’hommage des deux entités distinctes qui y prennent part – peuple d’un côté et gouvernement de l’autre – est marquée par la compréhension subjective d’un événement.  D’un côté, le peuple touché en son sein, quémande l’hommage, parfois à outrance, trouvant dans la mort une cause commune et un regain légitimé de lien social, un sentiment d’appartenance fédérateur qui fait sens, alors même que les motivations des OPEX ou l’engagement militaire lui-même peuvent être incompris, réinterprétés ou exagérés par la population! De l’autre, la Nation se doit d’honorer ses volontaires qui, au péril de leur vie, ont renoncé à la stabilité pour défendre leurs compatriotes, leur pays, un ensemble de valeurs véritables qui leurs sont propres (ou non) ou de simples allégories auxquelles on les a convaincus de croire. C’est pour le gouvernement le sens du devoir, de l’engagement et du service rendu à la France qui fait sens, finalement la seule mission qu’il est noble de récompenser.

Dans cette volonté d’hommage par le haut impulsé par l’État, l’inauguration en 2019 d’un monument aux morts en l’honneur des 549 militaires décédés en OPEX par le président Emmanuel Macron à l’occasion des cérémonies du 11 novembre fait office de paroxysme. À peine un mois après son inauguration, 13 noms sont ajoutés sur le mur: ceux des militaires décédés dans l’accident d’hélicoptère de la vallée d’Eranga. Pour la première fois, un gouvernement initie la construction d’un tel édifice. C’est ici véritablement la matérialisation de la reconnaissance républicaine à l’égard de chacun des 562 noms inscrits sur le monument.

Quelle est alors la véritable volonté derrière la construction d’un tel édifice? Quels en sont les enjeux? Nous pouvons soulever la question de la proportion accordée à chacun des bouleversements précités dans l’édification de la structure par rapport aux autres décès survenus en OPEX. Malgré leurs distinctions, ce sont en effet, l’attentat du Drakkar, l’embuscade d’Uzbin et l’accident au Mali – de par l’actualité du conflit au Sahel dans lequel est engagée la France –  qui semblent les plus ancrés dans les esprits, étant par ailleurs les premiers cités à la lecture des différents articles parus au sujet de l’inauguration de la structure. Par ce monument aux morts pour la France en OPEX, l’État personnifie l’affirmation de sa reconnaissance à l’égard du monde militaire, de ses hommes et femmes qui permettent à la France de défendre son intégrité et de servir ses intérêts, tant sur le territoire national que, dans le cas présent, à l’étranger. Peut-on y voir un barrage, au moins temporaire, aux vagues de désapprobation récurrentes que suscite l’engagement des militaires français à l’étranger lorsque ces derniers décèdent dans le cadre de leur fonction? Une tentative de pallier la souffrance des familles de victimes? Un monument aux morts pour rallier l’opinion publique derrière le bien-fondé de la défense des intérêts de la Nation et ses partenaires internationaux? Surement. Néanmoins, dans une volonté d’optimisme, nous espérons y comprendre une action non politisée, le témoignage humble d’une concrétisation de l’hommage national.

L’édification du monument, aussi gratifiante puisse-t-elle être perçue, est également tristement paradoxale. L’édifice est en effet amené à évoluer. Au 4 janvier 2021, cinq noms de plus rallongent la liste déjà conséquente des Morts pour la France en OPEX. Entre le 28 décembre et le 2 janvier, cinq personnels de l’armée de Terre sont décédés dans le cadre de l’Opération Barkhane. Revendiquée par le GSIM[10], la première attaque à l’engin explosif improvisé (EEI) a coûté la vie à trois militaires du 1er RCh[11] le 28 décembre dernier. À peine quatre jours plus tard, le 2 janvier 2021, deux autres militaires, du 2e Régiment de hussards, sont tués par un EEI lors d’une mission de renseignement, attaque revendiquée elle aussi par le GSIM. Ces deux nouvelles pertes portent à 50 le nombre de soldats, sous-officiers et officiers français morts au Sahel depuis le lancement de l’Opération Serval en 2013. Cette explosion a couté pour la première fois la vie à une femme dans le cadre de Barkhane, le sergent Yvonne Huyn du 2e Régiment de hussards de Haguenau. Ce décès féminin risque sans aucun doute d’accentuer l’incompréhension. En 2019, on estime que l’effectif féminin constitue environ 15% de l’effectif de notre armée, ce qui confère à la France le statut de l’une des armées les plus féminisées du monde. Depuis 1938, les femmes sont autorisées à s’engager sous statut militaire pour défendre la France. Pourtant, elles ne représentent que 6,7% des effectifs engagés en théâtre d’opérations extérieures. Ainsi, et en addition à la tristesse causée par la perte de ses enfants, la France risque encore de devoir faire face à de de nouvelles réactions de l’opinion publique concernant ses interventions militaires à l’étranger.   La remise en question de notre présence à l’étranger semble d’ailleurs déjà largement entamée. Le 12 janvier dernier, un sondage Ifop concernant le lien entre l’armée et la nation dressait un constat sans appel[12]: 51% des français désapprouvent les opérations militaires au Mali. À titre de comparaison, en 2013, 73% d’entre eux se déclaraient favorables à l’intervention dans ce pays[13]. La France prépare actuellement son rendez-vous avec les pays du G5 Sahel en février prochain. Dans les couloirs de l’Elysée, il se murmure  que le Ministère des Armées y annoncera officiellement le rappel des quelques 600 soldats supplémentaires envoyés en février 2020.

[1] Coalition internationale déployée par l’ONU à la demande du Liban pour assurer la protection de la population locale et épauler l’armée libanaise à rétablir l’autorité à Beyrouth.

[2] Accord israëlo-libanais mettant en place un traité de paix entre les deux opposants. Il crée une zone tampon placée sous contrôle de l’Armée du Sud-Liban. Le gouvernement libanais décide pourtant de l’annuler à peine un an plus tard le 5 mars 1984, sous la pression des milices musulmanes et notamment de la Syrie, l’un de ses alliés dans ce conflit.

[3] Opération Eagle Claw: 52 diplomates et civils sont retenus en otage par des étudiants iraniens à l’ambassade américaine de Téhéran. L’opération militaire de sauvetage visant à les libérer échoue à la suite de problèmes techniques du matériel aérien et de conditions climatiques imprévues (tempêtes de sable). Des documents de la CIA sont laissés sur place et huit militaires américains décèdent pendant la tentative d’évacuation. Les otages ne seront finalement libérés qu’après 444 jours de captivité en janvier 1981 au cours de l’Inauguration Day aux Etats-Unis.

[4] Blanchard Cyril, L’intégration des milices : l’exemple libanais, NEMROD ECDS [en ligne]: L’intégration des milices : l’exemple libanais – Nemrod ECDS (nemrod-ecds.com) (dernière consultation le 15/01/2021)

[5] Les casques blancs sont des observateurs qui veillent au respect du cessez-le-feu. Ils sont retirés à leur tour en 1986.

[6] Trois régiments de l’armée de Terre: le 8ème Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine (8e RPIMA), le 2ème Régiment Étranger Parachutiste (2e REP) et le Régiment de Marche du Tchad (RMT).

[7] Selon un rapport Ifop pour Le Journal du Dimanche datant de 2008, 66% des Français interrogés considèrent que l’adversaire principal de la France à l’étranger est constitué par le terrorisme international.

[8] Directrice de l’Observatoire de l’opinion à la Fondation Jean-Jaurès

[9] Source: Opinion | L’ambivalence des Français à l’égard de leur armée | Les Echos

[10] GSIM: Le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulman – aussi connu sous le nom de Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (JNIM) – est une organisation djihadiste affiliée à la mouvance salafiste née en 2017 de la fusion entre Ansar Dine, Al-Mourabitoune, Macina et l’Émirat du Sahara, une branche d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Dirigé par le touareg Iyad Al-Ghali, l’organisation constitue aujourd’hui la plus grande menace djihadiste au Sahel.

[11] Un régiment de l’armée de Terre: le 1er Régiment de Chasseurs (1er RCh)

[12] Article de référence: Sahel : la moitié des Français opposés à la présence française – Le Point

[13] Source: Sondage Ifop pour Le Point sur le rapport des français à l’intervention militaire au Mali, 8 ans après le lancement de l’opération Serval (11 janvier 2013 – 1er août 2014)

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